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08/10/2021

l'inconnue de la seine

musso.jpgGuillaume Musso est de retour avec «l’Inconnue de la Seine»,

 

C’est un fait divers célèbre qui trottait dans la tête de Guillaume Musso depuis des années. L’histoire d’une femme retrouvée noyée dans la Seine à Paris à la fin du XIXe siècle et si belle qu’un masque mortuaire de son visage fut réalisé. Sauf que dans son dernier polar, celle qui est repêchée au pied du Pont-Neuf est bien vivante. Elle est juste amnésique…

La légende de l’Inconnue de la Seine, j'ai cherché son histoire, merci Google !

Des traits qui inspirent et fascinent

"À la fin du XIXe siècle, le corps d’une jeune fille est repêché dans la Seine. Lorsqu’on l’amène à la morgue, le médecin légiste trouve le visage de la noyée incroyablement beau. Fasciné par la jeune femme, il fait venir un artiste afin de réaliser un masque mortuaire du visage de la femme. Le moule est ensuite commercialisé par l’Atelier Lorenzi, entreprise parisienne fondée par le mouleur d’art italien Michele Lorenzi. Les traits de l’Inconnue de la Seine se répandent en France et en Europe.

Les arts décoratifs intègrent son visage dans les bâtisses de Paris, des masques sont réalisés, utilisés dans les soirées mondaines… Par la suite, sa beauté inspire de nombreux artistes. Le symbolisme entre la femme, l’eau et la mort rappelle notamment Ondine, et fascine les esprits tortueux. Richard Le Gallienne intègre l’Inconnue de la Seine dans son roman, L’adorateur de l’image. Nabokov, l’auteur de Lolita, lui consacre même un poème, et l’œuvre de Céline L’Église présente en couverture le masque de l’inconnue. Man Ray tente même avec un montage photo de lui redonner son regard."....

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Quelques mots  |  | , photo trouvée sur le net

 

" l'inconnue de la seine" un polar, une folle enquête...

"Par une nuit brumeuse de décembre, une jeune femme est repêchée dans la Seine au niveau du Pont-Neuf. Nue, amnésique, mais vivante.
Très agitée, elle est conduite à l’infirmerie de la préfecture de police de Paris… d’où elle s’échappe au bout de quelques heures.

Les analyses ADN et les photos révèlent son identité : il s’agit de la célèbre pianiste Milena Bergman. Mais c’est impossible, car Milena est morte dans un crash d’avion, il y a plus d’un an.

Raphaël, son ancien fiancé, et Roxane, une flic fragilisée par sa récente mise au placard, se prennent de passion pour cette enquête, bien décidés à éclaircir ce mystère..."(4ième de couverture)

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Photo trouvée sur le net

 

 

 

13:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2)

29/09/2021

J'ai aimé

arditi2.jpg"Acre, quartier juif, 1078. Avner, qui a quatorze ans, pêche avec son père. À l’occasion d’une livraison à un monastère, son regard tombe sur une icône. C’est l’éblouissement. « Il ne s’agit pas d’un portrait mais d’un objet sacré, lui dit le supérieur du monastère. On ne peint pas une icône, on l’écrit, et on ne peut le faire qu’en ayant une foi profonde ».


Avner n’aura de cesse de pouvoir « écrire ». Et tant pis s’il n’a pas la foi, il fait comme si, acquiert les techniques, apprend les textes sacrés, se fait baptiser, quitte les siens. Mansour, un marchand ambulant musulman, le prend sous son aile. C’est l’occasion d’un merveilleux voyage initiatique d’Acre à Nazareth, de Césarée à Jérusalem, puis à Bethlehem, jusqu’au monastère de Mar Saba, en plein désert de Judée, où Avner reste dix années où il devient l’un des plus grands iconographes de Palestine.

Refusant de s’astreindre aux canons rigides de l’Eglise qui obligent à ne représenter que Dieu et les saints, il ose reproduire des visages de gens de la vie ordinaire, cherchant dans chaque être sa part de divin, sa beauté. C’est un triomphe, c’est un scandale. Se prend-il pour un prophète ? Il est chassé, son œuvre est brûlée. Quel sera le destin final d’un homme qui a osé défier l’ordre établi ?" ( 4ieme de couverture)

Le roman de l’artiste qui, envers et contre tous les ordres établis, tente d’apporter de la grâce au monde.

 

arditi4.jpgAprès le Turquetto ,

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"La distance est mère de toutes les sagesses. Colle ton nez à un arbre. Que vois-tu de lui ? Un bout d'écorce. Recule de dix pas et tu le découvriras dans toute sa beauté. Colle-toi à quelqu'un. Qu'arriveras-tu à discerner ? Peu de chose..."

 

j'ai aimé ce voyage, cet homme, un auteur d'icone

 

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                                                                          L'Apostrophée
                                                              L'homme qui peignait les âmes - Metin Arditi - L'Apostrophée

 

 

 

  

 

 

 

19:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5)

03/08/2021

Un jour de pluie...

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J'ai aimé

Le nouveau roman de Michel Bussi

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"Par amour pour un enfant, que seriez-vous prêt à faire ? Maddi, elle, ira jusqu'au bout...
Une intrigue magistrale, un twist virtuose pour le nouveau suspense 100% Bussi.
2010. Maddi est médecin généraliste à Saint-Jean-de-Luz, une vie comblée avec Esteban, son fils de 10 ans.
Ce jour d'été là, elle le laisse quelques minutes seul sur la plage. Quand elle revient, Esteban a disparu.
2020. Maddi a refait sa vie, et revient sur cette plage en pèlerinage.
Au bord de l'eau, un enfant est là. Même maillot de bain, même taille, même corpulence, même coupe de cheveux. Elle s'approche. Le temps se fige. C'est Esteban, ou son jumeau parfait.
Maddi n'a plus qu'une obsession, savoir qui est cet enfant.
Il s'appelle Tom, il vit à Murol en Auvergne. Elle prend la décision de s'y installer.
Plus Maddi espionne Tom, et plus les ressemblances avec Esteban paraissent inexplicables : mêmes passions, mêmes peurs... même tache de naissance.
Jusqu'où sera-t-elle prête à aller pour découvrir la vérité, et sauver son enfant ?
Ou ce garçon qui lui ressemble tant.
Ce qu'elle ressent profondément, c'est que Tom est en danger.
Et qu'elle seule peut le protéger....." 4ieme de couverture

 

Une citation 

"C'est le mystère ! Pourquoi certaines âmes reviennent et d'autres non ? Pourquoi certains cognent fort dans un cerveau pour qu'on se souvienne d'elles, et d'autres se font plus discrètes, où nous influencent secrètement sans se faire remarquer ? Tu vois de quoi je parle, l'instinct, l'intuition, le sixième sens..."

A lire !

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Le soleil est revenu....

 

 

20:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6)

27/03/2019

Le baiser

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"Camille a toujours exercé son métier d'avocate avec sérieux, mais sans grande passion. Jusqu'au jour où on lui confie une affaire inhabituelle : identifier le propriétaire d'une sculpture de Brancusi, Le Baiser, scellée sur la tombe d'une inconnue au cimetière du Montparnasse

 

le baiser 3.jpgLe Baiser de Sophie Brocas, un roman inspiré par la sculpture de Brancusi

le baiser 2.jpg.

 

 

 

 

Pour déterminer à qui appartient cette oeuvre, il lui faudra suivre la destinée d'une jeune exilée russe qui a trouvé refuge à Paris en 1910. En rupture avec sa famille, Tania s'est liée à l'avant-garde artistique et a fait la rencontre d'un sculpteur roumain, Constantin Brancusi. Avec lui elle découvre la vie de bohème

 

 

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 Constantin Brancusi dans son atelier, 1927. Collection privée / The Stapleton Collectio 

 

 Un Extrait

"Elle vit dans le long bloc un poème résolument moderne, une déclaration d’amour à la vie, à l’ardeur, à l’union. Elle fut frappée par cette sculpture naïve, presque enfantine, ou brute dans son rendu, qui vous pénétrait instantanément du sentiment de la passion absolue. On était loin des visages éplorés, des drapés, des tourelles, des ferronneries. On était dans un ailleurs, celui des êtres liés par l’indicible des sentiments. Camille prit le temps d’observer chaque détail. C’était un bloc carré, trois fois plus haut que large. Un bloc de calcaire gris un peu grossier parsemé d’éclats noirs. Les amants y étaient pris entiers. Nus. Enlacés étroitement. Fondus l’un d’en l’autre. "

 

J'ai adoré ce baiser de Sophie Brocas.

latelier-brancusi-lespace-intime-dun-sculpteur-philosophe-e1483722914718-750x450@2x.jpgJ'ai aimé Camille et Tatiana, deux histoires de femmes

 et découvert cet artiste, Brancusi

 

 

 

 

 

 

 

. Cent ans plus tard, élucider les raisons de sa mort devient pour Camille un combat personnel : rendre sa dignité à une femme libre, injustement mise au ban de la société.


Avec ce portrait vibrant de deux femmes en quête de justice et d'indépendance, Le Baiser questionne aussi le statut des oeuvres d'art, éternelles propriétés marchandes, qui sont pourtant le patrimoine

commun de l'humanité "( 4ieme de couverture )

 

 

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13:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : le baiser, sophie brocas

17/01/2019

Salina

salina 3.jpg2019, mon premier coup de coeur

Salina, au destin tragique et solitaire

 

Tout commence dans un cri, au cœur d’un désert de pierres et de sable. Le cri d’un nourrisson, abandonné là, au centre d’un village, par un cavalier qui s’enfuit aussitôt….

 

"Salina, l'enfant de sel, petite étrangère venue d'on ne sait où, a été adoptée par le clan Djimba. Elle aime Kano, mais est contrainte d'épouser Saro. Brutalisée et humiliée, Salina refuse de se soumettre. Lorsque son mari meurt, Salina croit qu'elle va enfin connaître le bonheur... Mais ses espoirs se brisent rapidement. Elle ne se laisse alors plus mener que par la haine et l'esprit de vengeance, jusqu'à ce qu'une jeune femme lui apporte l'apaisement final."(4ieme de couverture)

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 extraits

"J’ai satisfait les plaisirs du fils, on me congédie. Ils m’ont appris à saigner. Je vais leur apprendre à pleurer."

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"Quand Salina meurt, il revient à son fils, qui a grandi seul avec elle dans le désert, de raconter son histoire, celle d’une femme de larmes, de vengeance et de flamme"

Maleta se fait conteur et fera de sa mère une légende 

 

"Ils ne parlent pas, laissent dans leur dos la fraicheur de l'oasis et le tumulte de la foule. Elle ne lui a encore rien demandé. Cest d'abord aux corps de se retrouver, ensuite seulement les bouches parleront. Pour l'heure, ils doivent juste marcher côte à côte, ajuster leur pas, retrouver leur complicité silencieuse."

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Laurent Gaudé, un magnifique conteur

dans la poussière du désert, j'ai accompagné Salina...

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29/11/2018

Les mots entre mes mains


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Magnifique portrait de femme, histoire méconnue et passionnante d'Helena Jans van der Strom.

aux Pays-Bas entre 1634 et 1640...

 

"Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l'esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d'ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n'ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre.
Descartes est catholique, Helena est protestante. Il est philosophe, elle est servante. Que peut être leur avenir?

À partir d'une grande histoire d'amour avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d'une femme lumineuse en avance sur son temps. Un roman de passion et de liberté sur fond de fresque envoutantes des Pays-Bas au "siècle d'or"( 4ieme de couverture)

 

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 Un extrait

 

"Je recule quand l'un d'eux m'aperçoit - mais il me regarde sans me voir. J'entends parler hollandais, français et d'autres langues que je ne connais pas : le monde entier s'est donné rendez-vous ici. Pourtant, pas une femme n'en franchit le seuil, pas même une servante pour passer le balai - est-ce parce que penser ne fait pas de poussière ? Ma lettre n'est ni un parchemin, ni un livre - et je ne suis pas un homme. "

 

 

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 René Descartes à sa table de travail. Gravure de C. Hellemans. 

 

auteur.jpgL’Histoire fait partie de vos passions ? Pourquoi un roman historique et pourquoi le XVIIe siècle ?


Oui, absolument. J'ai une formation en recherche historique et j'ai travaillé pendant une courte période pour la chaîne BBC History (online). J'ai étudié Descartes à l'université, même si cela date un peu aujourd'hui. Je savais que j’avais envie d’écrire à propos de Descartes, mais sans adopter son point de vue. On a déjà tellement écrit à son sujet et je n'étais pas sûre d'avoir quelque chose de nouveau à ajouter. Il était beaucoup plus intéressant de le décrire à travers les yeux d'Helena, une servante qui travaillait à Amsterdam en 1634 et qui a été son amante. Raconter cette histoire sous cet angle permet au lecteur de voir Descartes avant qu'il ne devienne «important», dans une période de doute considérable pour lui et avant qu’il ne soit publié. On le connait aujourd’hui comme «le père de la philosophie moderne», mais à l’époque il n’en était rien.

 

Interview. Guinevere Glasfurd: «Créer le personnage de Descartes a été pour moi un vrai défi, me sentant intimidée par moments»

 

 

 

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Mathias Stom

 

 

 

 

 

 

04/02/2018

Ms Hemingway

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Les amours et les pertes des femmes de Hemingway

"Durant l’été éclatant de 1926, Ernest Hemingway et sa femme Hadley partent de Paris pour rejoindre leur villa dans le Sud de la France. Ils nagent, jouent au bridge et boivent du gin. Mais où qu’ils aillent, ils sont accompagnés de l’irrésistible Fife, la meilleure amie de Hadley, et l’amante d’Ernest…

Hadley est la première Mrs. Hemingway, mais ni elle ni Fife ne sera la dernière. Au fil des décennies, alors que chaque mariage est animé de passion et de tromperie, quatre femmes extraordinaires apprendront ce que c’est que d’aimer – et de perdre – l’écrivain le plus célèbre de sa génération...(4eme de couverture )

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Hadley, Fife, Martha , Marie , quatre femmes....Épouse après épouse, après épouse...Toutes l'on aimé....

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" Perdre sa capacité à écrire, c'était perdre sa capacité à libérer son esprit de ses angoisses. Ecrire, c'était entrer dans une maison magnifique : un lieu propre et éclairé où la lumière tombait en de grands faisceaux blanc sur de beaux parquets en bois. Ecrire, c'était se sentir chez soi, c'était y voir clair. "

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"Ernst est sur le point de dire quelque chose mais se retient. Martha pense que c'est typique d' Ernest: il veut sa femme, il veut sa maîtresse, il veut tout ce qui est à sa portée. Il est avide de femmes mais surtout il ne connaît pas ses vrais besoins, alors dans le doute il essaie d'attraper tout ce qui passe. Épouse après épouse après épouse. Ce n'est pas une épouse qu'il lui faut; c'est une mère!"

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 Une belle écriture ,Naomi Wood nous offre un beau portrait et témoignage de ces quatre femmes de l'écrivain , un roman ou on découvre un autre homme....

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Ernest Hemingway et Martha Gellhorn, jeunes mariés au Stork Club, à New York, en 1941.

 

"il  s’accorde sur un point: sa fragilité. Hadley Richardson aura été la première à la déceler: "Elle sait qu’il doit lutter contre ses démons et la dépression (…) c’est souvent la nuit qu’il souffre le plus, qu’il entre dans un monde où rien n’a de sens. Puis vient le jour, il va bien, il est joyeux et immensément intéressé par les mots et par l’art, il s’efforce d’écrire au plus près de l’os".

Puis Martha Gelhorn "Elle sait qu’il a peur de la solitude, du caractère brutal de sa tristesse, mais il y a autre chose qu’elle ne parvient pas à nommer, et lui non plus. Il y a dans ce gouffre aussi dur que le quartz, quelque chose d’avarié".

Une fêlure que Naomi Wood suggère sans jamais s’appesantir laissant à ce géant des lettres américaines nobelisé en 1954 toute sa puissance et son mystère.

Journaliste elle aussi la dernière Mrs Hemingway, Mary Welsh, accompagnera l’écrivain jusqu’à son suicide en 1961 dans l’Idaho."  un extrait de Alexandra Lemasson " les lectures d'Alexandra"

 

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Photos trouvées sur le net

 

 

 

 

16/01/2018

Henning Mankell

  livre.pngUn  polar, deux romans

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Henning Mankell, le grand maître du polar venu du froid

l’inspecteur Kurt Wallander
 
"L'automne est revenu à Ystad. Tynnes Falk, consultant en informatique, s'écroule devant un distributeur bancaire...."  je découvre avec plaisir Wallander...
Quelques mots de l'auteur "
 
"Henning Mankell se souvenait très bien de ce jour de mai 1989 où Kurt Wallander est né.
 
« Je peux même retrouver, dans mon journal, la date exacte. Je voulais écrire sur les émigrants, la xénophobie, confiait-il au Monde des livres en 2010. Je me suis dit que le racisme était un peu comme une attitude criminelle, et que le roman policier était le décor idéal pour en parler. Mais pour cela, j’avais besoin d’un détective. » Sa première apparition a lieu dans Meurtriers sans visage (1991, paru en France chez Bourgois en 1994), distingué par les prix du meilleur roman policier suédois et scandinave...."(Le Monde.fr )

Après ce premier polar, deux romans
 
henning mankell
 
A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’y immerge chaque matin. Au solstice d’hiver, cette routine est interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.

Le temps de deux solstices d’hiver et d’un superbe solstice d’été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l’amour et la rédemption.( 4 eme de couverture)
 

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"Le froid de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon propre corps. Je suis assailli des deux côtés. Mais je lutte, contre le froid et contre la solitude. C'est pourquoi je creuse un trou dans la glace chaque matin. Si quelqu'un, posté sur les eaux gelées avec des jumelles, me voyait faire, il me prendrait pour un fou. Il croirait que je prépare ma mort. Un homme nu dans le froid glacial, une hache à la main, en train de creuser un trou ?!"

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Après l’immense succès des Chaussures italiennes, auquel il fait suite, Les Bottes suédoises brosse le portrait en clair-obscur d’un homme tenaillé par le doute, le regret, la peur face à l’ombre grandissante de la mort ? mais aussi la soif d’amour et le désir ? 

 

 

 Une écriture magnifique , pleine d'émotions , ce sera son dernier roman....

 

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 "Henning Mankell a partagé sa vie entre la Suède et le Mozambique. Outre la célèbre série « Wallander », il est l’auteur de romans sur l’Afrique et sur des questions de société récompensés par de nombreux prix littéraires, de pièces de théâtre et d’ouvrages pour la jeunesse. Henning Mankell est mort à Göteborg le 5 octobre 2015 à l’âge de 67 ans." ( le Seuil)

Merci à Françoise , merci Louis-Paul , coup de coeur pour cet auteur que je ne connaissais pas.

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17:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : henning mankell

03/12/2017

Ma Reine

Partir pour grandir...

Un moment d'émotion , plein de poésie, de tendresse...

 

 

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"Ma reine

est l’histoire d’un garçon différent qui rêve qu’on le laisse grandir comme les autres.

Celle d’un esprit simple bien décidé à prendre son destin en main en quittant des parents qui projettent de le placer dans un établissement adapté. C’est aussi une histoire de rencontres réelles ou fantasmées.

D’abord avec une petite reine auto-proclamée, adorable fée malicieuse justement nommée Viviane, qui va lui faire connaître ses premières émotions amoureuses. Puis avec un berger mutique et bourru qui va enfin le considérer comme celui qu’il aimerait être.

De digressions naïves en vérités profondes, le récit de Shell, surnom que l’adolescent doit au précieux blouson de pompiste estampillé de la célèbre marque d’essence qu’il ne quitte jamais, oscille alors entre poésie naturaliste et onirisme mélancolique pour mieux libérer une pensée bien plus complexe qu’elle n’en a l’air."(4eme de couverture))

ma reine jean baptiste andrea

 

extraits

"Ici dans la vallée l'été n'avait pas l'air de savoir qu'il allait bientôt devoir s'en aller Personne ne lui avait rien dit et il s'était installé confortablement. "

"A la récréation je restais tout seul et lui aussi alors à force on s'était dit que tant qu'à faire, autant rester tout seuls ensemble. on ne se l'était pas dit avec des mots , mais c'était arrivé."

 

" Au dîner j'ai annoncé à mes parents :
- je m'en vais.
Mon père n'a pas répondu parce que son feuilleton venait de commencer. M a mère m'a dit de finir mes lentilles et de ne pas parler la bouche pleine. C'était tant mieux au fond, parce que s'ils m'avaient ordonné de rester je me serais dégonflé."

 

ma reine jean baptiste andreaLe pitch pour donner envie au lecteur de lire votre livre ? ( question à Jean Baptiste Andrea par Laurence  Houot)

"Je trouve le monde très pessimiste. On ne parle que de ce qui va mal (et bien sûr, nombre de choses vont mal). Nous perdons par habitude, ou par paresse, notre capacité d'enchantement. Je ne dis pas que nous sommes incapables d’émerveillement, au contraire.

Un paysage peut nous exalter, quelques notes de musiques, une relation… Tout le monde en fait l’expérience. Mais nous avons du mal à "retenir" ces moments. Ils ne nous rendent pas meilleurs et ne changent pas nos vies. Bien vite, le quotidien reprend ses droits. Je voulais donc raconter l’histoire d’un enfant qui lui, retient tous les bonheurs qu’il rencontre – certains sont pourtant bien minces. J’espère que les lecteurs, une fois le livre refermé, auront un peu de ce héros en eux. Qu’il rajeunira leurs yeux comme il a rajeuni les miens.

Ma reine est une ode à la liberté, à l’imaginaire, à la différence. Jean-Baptiste Andrea y campe des personnages cabossés, ou plutôt des êtres en parfaite
harmonie avec un monde où les valeurs sont inversées, et signe un conte initiatique tendre et fulgurant.

Jean-Baptiste Andrea est né en 1971. Il est réalisateur et scénariste. Ma reine est son premier roman.( le mot de l'éditeur)

ma reine jean baptiste andrea

 

"j’ai voulu la pluie. Je l’ai tant voulue que quand elle est venue, je ne savais plus comment l’arrêter. C’était une grosse pluie rose, vert, bleu, elle prenait la couleur d’un rien. Elle assommait les oiseaux. Il a plu comme ça pendant je ne sais pas combien de temps. Les vieux disaient qu’ils n’avaient jamais vu ça. Ils parlaient de leurs ancêtres et de Dieu
 et du ciel et de tout sauf de la raison de la pluie : moi.je l'avais appelée pour tout balayer,j'étais debout au milieu du plateau et je riais, elle emportait tout vers la vallée dans les fleuves de la colère, tous mes ennemis, tous ceux qui n'avaient jamais cru en moi.j'ai vu passer une chaussure de clown, adieu Malocchio !Et puis j'ai vu passer une petite robe bleue, c'est là que j'ai essayé de tout arrêter mais c'était trop tard,alors j'ai plongé pour aller la chercher." p.210

Peinture Helène Mongin

25/11/2017

Nous avons besoin de mots du poète...

Un message

laurent gaudé,de sang et de lumière« Je veux une poésie du monde, qui voyage, prenne des trains, des avions, plonge dans des villes chaudes, des labyrinthes de ruelles. Une poésie moite et serrée comme la vie de l’immense majorité des hommes. Je veux une poésie qui connaisse le ventre de Palerme, Port-au-Prince et Beyrouth, ces villes qui ont visage de chair, ces villes nerveuses, détruites, sublimes, une poésie qui porte les cicatrices du temps et dont le pouls est celui des foules.

Je veux une poésie qui s’écrive à hauteur d’hommes. Qui regarde le malheur dans les yeux et sache que dire la chute, c’est encore rester debout. Une poésie qui marche derrière la longue colonne des vaincus et qui porte en elle part égale de honte et de fraternité. Une poésie qui sache l’inégalité voracité du malheur.

Je veux une poésie qui défie l’oubli et pose ses yeux sur tous ceux qui vivent et meurent dans l’indifférence du temps. Même pas comptés. Même pas racontés. Une poésie qui n’oublie pas la vieille valeur sacrée de l’écrit : faire que des vies soient sauvées du néant parce qu’on les aura racontées. Je veux une poésie qui se penche sur les hommes et ait le temps de les dire avant qu’ils ne disparaissent.

Le territoire de cette poésie, c’est le monde d’aujourd’hui, avec ses tremblements et ses hésitations. Elle s’écrit dans un corps à corps avec les jours. Elle sent la sueur et l’effroi. Elle est charnelle, incarnée. Le monde d’aujourd’hui est épique, tragique, traversé de forces violentes. Il se rappelle à nous avec brutalité. Des failles idéologiques réapparaissent. Des menaces grondent. Il faut dire et tenir ce que l’on est, ce que l’on veut être. L’écriture ne m’intéresse pas si elle n’est pas capable de mettre des mots sur cela. Qu’elle maudisse le monde ou le célèbre mais qu’elle se tienne tout contre lui. Nous avons besoin de mots du poète, parce que ce sont les seuls à être obscurs et clairs à la fois. Eux seuls, posés sur ce que nous vivons, donnent couleurs à nos vies et nous sauvent, un temps, de l’insignifiance et du bruit. »

 Une poésie de sang et de lumière.  Un extrait

Encore quelques mots..

.« Maudits soient les hommes qui prient Dieu avant de tuer.
Ils ne nous feront pas flancher.
Leur haine, nous la connaissons bien.
Elle nous suit depuis toujours,
Nous escorte depuis des siècles,
Avec ces mots qui sont pour eux des insultes,
Et pour nous une fierté :
Mécréants,
Infidèles,
Je les prends, ces noms.
Juifs, dépravés, pédérastes,
Je les chéris,
Cosmopolites, libres penseurs, sodomites,
Cela fait longtemps que je les aime, ces noms, parce qu'ils les détestent.
Nous serons toujours du coté de la fesse joyeuse
Et du rire profanateur,
Nous serons toujours des femmes libres et des esprits athées,
Communistes, francs-maçons,
Je les prends,
Tous.
Nous sommes fils et filles de Rabelais et de mai 68,
Paillards joyeux,
Insolents à l'ordre.
Diderot nous a appris à marcher,
Et avant lui, Villon.
Nous serons toujours du coté du baiser et de la dive bouteille.
Ils ont toujours craché sur ce que nous aimions
Et nos bibliothèques ne leur ont jamais rien inspiré d'autre qu'une vieille envie de tout brûler.
Ce que leurs dieux aiment plus que tout, c'est que les hommes aillent tête basse.
La menace pour seul bréviaire.
Ce que leurs dieux aiment plus que tout, c'est la triste soumission. »

 

laurent gaudé,de sang et de lumière

huit  poèmes, lus, relus , coup de coeur pour ces mots magnifiques, de révolte et de fraternité.

"Ces poèmes engagés à l’humanisme ardent, à la sincérité poignante, se sont nourris, pour la plupart, des voyages de Laurent Gaudé. Qu’ils donnent la parole aux opprimés réduits au silence ou ravivent le souvenir des peuples engloutis de l’histoire, qu’ils exaltent l’amour d’une mère ou la fraternité nécessaire, qu’ils évoquent les réfugiés en quête d’une impossible terre d’accueil ou les abominables convois de bois d’ébène des siècles passés, ils sont habités d’une ferveur païenne lumineuse, qui voudrait souffler le vent de l’espérance.( Actes Sud)

laurent gaudé,de sang et de lumière