18/12/2005
LA MOUETTE ET LE CHAT
UNE TRES JOLIE HISTOIRE DE LUIS SEPULVEDA
On ne naît pas mouette, on le devient :
cette parodie du célèbre postulat de Simone de Beauvoir pourrait illustrer l'histoire de Zorbas,
le gros grand chat noir et d'Afortunada, la petite mouette...
Une marée noire fait s'abattre sur un balcon de Hambourg une mouette. Avant de mourir, elle arrache une promesse au chat qui occupe les lieux : Il couvera l'oeuf qu'elle pond avec ses dernières forces, et apprendra à voler à la petite mouette qui en sortira.
Cela aura pu donner lieu à une histoire mièvre et un peu éculée.
Tout au contraire, sous la plume de Luis Sepulveda, cela devient un récit plein de tendresse, drôle et fort bien écrit.
On y découvre, au fil des pages, le sens des mots solidarité, sagesse, respect de l'autre, acceptation de la différence, et surtout, amour.
Pourtant, honorer sa promesse ne sera pas une chose facile pour le gros chat: Afortunada, la jeune mouette, s'est tellement attachée à sa " maman " aux poils noirs, qu'elle refuse de voler et revendique une identité féline.
Les chats du quartier ricanent et se moquent de Zorbas qui assume des fonctions " maternelles ".
Il faudra donc toute la force de l'amour que porte le chat à sa protégée pour convaincre celle-ci qu'elle est une mouette, qu'il l'aime avec ses différences, et que son destin est de voler.
Une nuit de pluie, avec l'aide d'un poète - car il fallait un poète pour dialoguer avec les bêtes - et de tous les chats du port de Hambourg, Zorbas pourra tenir sa promesse.
Du haut de la tour saint-Michel, Afortunada réussira à déployer ses ailes et s'envolera pour vivre sa vie de mouette, encouragée par son protecteur qui lui donne ainsi la plus belle preuve d'amour.
Luis Sepúlveda
Il est né le 4 octobre 1949 à Ovalle, dans le nord du Chili. Il milite très jeune au sein des Jeunesses communiste. Étudiant, il est emprisonné en 1979 sous le régime de Pinochet.
« Des deux ans et demi d'incarcération qui suivirent, il garde une douleur que vient adoucir le souvenir de « la grande solidarité » dont faisaient preuve les prisonniers. « J'ai beaucoup appris à Temuco, la prison où l'on enfermait les opposants politiques. Il y avait là-bas près de trois cents professeurs d'université, incarcérés eux aussi, qui nous faisaient partager leur savoir.
Au talent d'écrivain s'ajoutent ses engagements politiques contre les séquelles laissées en Amérique du Sud par les dictatures militaires, en faveur de l'écologie militante, des peuples premiers. Il milite aussi contre le racisme et la xénophobie en Europe. Il écrit des chroniques régulières dans El País en Espagne et dans divers journaux italiens.
Parmi ses œuvres :
Le Vieux qui lisait des romans d’amour (Métailié, 1992; Le Seuil, 1995) : Roman écologique évoquant la vie des Indiens Shuars dans la forêt amazonienne de l'Équateur, entre l'Équateur et le Pérou. Ce premier roman de l'auteur est dédié à Chico Mendez, dont Sepúlveda a partagé la lutte.
Le Monde du bout du monde (Métailié, 1993; Le Seuil, 1995) : Une sorte de polar écologiste où l'on voit un journaliste chilien de Hambourg revenir dans son pays pour enquêter sur le mystérieux naufrage d'un baleinier industriel japonais dans la région de la Terre de Feu.
Un Nom de torero (Métailié, 1994; Le Seuil, 1996) : Un polar austral mettant aux prises d'anciens agents secrets allemand et une compagnie d'assurance pour un trésor qui serait caché en Patagonie.
Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler (Métailié-Le Seuil, 1996) : Une mouette empoisonnée par une nappe de pétrole, confie juste avant de mourir son œuf à un chat. Elle a toutefois le temps de lui faire promettre d'en prendre soin jusqu'à son éclosion et d'apprendre à voler au nouveau-né... Un livre pour enfants écrit par l'écrivain chilien en exil à Hambourg.
Le Neveu d'Amérique (Métailié , 1996; Le Seuil, 1998) : Un récit autobiographique romancé. L'auteur raconte comment, suite à une promesse faite enfant à son grand-père de retrouver la famille éparpillée et de revenir un jour sur la terre de ses ancêtres en Andalousie, il parcourra l'Amérique du Sud pendant plusieurs années, rencontrant des personnes aux destins singuliers avant d'atteindre son but.
Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre (Métailié, 1997; Le Seuil, 1999) : Un recueil de 27 nouvelles relatant chacune un destin singulier, souvent désenchanté.
Journal d'un tueur sentimental (Métailié, 1998) : Parodie d'un roman noir, six journées de la vie d'un tueur, de la Turquie au Mexique, à la poursuite d'une cible fuyante. L'histoire sentimentale d'un tueur professionnel perturbé par la rencontre d'un Française.
Yacaré suivi de Hot Line (Métailié, 1999) : Deux nouvelles policières.
Les Roses d'Atacama (Métailié , 2001) :Une sorte de carnet de voyage où l'auteur fait les croquis de ses rencontres : 34 portraits se succèdent, autant de destinées singulières, en particulier ceux qui « se sont fait baiser, ceux qui perdent sans qu'on leur ait demandé s'ils voulaient perdre » (recueil de nouvelles).
Les pires contes des frères Grim (Métaillé, 2005) : Un roman burlesque où deux professeurs tentent de reconstituer, à travers une correspondance assidue et faussement érudite, les aventures des « jumeaux légendaires », Abel et Caïn Grim dans l'Amérique de la première moitié du XXe siècle
15:10 Publié dans mes livres | Lien permanent | Commentaires (0)
17/12/2005
PHILIPPE LIORET
PHILIPPE LIORET
C'est en tant qu'ingénieur du son que Philippe Lioret se fait connaître dans le monde du cinéma. C'est ainsi qu'on le retrouve au générique d'une vingtaine de films, de Y a-t-il un Francais dans la salle ? de Mocky (son premier film, en tant qu'assistant, en 1982) à Nord de Xavier Beauvois (1992) en passant par La Lectrice de Deville, Une époque formidable... de Jugnot, ou même Beyond Therapy de Robert Altman.

En 1993, Philippe Lioret réalise son premier long-métrage, Tombés du ciel, qui conte les mésaventures de Jean Rochefort dans l'aéroport de Roissy. Dès ce premier essai très remarqué - et primé à San Sebastian-, le cinéaste montre sa capacité à mêler avec finesse le comique de situation à la critique sociale, qualités que l'on retrouve dans son film suivant, Tenue correcte exigée, avec cette fois pour cadre un grand hôtel dans lequel virevoltent Elsa Zylberstein et Jacques Gamblin.
Jacques Gamblin forme, avec une radieuse Sandrine Bonnaire, le couple vedette du troisième opus de Lioret, Mademoiselle, une brillante comédie romantique qui séduit la critique et le public en 2001. Le cinéaste opte pour une veine plus mélancolique avec son film suivant : L' Equipier. Bâti en flash-back autour d'un secret de famille, ce vibrant mélodrame fait une nouvelle fois la part belle aux acteurs : Sandrine Bonnaire est encore de la partie, aux côtés de Philippe Torreton et Gregori Derangère.
MADEMOISELLE 2001
le charme d'une rencontre
claire se souvient
elle croise jacques un comedien , le coup de foudre
L'EQUIPIER 2004
une jeune fille se rend sur son ile bretonne
SANDRINE BONNAIRE,PHILIPPE TORRETON,ET GREGORI DERANGERE, un trio en etat de grace.
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15/12/2005
Prix sakharov
| Prix Sakharov 2005 |
| Presse |
| Le Prix Sakharov 2005 a été remis mercredi à Strasbourg à deux des trois co-lauréats, l’organisation Reporters Sans Frontières (RSF) et l’avocate nigériane Hauwa Ibrahim, les “Dames en blanc” de Cuba n’ayant pas été autorisées à quitter l’île. |
L’avocate nigériane Hauwa Ibrahim a été récompensée pour sa défense des femmes accusées d’adultère menacées de lapidation et des jeunes condamnés sous l’empire de la charia qui risquent l’amputation. Elle a promis d’investir sa part du prix “dans l’éducation”.
Le droit contre les pierresLe combat de l’avocate nigériane, Hauwa Ibrahim
16:20 Publié dans SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (1)
OLE
15:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1)








































