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19/04/2017

A la terrasse de nos cafés

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Tant de cris de tant de foule dans tant de villes,

Et tous ces regards saisis, ces visages figés qui sont

Les nôtres.

L'obscurité grandit.

 c'est nous,de par le monde,

Les hommes visés.

Nous tous,

Possiblement,

En quelques secondes, de vie à trépas,

De  passant à victime.

C'est nous, un jour, peut-être, la vie d'attentat et

l'incrédulité.

Nous avons vu Paris pleurer.

Tunis saisi d'effroi,

Orlando gémir

Et Nice être renversée.

Nous avons vu Beyrouth et Bruxelles.

Le monde,

Aux quatre coins déchirés.

Dans des pays lointains il est des douleurs sœurs ,

Des visages sombres,

Des regards vides que nous reconnaissons.

C'est nous,

Attentats du monde entier.

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Nous, les baptisés des terrasses de cafés,

instruits par aucun livre sacré que Montaigne et La Boétie.

C'est nous qu'ils visent.

Notre liberté les insulte.

Ils ne vaincront pas....."

 

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Extraits p. 101  " Le Serment De Paris " quelques lignes,   poésie, Laurent Gaudé

 

 terrasses de cafés

Photos trouvées sur le net

Peinture Kerdalo

 

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22:04 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : poésie, laurent gaudé

07/04/2017

"J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas....."

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Une descente....

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Qui aimes-tu le mieux, homme enigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
-

                                                               Tes amis?


-Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.

                                                                 - Ta patrie?


- J'ignore sous quelle latitude elle est située.

 

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                                                                - La beauté?


-                                                                Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.

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                                                                   - L'or?
                                                                    - Je le hais comme vous haïssez Dieu.


                                                                      - Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?

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- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!

Baudelaire: Petits poèmes en prose, I (1869)

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Descente de l'étang de la Frêche

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L'étang de la Frêche, la montée est rude ! j'adore ce coin des Pyrénées !

Photos, été dans les Pyrénées

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"J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!"

12:58 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (10)

04/04/2017

chauve Souris

 

 " Chauve-souris masque de l’ombre..."

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Elles étaient là, tout là-haut sur le mur....

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DSC00942.JPG"À mi-carême, en carnaval,

On met un masque de velours,

Où va le masque après le bal ?

Il vole à la tombée du jour.

 

 

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Oiseau de poils, oiseau sans plumes,

Il sort, quand l’étoile s’allume,

De son repaire de décombres.

Chauve-souris masque de l’ombre"

 

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  c'était dans la petite église de Benqué dessus

 

 

 

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Les fresques du chœur de Saint-Blaise.

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 Photos et balades 2015, les Pyrénées, le poème,Robert Desnos.Les petites chauves souris trouvées sur le net.

 

 

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15:23 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : robert desnos, poème

31/03/2017

De sang et de lumière

de-sang-et-de-lumiere-de-laurent-gaude-.jpgje veux une poésie du monde,qui voyage, prenne des trains, des avions, plonge dans des villes chaudes, des labyrinthes de ruelles.

Je veux une poésie qui connaisse le ventre de Palerme, Port-au-Prince et Beyrouth....

Je veux une poésie qui s'écrive à hauteur d'hommes.

Une poésie qui marche derrière la longue colonne des vaincus et qui porte en elle part égale de honte et de fraternité....

Je veux une poésie qui se penche sur les hommes et ait le temps de les dire avant qu'ils ne disparaissent...

Quelques lignes de la première page, des pages de très beaux poèmes

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" Regardez-les,
                                                      Ils ne nous prennent rien.
                                                      Lorsqu’ils ouvrent les mains,
                                                     Ce n’est pas pour supplier,
                                                     C’est pour nous offrir
                                                         Le rêve d’Europe
                                                     Que nous avons oublié...."

 

 

Ces poèmes engagés à l’humanisme ardent, à la sincérité poignante, se sont nourris, pour la plupart, des voyages de Laurent Gaudé.
Qu’ils donnent la parole aux opprimés réduits au silence ou ravivent le souvenir des peuples engloutis de l’histoire, qu’ils exaltent l’amour d’une mère ou la fraternité nécessaire, qu’ils évoquent les réfugiés en quête d’une impossible terre d’accueil ou les abominables convois de bois d’ébène des siècles passés, ils sont habités d’une ferveur païenne lumineuse, qui voudrait souffl er le vent de l’espérance.( 4ieme de couverture)

 

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 Jonathan Stutz - Fotolia

Les mots sont
  Vieux
    Comme la souffrance des peuples.  

 

 

  page 11

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 "Je veux une poésie qui défie l’oubli et pose ses yeux sur tous ceux qui vivent et meurent dans l’indifférence du temps. Même pas comptés. Même pas racontés. Une poésie qui n’oublie pas la vieille valeur sacrée de l’écrit : faire que des vies soient sauvées du néant parce qu’on les aura racontées"

 

17:01 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : poésie, laurent gaudé

23/03/2017

Il ya des matins en ruine...

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y a des matins en ruine
Où les mots trébuchent
Où les clefs se dérobent
Où le chagrin voudrait s’afficher
Des jours
Où l’on se suspendrait
Au cou du premier passant
Pour le pain d’une parole
Pour le son d’un baiser
Des soirs
Où le coeur s’ensable
Où l’espoir se verrouille
Face aux barrières d’un regard
Des nuits
Où le rêve bute
Contre les murailles de l’ombre
Des heures
Où les terrasses
Sont toutes
Hors de portée
***
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Andrée Chedid (1920-2011) – Par-delà les mots (1995)

 

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Photos, Lucien Clergue , Mario Giacomelli

11:01 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (5)

21/03/2017

Jaune

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Du jaune, comme le Bouton- d'or de Maurice Carême


                                                                         Boutons-d’or


                                                                Je vous reconnaîtrais les yeux fermés.
                                                                  Mon enfance est encore dans vos feuilles.
                                                                                

                                                                                 Voici ma balle


                                                                             Pour le mur du forgeron.
                                                                              Voici mon cerceau


                                                                          Pour les sentiers de terre battue
                                                                  

                                                                          Et je sais que s’il y avait du vent,


                                                                         Vous me rendriez mon cerf-volant.

 Ce jaune, c'était au col de l'Encrenaz, Haute Savoie, un été...

 

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Va ton chemin sans plus t'inquiéter !


La route est droite et tu n'as qu'à monte....L'Encrenaz 244.jpg

                             Et ce jaune, les gentianes des Pyrénées

été 2015,2016

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plateau de Campsaure

Juin juillet 2016 Luchon 813 (2017_02_14 18_59_01 UTC).JPG

                                  

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Gentianes,   ces  grandes fleurs jaunes,  elles étaient là, dans ce coin de Valloire, superbes !

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Et, déjà raconté...J'adore le goût amer de ses racines.....

 

Quelques mots de Verlaine,  de Théophile Gautier,   et des photos de randos

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                                             " Il est un sentier creux dans la vallée étroite,
                                             Qui ne sait trop s'il marche à gauche ou bien à droite. ...

                                              Les fossés ont des fleurs à remplir vingt corbeilles,
                                              À rendre riche en miel tout un peuple d'abeilles...".

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13:49 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (0)

11/03/2017

Le chant des hommes

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Le chant des hommes

 

Les chants des hommes
Sont plus beaux qu’eux-mêmes
Plus lourds d’espoir
Plus tristes
Plus durables
Plus que les hommes
J’ai aimé leurs chants
j’ai pu vivre sans les hommes
jamais sans les chants
Il m’est arrivé d’être infidèle
A ma bien-aimée
Jamais aux chants que j’ai chantés pour elle
Jamais non plus les chants ne m’ont trompé
Quel que soit leur langage
J’ai toujours compris tous les chants
Rien en ce monde
De tout ce que j’ai pu boire et manger
De tous les pays où j’ai voyagé
De tout ce que j’ai pu voir et apprendre
De tout ce que j’ai pu chercher et comprendre
Rien, rien
Ne m’a jamais rendu aussi heureux
Que les chants
Les chants des hommes

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Nâzim Hikmet, (1901-1963)   le plus grand poète turc de son siècle, inconnu dans son pays de son vivant, ses œuvres étant interdites de publication, mais célébré à l’étranger, a passé près de la moitié de sa vie d’adulte dans les prisons turques, et pratiquement le reste du temps en exil à Moscou, ou en voyages à travers le monde

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. Déchu de sa nationalité, il mourra à Moscou, citoyen polonais. Son crime, n’avoir jamais cessé de croire qu’en étant communiste il pouvait, quoiqu’il arrive, participer à l’élaboration d’un monde nouveau, où chacun vivrait dans la dignité

 

.

« Je suis né en 1902
nazim hikmetJe ne suis jamais revenu sur le lieu de ma naissance
Je n'aime pas me retourner »


Et le « géant aux yeux bleus » ne revint jamais à Salonique...

 

 

" vivre comme un arbre seul et libre

vivre en frères comme les arbres d'une forêt"

 

Photos et illustration trouvées sur le net

 

 

 

 

10/03/2017

Le cimetière

 Il est joli !    

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Dans le petit village de Oô, au coeur des Pyrénées

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Là, c'est  de Benqué dessus....

 

Le cimetière aux violettes
Embaume tous les alentours.


Les lézards y  font mille tours
Au parfum de ses cassolettes.

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.

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Que de libellules follettes
Y sont vaines de leurs atours !


Le cimetière aux violettes
Embaume tous les alentours

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Gouaux. de Larboust

 

Et, champ de morts, nid de squelettes
Qui trompe le flair des vautours,


Il dort au bas des vieilles tours,
Entre ses roches maigrelettes,


Le cimetière aux violettes.

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  Une des plus petites stations de ski alpin des Pyrénées,  niché au fond de la haute vallée d'Oueil, Bourg d'Oueil, le dernier village.

Bourg d'Oueil, c'est aussi ce chemin, départ de randonnées....

 

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Le poème , Maurice Rollinat né à Châteauroux le 29 décembre 1846 et mort à Ivry-sur-Seine le 26 octobre 1903

 

"« Mais il n’y a que la Musique qui emporte l’âme dans l’outre-tombe, la repaisse d’indéfini, la fasse la souveraine de l’inconnu, la reine extasiée de l’invisible et de l’impalpable ! » (id., p. 240)

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Les photos, balades, des petits villages des Pyrénées....

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19:32 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (4)

06/03/2017

Art poetique

 Si je fais couler du sable


                                                                

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                                                                   De ma main gauche à ma paume droite,

                                                                 C'est bien sûr pour le plaisir
                                                                  De toucher la pierre devenue poudre,

                                                                        Mais c'est aussi et davantage
                                                                      Pour donner du corps au temps,

                                                                   Pour ainsi sentir le temps
                                                                         Couler, s'écouler

                                                                             Et aussi le faire
                                                                       Revenir en arrière, se renier.

                                                                     En faisant glisser du sable,
                                                                   J'écris un poème contre le temps.

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Celui qui s'en va seul
Cherche pour beaucoup d'autres.
Celui qui s'en va seul


Porte avec lui les autres,
Désespère pour eux
D'espérer avec eux.


(« En cause », Sphère, Poésie/Gallimard)

 

 

 

 

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Guillevic ("Art Poétique" - poème 1985-1986,

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Imaginons

 

                                          Le temps que met l’eau à couler de ta main
                                          Le temps que met le coq à crier le soleil


                                          Le temps que l’araignée dévore un peu la mouche
                                           Le temps que la rafale arrache quelques tentes


                                            Le temps de ramener près de moi tes genoux
                                           Le temps pour nos regards de se dire d’amour
                                           Imaginons ce qu’on fera de tout ce temps.

(extrait de "Avec" - éditions Gallimard, 1966)

 

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 Une photo,Dorothea Lange, autres photos trouvées sur le net

 

27/02/2017

Je rangerai doucement les choses de la vie....

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 Je rangerai doucement les choses de la vie

Ma petite poésie faite d'adieux et de balles,

Mon tabac, mon tango, mon brin de spleen,

sur mes épaules, je mettrai pour manteau l'aube toute entière,

mon avant -dernier whisky restera dans mon verre.

 

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Quelques mots d'un poème Horacio Ferrer

Le poète du Tango

 

 

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je mourrai à Buenos- Aires au moment de l'aurore
c'est l'heure que préfèrent ceux qui savent mourir....

 

 

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Photos Cornel Pufan