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08/09/2007

TWIN PEAKS

Mais qui a tué Laura Palmer ? Et quel secret renferme cette ville mystique ? Chuuut...38d4b34cb414c1457d525a2b82479d0b.jpg

17 ans après, il est grand temps de revenir à Twin Peaks

 

est donc grand temps de ressortir les tasses de café et les tartes à la cerise. L'agent spécial Dale Copper (Kyle MacLachlan) revient pour l'enquête la plus mystique, la plus passionnante et la plus insoutenable de l'histoire de la télé.

Twin Peaks est sans aucun doute la série la plus innovante, la plus fédératrice et novatrice de l'histoire. Ayant influencé une foule d'autres séries, rien n'est pourtant venu concurrencer à quelconque moment la série culte de David Lynch.

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Ambiance mystique et envoûtante, personnages symboliques et charismatiques, ambivalence d'un intrigue corsée, thèmes multiples, diversifiés et profonds, musique magnifique... Twin Peaks a innové et s'apprête à revenir sur le devant de la scène pour une nouvelle vague de fureur

17 ans qu’on l’attendait : la mythique série de David Lynch, «Twin Peaks», sort enfin en DVD.
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"
C’est une blonde lycéenne qu’on retrouve morte enveloppée dans du plastique. C’est une bûche, un hibou, une part de tarte aux cerises... "
Twin Peaks, ville imaginaire sise dans l’état de Washington à quelques miles du Canada, est le premier personnage de la série. Comme ses habitants, elle est mignonne et pimpante en apparence, avec son café, sa scierie, son bureau du shérif, mais la nuit venue, sa forêt de Douglas Firs abrite les pires turpitudes....
DAVID  LINCHe939304b98b0d6d0f769ec49a199b676.jpg
 Soucieux de faire transparaître les méandres de l'âme humaine, ses films, comme 'Eraserhead' , 'Une histoire vraie', 'Elephant Man', 'Blue Velvet', 'Mulholland Drive' ou 'Sailor et Lula' - pour lequel il obtient la Palme d'or au Festival de Cannes en 1990 - sont de véritables succès

INTERVIEW DE DAVID LYNCH


Obscurs, les films de David Lynch ? C’est ce que semble prouver son dernier opus, ‘Inland Empire’. Et pourtant, si l’on en croit les dires du "maître de l’étrange", la recette est on ne peut plus simple : les idées s’attrapent, comme les poissons.


"D’une manière générale, il y a dans vos films une dimension de terreur, de panique, et ils mettent souvent en exergue le côté sombre de l’humanité…"

"Tous les arts sont le reflet de notre monde, et nous vivons dans un monde duel, changeant, habité par la peur, la négativité, les tourments, où des personnes luttent et ressentent des émotions. Les histoires portent tout cela, et le cinéma, qui est l’art le plus puissant dans la possibilité d’expression qu’il offre, est le reflet de notre monde. Dans ce monde où il y a beaucoup de négativité, les arts ont de quoi faire. Mais ce monde porte aussi beaucoup de beaux sentiments. Mes histoires portent ces sentiments.e6148dfc1415086ae54a8d683043686f.jpg

 Et le cinéma est un langage à part entière qui peut dire tant de choses… Tous les arts sont des supports profonds, mais le cinéma est le plus magique."

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17:29 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

07/09/2007

Le Robert, les rebeus et les flics

Les policiers dénoncent la définition du mot "rebeu" dans l'édition 2008 du dictionnaire. Pour eux, cette expression est un "outrage" à la police

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Chaque année, de nouveaux mots font leur apparition dans le dictionnaire. Et chaque année, ou presque, de nouveaux termes font débat. L'an dernier, c'est la définition du mot "colonisation" dans Le Petit Robert qui déclenchait la colère du Mrap et du Cran, ces dernières estimant que la définition "cautionnait et justifiait la colonisation". Dans l'édition 2008, c'est "rebeu" qui fait parler de lui. A la page 2135, pour illustrer ce terme qui signifie beur en verlan (à l'envers), il y a cette citation de l'auteur de polars Jean-Claude Izzo : "T'es un pauvre petit rebeu qu'un connard de flic fait chier. C'est ça !"


Le sang des "flics" n'a fait qu'un tour. Ils l'ont dit via leur syndicat. Pour Alliance, le second syndicat de gardiens de la paix, la phrase illustrant l'expression était un "outrage" à la police. Le secrétaire général Jean-Claude Delage parlant de "discrédit" et de "déshonneur" pour la profession. "C'est tout bonnement scandaleux, renchérit dans la même veine Joaquin Masanet, secrétaire général de l'Unsa-police, premier syndicat. Scandaleux qu'une édition aussi prestigieuse que celle du Petit Robert laisse passer ça ! C'est un ouvrage qui est envoyé dans toutes les écoles de France, mais quelle image ça donne de la police aux enfants ça ?!"

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"Un clin d'oeil à une réalité"

Mais du côté des associations de lutte contre le racisme, calme plat. Contacté par LCI.fr, Mouloud Aounit, président du Mrap explique ce silence. : "A l'époque, c'est la définition en elle-même qui posait problème. Là, c'est l'illustration du mot, une citation de surcroît extraite d'un polar... Alors il faut relativiser, justifie, la voix souriante. Après le rapprochement qui est fait entre rebeu et police n'est pas si inintéressant que ça, historiquement et concrètement parlant... On peut voir ça comme un clin d'œil à une réalité à l'endroit des policiers par rapport au contrôle des identités au faciès." Et de rappeler que le terme de "rebeu" a émergé lors de la marche des beurs, en 1983, organisée après de graves émeutes répondant à des violences policières. 100.000 personnes défilèrent ce 3 décembre pour lutter contre le racisme.

Les éditions Le Robert ont rappelé que la mission de son dictionnaire n'était pas de "jeter le discrédit et le déshonneur" sur quiconque, mais de "décrire la langue dans toute sa richesse et ses multiples usages, du plus soutenu au plus familier". Dans son édition 2008, la définition de la colonisation n'a pas été modifiée mais accompagnée d'une citation. Celle du poète et homme politique Aimé Césaire l'assimilant à une "chosification", un ajout dont s'est réjoui le Cran et le Mrap. Comme quoi les citations ont parfois du bon.

(Reprise d'un article d'Amelie Gautier le 08/09/2007

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22:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

04/09/2007

Ken Loach: "Le travail bon marché est au coeur de l'économie britannique"

372434b2ca45d51169a393f337f8cd69.jpgVENISE (AFP) — "Le travail bon marché est au coeur de l'économie britannique" affirme dans un entretien à l'AFP, le cinéaste Ken Loach, 71 ans, dont le film "It's a free world", en compétition à la 64e Mostra, dénonce l'exploitation des immigrants dans l'économie mondialisée.

Ironique, le titre du film - "C'est un monde libre" - annonce l'objectif de Loach : montrer la signification parfois tragique, au plan social, de l'expression "flexibilité du travail dans une économie libéralisée" qui circule abondamment, de l'univers des entreprises à celui de la politique.

Dans "It's a free world", Angie est une maman célibataire qui affronte la vie crânement et décide, une fois mise à la porte d'une entreprise de recrutement en Pologne, de fonder sa propre agence d'intérim à Londres.

Là, elle donne à des travailleurs sans papiers, ukrainiens, polonais ou afghans, des emplois non qualifiés d'"un jour, une semaine ou un mois", en toute illégalité. Une fois prise dans l'engrenage de l'argent facile, la jeune femme va de plus en plus loin dans l'exploitation de la détresse humaine.

"La logique d'Angie est celle de toute entreprise : trouver la main d'oeuvre la moins chère, élargir ses marchés et rogner sur les coûts afin de faire le plus de profit possible", estime Ken Loach, très sollicité par la presse à Venise, où le film est montré en avant-première mondiale.

"Elle est une +business woman+ modèle", poursuit-il, "elle n'a pas fait le choix de mal agir. Si elle veut survivre c'est ce qu'elle doit faire, et son comportement est au coeur de notre économie".

"Si les spectateurs sont horrifiés par elle, par ses actes, ils vont aussi se dire que pour changer cela, c'est tout le processus néo-libéral de +thatchérisation+ et de +blairisation+ qu'il faut revoir", estime le cinéaste.

Parfois accusé de manichéisme, Ken Loach développe ici un propos riche et nuancé en représentant le camp des "exploiteurs" par le personnage d'une jeune femme attachante, aux origines ouvrières, elle-même victime du système.

Mauvaise conscience de son pays dont il a dénoncé la politique répressive dans les années 1920 face au mouvement d'indépendance irlandais dans "Le vent se lève", Palme d'or 2006 à Cannes, Ken Loach est bouleversé par l'injustice et la misère sociale.

"Le travail bon marché est au coeur de l'économie britannique" dit-il avec véhémence. "Le gouvernement ne respecte pas sa propre législation : il fixe un salaire minimum puis s'assure que celui-ci ne sera pas payé, parce que s'il l'était, le prix des aliments, des vêtements grimperait, l'inflation s'envolerait et cela déséquilibrerait l'économie", développe Ken Loach.

"Il y a une grande hypocrisie de la part des hommes politiques", juge le réalisateur, qui a livré de chaleureux portraits des laissés-pour-compte de l'Angleterre thatchérienne dans "Riff raff", "Raining stones" ou "Lady Bird".

"Personne ne dit +Nous voulons que les travailleurs d'Europe de l'Est viennent parce qu'ils sont bon marché et nos électeurs sont des consommateurs. Ainsi nous verserons de maigres salaires et les aliments ne coûteront pas chers... Pourtant, telle est la réalité", conclut-il

19:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)