02/02/2007
ESSAYE-MOI
Scénario : Pierre-François Martin-Laval, Isabelle Nanty, Jean-Paul Bathany, Fredric Proust
Avec Pierre-François Martin-Laval, Julie Depardieu, Pierre Richard, Kad Merad, Isabelle Nanty, Wladimir Yordanoff, Marina Foïs
Photo : Régis Blondeau
Musique : Pierre Van Dormael
Quand Yves-Marie, 9 ans, demande à Jacqueline, qui a son âge: "Epouse-moi", elle répond par une pirouette: "Le jour où tu vas dans les étoiles, je te donne ma main". 24 ans plus tard, quand Yves-Marie, devenu cosmonaute, vient sonner à la porte de Jacqueline, celle-ci s'apprête à épouser Vincent et a tout oublié de sa promesse. Alors Yves-Marie a une idée: "Essaye-moi une journée avant de dire non!"
plein de poésie, d'humour, de tendresse et de burlesque
Pierre-François Martin-Laval illumine son Essaye-moi de tout ce que l’univers enfantin peut avoir de tendre, innocent, spontané, souriant, authentique, parfois stupide.
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Julie Depardieu, toute en justesse et pleine de responsabilités, ne demande finalement qu’à échapper à sa vie trop réglée et joue ainsi sur la corde sensible du principe de l’incertitude, face à un Kad Merad qui compose ici un beauf non méchant à qui tout échappe trop vite alors qu’il pense avoir la main mise sur une vie bien façonnée. Mais c’est surtout avec l’immense Pierre Richard que le film termine son envolée lyrique, offrant ce qu’il peut donner de plus beau à son personnage: l’affection. Affection d’un père gaffeur qui n’a quasiment plus que le bonheur de son fils comme pacemaker et qui utilisera tout les ressorts maladroits possibles pour que ce dernier arrive à ses fins. Bref, un excellent numéro de comédiens au service d’un récit aux relents doux-amers mais clairement passionnels.
Et même si le dénouement de cette histoire paraît cousu de fil blanc, il est à noter que ce fil est de ceux dont on fait les reliures des couvertures de contes pour enfants. CHRISTPHE CHENALLET .
13:25 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2)
01/02/2007
LE MAL LOGEMENT
Le Rapport 2007 sur l’état
du mal-logement est paru !
Alors que l'actualité récente a enfin permis de placer le logement au cœur du débat public, ce 12è Rapport de la Fondation dresse le tableau d'une situation qui ne cesse de se dégrader et décrypte les paradoxes et les contradictions qui sous-tendent les politiques du logement.
"On construit 76% des logements pour le tiers de la population le plus aisé", résume Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre, qui accuse les pouvoirs publics d'avoir été "myopes aux besoins sociaux" au cours des dernières années
"Société et logement connaissent des évolutions inverses", souligne la Fondation dans son 12e rapport annuel: d'un côté la demande se fragilise, de l'autre le logement connaît un renchérissement et devient inaccessible au plus grand nombre. "Les classes moyennes sont dupées et les classes populaires sont oubliées", souligne le rapport.
La Fondation souligne par ailleurs que la progression globale du nombre de logements sociaux financés depuis 2004 "tient essentiellement à l'augmentation de l'offre locative intermédiaire (...) inaccessible à la grande majorité des 1.300.000 demandeurs de logements sociaux".
"Il ne faut donc pas s'étonner du décalage considérable entre l'appréciation favorable de la situation, émanant des responsables de la politique du logement, et celle des Français préoccupés par la rareté des logements proposés à des prix abordables", souligne le rapport.
Que ce soit dans le secteur locatif public ou privé, la dérive est la même. A titre d'exemple, la Fondation cite le cas de Lyon : aujourd'hui, seulement 6% des logements privés ont un loyer de niveau HLM, contre 50% en 1990.
A cet égard, la Fondation accuse l'Etat d'avoir affecté, ces dernières années, les ressources publiques à promouvoir des produits immobiliers qui ont contribué à l'affaiblissement du rôle social du parc privé. Ainsi, souligne-t-elle, le dispositif "Robien" a-t-il contribué à la hausse des loyers privés.
La dégradation des situations sur toute la chaîne du logement, souligne-t-elle, a "des effets dévastateurs pour les plus fragiles" contraints de se loger dans toutes sortes d'habitations "indignes" : squats, bidonvilles, campings, caves...
Une deuxième mesure, a-t-il précisé, est l'inscription à l'école d'enfants qui n'ont pas d'adresse: en Seine-Saint-Denis, ce serait le cas de 20.000 enfants.
11:18 Publié dans SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (0)
























