24/02/2014
L’image comme preuve

« Les siècles c’est de la bêtise ; pour moi il y a le printemps, l’été, l’automne, l’hiver, les équinoxes, et puis le reste... » Malgré cette saillie, Henri Cartier-Bresson est bien un homme du XXe siècle. Connu dans le monde entier, il est considéré comme l’un des pionniers du photojournalisme moderne. Guerre civile espagnole, libération de Paris, naissance de la République populaire de Chine, Mai-68 : le célèbre photographe a été un témoin privilégié des grands événements qui ont marqué son époque. Biographe de référence d’Henri Cartier-Bresson, Pierre Assouline retrace le destin hors du commun de celui pour qui « l’objectif n’est qu’un prolongement de l’œil ».


La grande exposition du Centre Pompidou présente deux documentaires du photographe, qui témoignent autant du conflit espagnol que de la mobilisation républicaine qu’il suscita.

Séville , Espagne 1933
L'oeil du siècle
Avec la voix enjouée d'Henri Cartier-Bresson, tirée d'archives sonores, qui commente le défilé chronologique de ses photos les plus marquantes, ce film au montage inventif retrace le destin hors du commun de celui pour qui "l'objectif n'est qu'un prolongement de l'œil". Au fil de ce récit autobiographique, le parcours personnel de Cartier-Bresson et la grande histoire s'entremêlent. Celui qui n'est devenu photographe professionnel qu'à l'âge de 38 ans, évoque ses premiers voyages en Afrique, ses trois années comme prisonnier de guerre en Allemagne ou sa rencontre avec Robert Capa et David Seymour, avec qui il a fondé l'agence Magnum. Se destinant d'abord à la peinture, il raconte sa découverte de la photographie. Partisan d'une pratique instinctive, il décrit le plaisir physique, quasi jouissif, qu'elle lui procure. Se révélant espiègle et volontiers frondeur, Cartier-Bresson livre sa vision de la liberté, du progrès, de la mort, citant les grands hommes qu'il a côtoyés, comme De Gaulle ou Mauriac. Emblématiques ou méconnues, ses photographies prennent vie sous nos yeux…(Arté ) rediffusion mardi 18 mars

09:16 | Lien permanent | Commentaires (6)
Beaucoup de bruit au dessus de ma tête....
Hier , très joli spectacle.....depuis quelques jours , les vols se multiplient , les grues remontent d'Espagne, d'autres quittent la France....

"Les grues cendrées se reproduisent dans le nord de l’Europe, Scandinavie principalement. Au début de l’automne, elles se rassemblent en grandes troupes et entament un long voyage qui les conduira vers le sud, traversant la France en diagonale. Après plusieurs étapes en Champagne humide et dans les Landes de Gascogne, les grues achèveront leur périple en Espagne où elles y passeront l’hiver. Aux premiers jours du printemps, les mêmes grandes troupes reprennent le ciel, suivant le même trajet pour regagner les tourbières et marais qui les virent naître."
Dans les années 70, la culture du pin laisse progressivement la place à la maïsiculture, permettant ainsi un séjour favorable pour les grues : elles profitent ici des refuges constitués par deux grandes zones humides (le Camp du Poteau à Captieux et la Réserve Nationale de Chasse d'Arjuzanx).
Dans la journée, les grues glanent le maïs délaissé par la moisson. Au crépuscule, elles regagnent les marais pour ypasser la nuit, les pieds dans l'eau. Ainsi, depuis les années 80 les Landes de Gascogne constituent la zone d'hivernage importante en Europe évitant aux oiseaux le franchissement des Pyrénées. Durant l’hiver 2006/2007, près de 30 000 grues ont séjourné dans les Landes de Gascogne. ( source Les grues cendrées de Landes , Valeries Dubec )

08:52 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : des grues


















