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16/03/2008

EXPULSIONS LOCATIVES

lors que la trêve hivernale des expulsions locatives touche à sa fin, les associations dénoncent l'absurdité d'un système qui met à la rue des personnes que la loi Dalo oblige à reloger.

(Reuters)

Près de 600 personnes ont manifesté samedi 15 mars à Paris en faveur du droit au logement à la veille de la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives.
Sous des banderoles clamant notamment "un toit, c'est un droit, pas d'expulsion", les manifestants ont quitté la place de la République vers 14H45 pour rejoindre l'île de la Cité, où se trouvent à la fois la préfecture de police et le palais de justice, deux bâtiments clef dans les processus d'expulsion.
Une trentaine d'associations, comme le Dal (Droit au logement), le Cal (Comité action logement) ou Jeudi Noir, avaient appelé à cette manifestation pour souligner l'absurdité d'un système qui met à la rue des personnes que la loi Dalo (Droit au logement opposable) sur le droit au logement opposable oblige à reloger.
Les personnes expulsées de leur logement sont en effet parmi les publics prioritaires du Dalo qui, si aucun relogement ne leur est proposé au bout d'une période de six mois, seront en droit d'engager des poursuites judiciaires contre l'Etat.

Six catégories de public prioritaires

Selon la loi votée en mars 2007, les commissions de médiation départementales ont été mises en place au 1er janvier et enregistrent les demandes de logement des six catégories de public prioritaires.
Les associations, dans leur appel à manifester, affirment que "plus de 120.000 ménages seront mis à la porte cette année.... alors que les loyers et l'immobilier n'ont jamais été aussi chers (...) et qu'avec des revenus faibles, modestes et même moyens il n'est plus possible de se loger décemment".
En plus de leurs revendications habituelles demandant l'arrêt des expulsions, les associations font part, cette année, de leurs craintes au sujet du livret A dont la collecte - actuellement de quelque 19 milliards d'euros - finance le logement social.
Suivant des injonctions de l'Union européenne, le gouvernement envisage de "banaliser" le livret A, à savoir ouvrir sa distribution à tout le secteur bancaire.

Craintes à propos du livret A

Des associations comme le Dal, mais aussi plusieurs syndicalistes craignent un captage des fonds de ce livret A par les banques vers d'autres produits financiers, menaçant ainsi le financement d'un logement social qu'ils jugent plus nécessaire que jamais.
Parmi les revendications qui seront mises en avant lors de la manifestation de samedi figureront "la défense du logement social" ou l'"arrêt des ventes de HLM".
Selon une des promesses électorales du candidat Nicolas Sarkozy, la ministre du Logement Christine Boutin s'est engagée à mettre en vente, chaque année, 40.000 logements HLM auprès de leurs occupants pour dégager des liquidités pour la construction de nouveaux logements sociaux
Des associations comme Jeudi Noir, qui se veut le défenseur des "jeunes galériens du logement", mettent aussi en avant des revendications sur le développement et la réhabilitation du logement des travailleurs migrants, des jeunes et des étudiant
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10:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique

13/03/2008

Chantal Sébire demande à la justice de l’aider à mourir !

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L’ADMD milite pour permettre à chacun d’avoir une fin de vie conforme à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir le vote d’une loi légalisant l’euthanasie.

Le vote de cette loi mettrait la France au diapason des législations et des pratiques belges et hollandaises, pays où la légalisation de l’aide active à mourir a eu pour corollaire le nécessaire développement des soins palliatifs de telle sorte que soit en toutes circonstances préservée la liberté de choix du patient, le recours à l'euthanasie ne devant pas être envisagé comme une alternative à un défaut d'accès aux soins palliatifs.

 

a justice a été saisie mercredi 12 mars d'une "demande exceptionnelle mais néanmoins légitime" d'euthanasie de la part d'une mère de famille de 52 ans, Chantal Sébire, défigurée par une maladie orpheline, incurable et évolutive.


La loi Léonetti du 22 avril 2005 sur les droits des malades va dans le sens du respect des malades en fin de vie, mais elle n'autorise pas l'euthanasie en France, contrairement à certains autres pays européens comme les Pays-Bas, la Belgique ou la Suisse.


Nous demandons simplement au magistrat de l'autoriser à s'endormir dans l'affection des siens" et de faire ainsi preuve "d'humanité", a conclu Me Gilles Antonowicz

13:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique

12/03/2008

RSF CONTRE LA CENSURE SUR INTERNET

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1916015706.jpgaprès une première édition en 2006 qui avait rassemblé près de 40 000 internautes, Reporters sans frontières reprend le concept de cybermanifestation pour son opération « 24h contre la censure ». L'organisation appelle le public à venir protester sur son site du mercredi 12 mars 11 heures au jeudi 13 mars même heure, pour dénoncer la censure sur internet. Cette manifestation concordera avec la Journée internationale pour la liberté d'expression sur internet, qu'elle organise le 12 mars conjointement avec l'Unesco.

Sur le site de RSF, les internautes seront invités à créer un personnage virtuel, à choisir leur banderole et à prendre part à l'une des manifestations en ligne, qui auront lieu dans plusieurs pays : Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Vietnam. Pays que RSF qualifie « d'ennemis du Net ».

« Actuellement, 63 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d'expression sur le Web. La Chine reste la plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs », rappelle RSF.

13:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe

11/03/2008

EXPULSION DE FRANCAIS: LE GABON TEND LE MIROIR A LA FRANCE

125343105.jpgOmar Bongo a beau être l'un des personnages les plus caricaturaux de la Françafrique, il vient d'offrir à la France un miroir déformant dans lequel il ne fait pas bon de se voir. Furieux des conditions d'expulsion de France de deux étudiants gabonais en situation administrative irrégulière, il a décrété que tout Français dans la même situation au Gabon serait mis dans le premier avion s'il était découvert au cours d'un contrôle d'identité...

Monsieur tout-le-monde en sera peut-être choqué: on ne peut pas faire ça à un Blanc quand même... Et pourtant, le Français "clandestin", ça existe. Les autorités gabonaises estiment que sur 10 000 Français résidant sur leur territoire, entre 5 et 10% sont en situation administrative irrégulière, soit entre 500 et 1 000 personnes. Dans un petit pays comme le Gabon (1,2 million d'habitants), c'est beaucoup: entre 30 000 et 60 000 personnes ramenées à l'échelle française.

Les contrôles ont démarré dès l'aéroport. Mardi, selon Le Monde, un cadre pétrolier français a été refoulé à son arrivée à Libreville et remis dans l'avion de Paris... Et il est probable qu'il y en aura d'autres, pour l'exemple.

Faire prendre conscience aux Français de l'inhumanité de leurs pratiques

Les Français clandestins doivent donc raser les murs à Libreville, ne doivent plus oser sortir dans les lieux publics de peur d'être contrôlés, ne doivent plus pouvoir aller travailler de peur d'être dénoncés... Comme des Africains clandestins en France!

C'est là que Bongo a été génial. Comment mieux faire comprendre aux Français le caractère arbitraire, illégal et franchement inhumain de certaines de leurs pratiques si ce n'est en les leur appliquant?

Que dirait-on si un père français d'un enfant de 4 ans était expulsé brutalement du Gabon et renvoyé en France sans son enfant? C'est ce qui est arrivé à l'un des deux Gabonais expulsés de Reims, et qui provoque cette crise...

Il y a quelques années, un cinéaste africain avait eu la brillante idée d'inverser ainsi les rôles. Dans "Africa Paradis" de Sylvestre Amoussou, situé en 2033, l'Europe est en crise économique, et l'Afrique en pleine prospérité. Et les Européens tentent par tout les moyens d'émigrer dans ce "paradis" du plein emploi et de l'Etat providence.

"J'ai inversé la situation, en disant que les Blancs sont fainéants"

Le cinéaste béninois suit ainsi le parcours de deux Français candidats à cette traversée clandestine... Et dans son film, figure même un ministre de l'Intérieur qui rappellera quelqu'un aux Français.

Sylvestre Amoussou expliquait lors d'un passage à Montréal:

"J'ai inversé la situation, en disant que les Blancs sont fainéants. C'est ce que l'on entend tout le temps sur les Noirs. J'ai eu envie de mettre les Européens dans cette situation."

Bongo est certes mal placé pour faire la leçon à la France, lui qui a été placé au pouvoir par Paris il y a plus de ... quarante ans, et qui y a été maintenu depuis. Mais il a eu cette fois une saine colère dans laquelle de nombreux Africains se reconnaîtront.

En espérant qu'elle fasse réfléchir l'ancienne puissance coloniale dont le Président réaffirmait jeudi dans Le Figaro l'"obligation de résultats quant aux reconduites à la frontière". Une nouvelle incitation à piétiner les règles les plus élémentaires de notre propre droit, et de l'humanité

Par Pierre Haski (Rue89)

23:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique

10/03/2008

CENSURE DANS LE METRO

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La régie publicitaire de la RATP, Métrobus, a refusé d'afficher dans le métro une affiche de la Une de Courrier international qui comprenait en titre secondaire "Sarkozy, ce grand malade". "On est dans l'ordre de la censure politique si on ne peut plus critiquer le gouvernement" a déclaré le directeur du magazine.

Censure, liée au contrôle accru qu'opèrent quelques firmes sur la communication au profit du pouvoir en place.


Courrier international est un magazine spécialisé dans la traduction d'articles de la presse étrangère. L'article qui a entraîné la censure de Métrobus est paru dans le quotidien espagnol El Pais.

23:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique