Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/01/2016

C'était.....il y a quelques années....

J'adore cette photo !  Arcachon , les trois frères, au milieu, mon papa ,Honoré ,

Noël, mon parrain,  et Felix

 

Noël , Honoré et Felix les 3 frères.jpg

En 1954, mon frère était en permission, nous partons à la piscine.....

noelle claude 55.jpg

Quelques années plus tard, avec mon papa,  le 30 juillet 66, à Sarlat...

Papy et sa fille1966.jpg

Avec ma maman, son anniversaire, 80 ans

laurentine.jpg

Dernière photo de mon papa

Papy à carbon blanc 1977.jpg

                                                        "  Je me souviens, c'était un matin, l'été,
                                                          La fenêtre était entrouverte, je m'approchais,
                                                         J'apercevais mon père au fond du jardin.
                                                             l était immobile, il regardait
                                                          Où, quoi, je ne savais, au-dehors de tout..."

 

Vieilles photos...quelques mots Yves Bonnefoy

20/11/2015

‘Mes chaussures étaient gelées...."

                                

                                     Histoire d'une photo

 

C’était en décembre 2013. Au camp de réfugiés de Kawergosk, à trente kilomètres d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, l’hiver était rude, l’air humide et le sol boueux. Au moins dix mille habitants peuplaient cet océan de tentes bleues et blanches, sorti de terre quatre mois plus tôt. Mi-août 2013, ces Kurdes syriens avaient fui les barbaries du régime de Bachar al-Assad, de l’Etat islamique ou d’al-Qaïda.

Pour raconter ce refuge de l’urgence, ARTE Reportage envoya quatre artistes français et allemand en mission : le cinéaste Pierre Schoeller, le photographe Reza, le dessinateur Reinhard Kleist et l’écrivain Laurent Gaudé. Plus que les œuvres réalisées par ces derniers, une image avait, à l’époque, marqué les esprits : un cliché pris par une jeune réfugiée, âgée de 11 ans à l’époque. Maya Rostam, c’est son doux nom, participait, avec d’autres enfants, à l’atelier photographique initié par Reza lors de son passage à Kawergosk.

reza 2.jpg


© Maya Rostam / Reza Visual Academy

“Au second jour de l’atelier, Maya n’est pas là”, raconte Reza“Je m’inquiète, me renseigne. Personne ne connaît sa tente. Je reste confiant. Le cours a commencé. Maya apparaît, s’avance timidement, gênée, terriblement gênée. Je l’interroge sur son retard. Elle ne dit mot et baisse la tête. Je suis accaparé par d’autres élèves, mais je répète la question : ‘Pourquoi es-tu en retard ?’ Sans un mot, elle tend son appareil vers moi et me montre cette photographie. Elle ajoute d’une voix presque inaudible : ‘Mes chaussures étaient gelées. J’ai dû attendre pour les mettre.’ Je n’ai jamais été autant bouleversé devant la force symbolique d’une image.”

                                       Un extrait "l'atelier photo des enfants de Kawergosk" ARTE

 

25/05/2015

Festival de Cannes 2015

 

Les trois héros français de la soirée à Cannes : Emmanuelle Bercot, Jacques Audiard et Vincent Lindon (de gauche à droite)
7778474821_les-trois-heros-francais-de-la-soiree-a-cannes-emmanuelle-bercot-jacques-audiard-et-vincent-lindon-de-gauche-a-droite.jpg

jury présidé par les frères Coen 

Jacques Audiard remporte la Palme d'or  pour son film Dheepan !

 

"Dheepan", film d'amour et de violence de Jacques Audiard, sur le parcours en France de réfugiés sri-lankais,

cannes audiard.jpg

cannes 3.jpg

 

 

Jacques Audiard avait déjà été récompensé à plusieurs reprises à Cannes, par le Prix du scénario pour "Un Héros très discret" en 1996 et le Grand prix en 2009 pour "Un Prophète". 

audiard.jpg

la chronique d’un phénomène social. Dheepan n’est pas le premier film à évoquer le sort des migrants chassés de leur terre vers des contrées qui ont oublié jusqu’au sens du mot « hospitalité », et l’on retrouvera chez Audiard des figures vues mille fois ailleurs – la confrontation avec une administration incompréhensible, la découverte de mœurs étranges (c’est là que Montesquieu passe, au loin). A ceci près que chacune de ces étapes est ici le rouage d’une mécanique dramatique puissante, qui force l’intérêt. ( extrait et photo, Le Monde  par Thomas Sotinel )

 

 

 

cannes 5.jpg

 

Vincent Lindon reçoit le prix d'interprétation masculine pour son rôle dans La loi du marché de Stéphane Brizé.

"La loi du marché" de Stéphane Brizé, film cinglant sur la brutalité du monde du travail, dans lequel il interprète un chômeur de longue durée qui se bat pour retrouver un emploi.

La voix brisée par l'émotion, l'acteur, qui a été ovationné par la salle, a chaleureusement remercié le réalisateur et dédié son prix "aux citoyens laissés pour compte", estimant que ce prix était "un acte politique".

url.jpg

4639651_6_43b6_le-realisateur-mexicain-michel-franco-et-son_1f4875d66da8a18d0e923af4d70700a5.jpg

 

 

Michel Franco remporte le Prix du scénario pour son film Chronic.

 

La Palme d'or du court-métrage a été attribuée à Waves'98 du Libannais Ely Dagher.

url.jpg

 

url.jpg

 

Sandrine Bonnaire et Agnès Varda sur le tournage de Sans toit ni loi

 

images.jpg

 

Jane Birkin rend un hommage à la réalisatrice française Agnès Varda et lui remet une Palme d'honneur. Standing ovation du public dans la salle. "Je la dédie à tous les cinéastes inventifs et courageux, qui ne sont pas en lumière et qui continuent."

 

 

url.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 Cléo de 5 à 7 (1961

 

Bonnaire.jpg

 Sans toit ni loi (1985)

 

 

vardafondationcartier.jpeg
 
 
 
Agnès Varda a reçu une Palme d'honneur, une récompense seulement décernée à ce jour à Woody Allen, Manoel de Oliveira, Clint Eastwood et Bernardo Bertolucci.

 

4639644_6_1685_emmanuelle-bercot-meilleure-actrice-a-cannes_9028ec9c0132abcff2657ed3bc8a4076.jpg

 

 

 

 

L'actrice Emmanuelle Bercot, 47 ans, a reçu de son côté le prix d'interprétation féminine pour "Mon roi" de Maïwenn,

Vincent Cassel, Maiwenn et Emmanuelle Bercot - Photocall du film "Mon Roi" lors du 68e Festival International du Film de Cannes, le 17 mai 2015.

cannes 9.jpg

 

ex-aequo avec l'actrice américaine Rooney Mara dans "Carol" de l'Américain Todd Haynes, romance entre deux femmes dans les années 50 avec Cate Blanchett et Rooney Mara

4788725_blanchett_545x460_autocrop.jpg

.

 

4639648_6_fa04_laszlo-nemes-grand-prix-pour-le-fils-de_63ac6a6ff64b45331ceba5be8d14a2cb.jpg

 

Le Grand prix a été décerné par le jury présidé par les frères Coen à "Son of Saul" ("Le fils de Saul") du Hongrois Laszlo Nemes, film choc sur la Shoah.

 

4639649_6_8bee_le-cineaste-grec-yorgos-lanthimos-avec-son_ffe462dd50bf7f84db11d61a01a0979a.jpgLe prix du Jury a été attribué au Grec Yorgos Lanthimos pour "The Lobster", fable grinçante et dérangeante sur la solitude, le couple et l'amour.


4639652_6_d391_le-realisateur-hou-hsiao-hsien-avec-valeria_a947e840808b579fb80ed109ca6a3932.jpg

 

Le prix de la mise en scène est revenu au cinéaste taïwanais Hou Hsiao-Hsien pour "The Assassin", histoire d'une justicière dans la Chine du IXe siècle, à l'esthétique ciselée.Theassassinshuqi.jpg

 

 

 

 

Extraits Sud Ouest.fr avec AFP

 

cannes 1.jpg

 

 

 

 

15/01/2015

"Le Serment" de Peter Kosminsky

6594676,property=imageData,CmC=6565184,CmPage=70.2151230.6565218,CmStyle=2151076,v=1,CmPart=com.arte-tv.www.jpg

Vu sur Arte , il y a quelque jours, magnifique film , bouleversant

 

"À travers un double regard – celui d’une jeune Londonienne qui se rend pour la première fois en Israël et celui de son grand-père, soldat britannique dans la Palestine des années 1940 – Peter Kosminsky (Warriors, Les années Tony Blair) retrace l’histoire du conflit israélo-palestinien de 1945 à nos jours.

le serment.jpg

the-promise-serment-L-LjEBjj.pngEliza, la meilleure amie d’Erin, a la double nationalité israélienne et britannique mais vit au Royaume- Uni. Elle se rend en Israël pour effectuer son service militaire et invite Erin à venir y passer l’été. Erin s’attend à un été festif en compagnie de jeunes et beaux Israéliens, mais quelques jours avant le grand départ elle tombe par hasard sur le journal intime de son grand-père malade. Elle en commence la lecture dans l’avion qui la mène en Israël et découvre la vie de son grand-père alors qu’il était soldat en Palestine dans les années 1940.

 

peter-kosminsky-la-grande-bretagne-a-une-responsabilite-dans-l-actuel-conflit-palestinien,M50646.jpg

 


images.jpgElle apprend que son grand-père a été un témoin direct des atrocités perpétrées pendant l’Holocauste et des violences qui ont éclaté lors de la proclamation de l’État d’Israël.


Erin réalise bientôt qu'il n’était pas beaucoup plus âgé qu’elle à l’époque des faits. Bouleversée par son récit, elle décide de refaire son parcours sur les terres israéliennes d’aujourd’hui.

LE_SERMENT_EXTRAIT_110317_CAN_180099_image_H.ogfb.jpg


Une odyssée qui va se révéler aussi exaltante que mouvementée. Erin sera bien malgré elle confrontée au quotidien difficile et tragique des Juifs et des Palestiniens sur ce territoire instable. Elle va également découvrir de quelle façon déroutante s’est achevé le service de son grand-père au Moyen- Orient, puis comprendre et aimer profondément cet homme qu’elle considérait naïvement jusque-là comme un vieil homme déphasé.

The Promise affiche.jpg

 

Pour écrire "Le Serment", Peter Kosminsky et son équipe ont mené des recherches approfondies pendant sept ans. Bien que cette histoire soit purement fictive, elle est basée sur les témoignages de nombreux soldats britanniques, d’Israéliens et de Palestiniens qui racontent la période du mandat britannique en Palestine et le quotidien de ceux qui vivent aujourd’hui sur ces terres."
Extraits Arte          A voir

17-promise-le serment.jpg

12/11/2014

Cet été

Coup de coeur de l'été

2014-07-17 16.58.22.jpg

La rando du col d'Agnel , avec le lac Foreant, puis le lac Egorgeou....superbe !

Bien aimé aussi ce petit bout de plage au pied de la dune du Pyla

20140909_171145 (2014_09_15 19_24_11 UTC).jpg

la balade du soir....

20140911_202514 (2014_09_26 19_05_14 UTC).jpg

Aujourd'hui, nos chemins d'hiver....

20141028_150513.jpg

 

"Je m’évade
Sous les coquilles rompues du soir
Avec mon sac d’étoiles dans ma poche.....

Je m'évade ( René Guy Cadou )

Ce sera pour un prochain été......

2014-07-10 13.01.36.jpg

 

 

21/10/2014

Entre tendresse et solitude

Saul Leiter    "Le flâneur d'un monde flottant"

                                    1923-2013

 

 

saul leiter.jpg

Un monde mélancolique.....Un monde de douceur et de poésie....

Saul leiter 4.jpg

"Pour comprendre l’univers si particulier du photographe américain Saul Leiter, il faut aimer les reflets des vies dans les flaques du temps, les buées qui montent parfois des gens, toutes les histoires d’un jour que l’on pourrait imaginer à partir de ses photos."

leiter-brouillard-1950.jpg

 

" Je n'ai pas une philosophie. J'ai un appareil photo. Je regarde dans la caméra et je prends des photos. Mes photographies sont la moindre parcelle de ce que je vois et qui pourrait être photographiée. Elles sont des fragments de possibilités infinies."saul 6.jpg

 

leiter-smoking.jpg

 

 

Être inconnu m’a toujours paru une position confortable.


Saul Leiter est un être discret qui aura toujours refusé la notoriété, la reconnaissance. Il vivait marchant dans les rues sous la pluie, sous la neige, sous les rêves des gens, et observait jusqu’à ce que quelque chose monte de la surface des êtres.

saul 2.jpg


ll dit aussi, en quelques phrases, ses blessures : un père, ­rabbin à Pittsburgh, qui n'accepta jamais que son fils embrasse la carrière d'artiste. « Enfant, j'ai été habitué à consacrer mes journées à l'étude. Levé à 5 heures du matin, je m'effondrais au lit le soir. J'ai découvert l'art à la bibliothèque, dans les livres, Picasso, Bonnard, mais aussi les estampes japonaises, les textiles péruviens, l'expressionnisme allemand. Tout m'apparaissait brusquement. »

©+Saul+Leiter.jpg


On dira seulement qu’il est né en 1923 à Pittsburgh, Pennsylvanie. Son père rabbin voulut en faire également un rabbin et jusqu’en 1946 il suit des cours de théologie talmudique. « Mon père et mon grand-père étaient des rabbins. J'ai étudié la théologie et quand je revenais de chez mon grand-père, je pouvais répondre à des questions pointues ». Il oubliera tout cela. N’étant pas devenu rabbin, il rêva de devenir un humble Dieu de l’image.

saul 8.jpg

 

Il s’échappe donc, maudit par ses parents, à New York à 23 ans, en 1946. Il s’y installera durablement"

Quelques lignes de  
Gil Pressnitzer

 

Saul-leiter-vignette.jpg

 

 «J’ai passé une grande partie de ma vie en étant ignoré. J’en étais très heureux. Etre ignoré est un grand privilège. C’est ainsi que j’ai appris à voir ce que d’autres ne voient pas et à réagir à des situations différemment. J'ai simplement regardé le monde, pas vraiment prêt à tout, mais en flânant. » Il n’a appartenu à aucune école, aucun mouvement. Il aura préféré boire son café et écouter de la musique, que faire sa promotion.

saul-leiter-footprints-1950.jpg


Une seule galerie, la galerie new-yorkaise Howard Greenberg, croit en lui et depuis il est reconnu pour ce qu’il est : l’un des très grands maîtres de la photographie, un Marc Rothko de l’image.

 

Saul-Leiter---Saul-Leiter---spread-05.jpg

08/01/2014

Une femme , Jane Campion

nouveau_la.lecon.de.piano.jpg

 

La seule femme à avoir obtenu la Palme d'or pour "La leçon de piano" sera la première femme réalisatrice à présider le jury du Festival.

La-Lecon-de-piano-VF_reference.png

104543-jane-campion-nommee-presidente-du-jury-du-festival-de-cannes-2014.jpg


Jane Campion représente un cas unique dans l'histoire du Festival de Cannes. Elle seule a obtenu deux Palmes d'or : la première en 1986 pour son court-métrage Peel, alors qu'elle était inconnue, et la seconde en 1993 pour La leçon de piano. Ce film lui a valu également l'Oscar du meilleur scénario, tandis que l'actrice Holly Hunter raflait le prix d'interprétation sur la Croisette et l'Oscar de la meilleure actrice

jane campion


 








n-JANE-CAMPION-large570.jpg


"Née en 1954 à Wellington, Jane Campion a réalisé une demi-douzaine de longs-métrages depuis Sweetie, son premier film (1989), à Bright Star (2009). Elle a également signé plusieurs courts-métrages, dont Peel (Palme d'or du court-métrage à Cannes en 1986) et, plus récemment, une mini-série pour la télévision, Top of the Lake. « Après Michèle Morgan, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, Isabelle Adjani, Liv Ullmann et Isabelle Huppert en 2009, elle complète la liste prestigieuse des présidentes de jury »soulignent les organisateurs.

images.jpg



default-15_movie_medium.jpgholy-smoke_affiche1_movie_medium.jpg


affiche-film-bright-star-mon-amour-jane-campion-abbie-cornish-ben-whishaw-texte.jpg

 

PHO7dc623f4-4245-11e3-b754-cc60ad505094-350x250.jpg


"Créée, écrite et réalisée par la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion (La Leçon de piano), Top of the Lake n'est pas qu'une minisérie. C'est aussi un grand film de femmes, un hymne à la beauté, une terrible enquête policière. Qui plus est sans happy end."


« Elle fait partie de ces cinéastes qui incarnent à la perfection l'idée qu'on peut faire du cinéma en artiste et séduire un public planétaire. Et nous savons que son exigence personnelle sera aussi celle de son jury »(Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes)

Portraits de femmes

La cinéaste s'est fait connaitre par ses très beaux portraits de femmes marginales ou à forte personnalité aux prises avec les carcans de la société. Il y a Ada dans "La leçon de piano", Kay dans "Sweetie", son premier long métrage présenté en compétition sur la Croisette en 1989, Jane dans "Un ange à ma table" en 1990, sans parler de "Portrait of a Lady" avec Nicole Kidman (1996), "Holy Smoke" avec Kate Winslet en 1999 etc.

Source m. culture  ,
Le Monde.fr avec Reuters | 07.01.2014

 

 

 

lecon-de-piano-1993-10-g.jpg

13/11/2013

Munem Wasif Belonging, le vieux Dhaka 2013

munem-wasif_07.jpg


"J’ai passé mon enfance à Cornilla, un petit quartier entouré d’une vie rurale et ancrée dans la tradition et un mode de vie d’un ancien temps. Ces années m’ont fait apprécier ce Vieux Dacca et me font me sentir chez moi parmi ces habitants pour qui les traditions sont plus importantes que la nouveauté.

munem_wasif_-_agence_vu.jpg


Au travers de mes cadrages, mon vieux Dacca se révèle et fait émerger des vies invisibles ainsi que des questionnements plus torturants sur l’idée d’assimilation ou pire, d’effacement."

Le vieux Dacca,
j’ai redécouvert l’impulsion - propre aux petites villes - de s’accrocher à des choses plutôt que de les laisser filer.

Old_Dhaka_Book_62.jpg

"En grandissant dans la petite ville de Comilla, au Bangladesh, Munem Wasif rêvait de devenir pilote, joueur de cricket puis… photographe. Aucun de ces choix n’enchantaient vraiment son père. Plus tard, il partit pour la grande ville de Dhaka. Sa vie prit un tournant majeur pendant ses études à la Pathshala, où il développa une attention aux histoires et se dota par la photographie d’une voix qu’il utilisa pour raconter l’industrie déclinante et la douleur des travailleurs, les exclus et les contrées déchirées par les changements climatiques, et une ville empreinte d’un amour nostalgique : Dhaka."

munem2.jpg


Un beau travail en noir et blanc, visible jusqu’au 17 novembre au 51, rue Saint-Louis-en-l’Ile. Le livre est disponible en librairie et sur Internet.

munem-wasif_09.jpg


 Ce photographe documentaire bangladais a capturé la vie dans la capitale de son pays, Dakha, durant 8 ans. De ce travail est né une exposition et un livre.

Superbe ! source Photographie.com , Newsletter 7 novembre 2013

munem-wasif_08.jpg



22/08/2013

" passeurs de beauté"

michaud2.jpgUn livre

Roland et Sabrina Michaud, couple de photographes voyageurs , Passeurs de Beauté

 

Le Mot de l'éditeur : Afghanistan


Roland et Sabrina Michaud ont parcouru l'Afghanistan pendant quatorze ans, de 1964 à 1978.
Ce pays grandiose et austère, isolé du reste du monde, était un pays hors norme par son dépouillement, son authenticité et sa beauté.

afghan.jpg

Des déserts du Seistan où les sables envahissent les ruines des cités mortes aux monts Pamir où les caravanes de chameaux empruntent en hiver les rivières gelées ; des vallées secrètes de l'Hindou Koush semées d'oasis aux bazars des cités caravanières du Turkestan afghan échelonnées sur l'ancienne route de la soie, ils ont fréquenté et aimé dans leur intimité chacune des ethnies qui composent ce peuple libre et fier : Pashtouns, Tadjiks, Hazaras, Ouzbeks et Turkmènes, mais aussi Baloutches et Kirghizes, Nouristanis et derviches vagabonds de nulle part.

Leur témoignage sur cet univers rude mais riche de foi exprime la pérennité des qualités humaines et spirituelles dont nous avons tous besoin pour vivre mieux. 

guide-Afghanistan-s.jpg



Un joli billet chez Loop ( Que je ne retrouve pas ! )







Ce beau livre ,"Mémoire de l'Afghanistan"  est le dernier legs de l'Afghanistan d'autrefois. Le miroir s'est brisé, reste la mémoire...( Mike Barry)

Derrière ses montagnes, vivait l'Afghanistan

Prière du couchant..jpg

michaud 5.jpg

michaud 9.jpg

michaud10.jpg

 

Un extrait d'un   billet de Eliza Griswold , (the New York Times , 6 Septembre 2012)

Poésie et témoignages émouvants


“Je suis comme une tulipe dans le désert. Je meurs avant de m’ouvrir, et la brise du désert éparpille mes pétales.”


En Afghanistan, des femmes composent et échangent des “landai” — souvent au péril de leur vie . Dans ces courts poèmes à l’humour grinçant, elles s’en prennent aux mariages forcés, aux talibans, à la présence militaire occidentale. Une poétesse américaine est allée à leur rencontre.


"“Un poème est une épée”

Environ 80 % des 15 millions d’Afghanes vivent dans des zones rurales, où les tentatives des Américains pour promouvoir les droits des femmes n’ont guère porté leurs fruits. Seulement 5 % des femmes vont jusqu’au baccalauréat ; la plupart sont déjà mariées à 16 ans, les trois quarts d’entre elles à un époux imposé par leur entourage.

La poésie pachtoune est depuis longtemps un instrument de rébellion pour les femmes afghanes. Le terme landai, qui signifie littéralement en pachtoune “petit serpent venimeux”, désigne une forme poétique populaire à deux vers. Drôle, accrocheur, rageur, tragique, le landai n’a pas d’auteur à proprement parler ; on se le répète, on le partage ; le landai appartient à une femme sans vraiment lui appartenir. Les hommes en récitent aussi, mais les landai sont presque toujours exprimés par des voix féminines.

“Les landai appartiennent aux femmes”, affirme Safia Siddiqi, poétesse pachtoune de renom et ancienne députée.Les landai parlent traditionnellement d’amour et de chagrin. Ils raillent souvent le mariage forcé avec un humour pince-sans-rire, les maris vieillissants et bons à rien y étant souvent qualifiés des “petits monstres”. (extrait)

sortir-de-l-ombre_368.jpg

Une femme afghane vêtue d'une burqa marche dans un vieux bazar de Kaboul.

REUTERS/Ahmad Masood

Il y a aussi Shamsia

Shamsia exprime son art par le graffiti

index.jpShiamsia.jpg

«Je déforme mes femmes pour les montrer plus grandes qu’en réalité, avec des épaules larges, parce que je veux qu’elles aient l’air puissantes», explique la jeune artiste afghane. (Reuters)

"

Elles dansent au-dessus de Kaboul, les femmes de Shamsia, conquérantes sous leurs tchadors bleus aux allures de robes majestueuses. «Je les déforme pour les montrer plus grandes qu’en réalité, avec des épaules larges, parce que je veux qu’elles aient l’air puissantes», détaille la jeune artiste afghane devant les photos de ses graffitis, exposées dans la cour de l’Hôtel de Ville de Genève jusqu’au 17 juin. L’ONG Terre des femmes – en association avec le bureau de la promotion de l’égalité entre femmes et hommes de l’Etat de Genève et la Chancellerie d’Etat – a invité Ommolbanin Hassani, alias Shamsia, à présenter son travail en Suisse et à débattre de la place des femmes dans l’espace public*.

Afghanistan mercredi 12 juin 2013, Céline Zünd

index.jpshamsia 2.jpg

 

 

19:50 Publié dans COUP DE COEUR | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : afghanistan

18/04/2013

Ce jour là ..Place Vendôme, 1947

 

 

"C'était une fin de matinée, sur la place Vendôme. Tout à coup, je ne sais pas pourquoi, je baisse la tête et je remarque une flaque d'eau. Je me penche encore et en la regardant bien attentivement, je vois qu'un trésor se cache dans cette flaque, la colonne Vendôme s'y reflète, j'ai bien sûr tout de suite envie de faire une photo...".

 


Place-Vendome-1947-Willy-Ronis.jpg

c'est un petit miracle  ce reflet. Et aussitôt, une jeune femme enjambe cette flaque.

Zut, je n'étais pas prêt, je l'ai ratée ,j'aurais pourtant tellement voulu prendre ce geste, cet ensemble, avec la flaque, la jambe, et le reflet de la colonne.

Mais quand j'ai levé la tête, je me suis aperçu que plusieurs femmes passaient par là et prenaient toutes la même direction.

C'étaient les ateliers de la place Vendôme qui rejetaient leurs petites cousettes pour le temps du déjeuner....

Alors j'ai attendu....trois femmes, l'une après l'autre, ont fait le même parcours et ont enjambé la flaque. J' ai fait trois photos.....

Cette photo est la plus belle des trois.

Elle est étrange, sensuelle, avec le beau dessin de l' escarpin et l'ambiance particulière de ce jour , ou je m'en souviens, il n'avait pas cessé de pleuvoir.

Un extrait de  " ce jour là" p.18   le petit livre de Willy Ronis, plein de charme et de poésie....

15:28 Publié dans COUP DE COEUR | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : willy ronis