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04/12/2008

Non au travail du Dimanche

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Pour l'histoire : la CGT nous transmet une affiche de 1905 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-12-2008

C'est une image historique, que nous transmet la CGT : une des premières fermetures de dimanche, en 1905 (avant le vote de la loi), dans la ville de Lyon.

Les "hommes de progrès" que sont RoboCop[é], Mallié, Bertrand, Chatel, Morano et consorts voudraient-ils faire renvenir la France à l'état où elle était au début du siècle dernier ?!

PARIS (AFP) — Le texte sur l'extension du travail dominical a donné lieu mercredi à des débats très houleux en commission de l'Assemblée, véritable répétition générale avant la "bataille" que la gauche promet de livrer dans l'hémicycle à partir du 11 décembre, si le calendrier est tenu.

La gauche s'est montrée combative, dénonçant une proposition de loi visant à "rendre légal ce qui est aujourd'hui illégal". Au nom du PS, le député Christian Eckert a promis une véritable "bataille" en séance publique contre un texte "extrêmement dangereux".

ELLE DANSE

souchon.jpg Elle Danse     



D'un boubou bien habillée
Et pour ne pas oublier
Elle danse sous les peupliers
Sous les peupliers mouillés
Ne pas oublier les pas
Que lui ont appris là-bas
Sa maman et son papa
Elle danse pour ça
Elle danse le tropique
Elle danse l'équateur
Les vendeurs de shit
Qui bloquent l'ascenseur
La voient, elle danse là-bas

Pour ne pas oublier
Son pays pouilleux pillé
Son pays tout dépouillé
Son président fou à lier
Ne pas oublier les gens
La boîte en fer et l'argent
Le passeur qui avait dit
Le mot paradis
Elle danse un malheur
Elle danse les voleurs
Les vendeurs de shit
Qui bloquent l'ascenseur
Rigolent et disent, elle est folle

Petit village ou rien ne bouge, le bétail
Petite maison de boue rouge, toit de paille

A la télé hier au soir
Ils ont dit qu'à Gibraltar
Un bateau s'est retourné
La mer était démontée
Ce sont des enfants perdus
Les larmes ont brouillé sa vue
Le passeur leur avait dit
Le mot paradis
Elle danse la poussière
Elle danse la misère
Les vendeurs de shit
Qui trafiquent derrière
La voient, elle danse là-bas

D'un boubou bien habillée
Pour ne pas oublier
Elle danse sous les peupliers
Les peupliers mouillés
souchon3.jpg un nouvel album intitulé Écoutez d'où ma peine vient

Alain Souchon aime le bateau et la marche. Ses chansons naissent à l'avant d'un voilier, dans la rue, sur un sentier de montagne ou sur la côte bretonne. Dans son nouveau disque, il évoque les amours instables (Les saisons) et le charme des wagons-lits (La Compagnie). Mais il chante surtout, en douceur, bien sûr, ses énervements. Parachute doré brocarde les grands patrons. Rêveur dit la prise de pouvoir du Cac sur les rêves d'hier. Elle danse s'attriste sur la douleur des déracinés. 8 m2 raconte l'amour qui envoie en prison. « Mon père n'a pas de convictions, de vraie passion, explique Charles Souchon. Pourtant, dans plein de chansons, il s'engage. Il sait 'ce qu'il ne faut pas'. Il pose des questions. Il fait des constats. » Alain Souchon ne vote pas. « Je ne m'en fous pas. Mais je regarde ça comme un spectacle. Le monde, tel qu'il est organisé, est grotesque. Mais dans ce monde, il y a l'humanité, avec plein de gens admirables, extraordinaires, dévoués. Il y a des petits abbé Pierre partout. C'est ça qu'il faut voir. » C'est ça que « voient » ses chansons. C'est ça qu'entend le public dans ses chansons. C'est ça Alain Souchon.

Michel TROADEC

14:56 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : alain souchon