02/03/2014
Au revoir monsieur
J'avais adoré !

Sabine Azéma chante en playback sur Résiste de France Gall, extrait du film On connait la chanson (1997) de Alain Resnais avec entre autres Pierre Arditi, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri.
Alain Resnais est mort, samedi 1er mars, à l'âge de 91 ans, entouré de sa famille. Le cinéaste de la Nouvelle vague a marqué l'histoire du cinéma français, notamment avec ses films "Hiroshima mon amour" ou encore "Nuit et brouillard".

Contacté par Le HuffPost, Pierre Arditi, qui a souvent travaillé avec le cinéaste, se dit "assommé" par la nouvelle.
"Un énorme morceau de ma vie s'en va aujourd'hui mais il n'en sortira jamais. Je retiens 33 ans de collaboration avec un homme exceptionnel. Il était le cinéaste qui m'intriguait le plus quand j'étais jeune, il était à part, inclassable. Rien ne ressemble moins à un film de Resnais qu'un autre film de Resnais. Il n'a pas toujours fait l'unanimité mais il y a deux catégories de gens, ceux qui critiquent et ceux qui font, Alain était de la deuxième catégorie."
Le réalisateur avait dernièrement été mis à l'honneur lors de la 64e édition du Festival du film de Berlin pour son dernier long métrage, "Aimer, boire et chanter" (film France Inter) et dont la sortie est prévue le 26 mars prochain.
Cinéaste visionnaire et engagé
Il commence sa carrière en tournant de nombreux courts-métrages comme "Van Gogh" (1948) ou "Guernica" (1950). Mais c'est son documentaire "Nuit et brouillard" (1955) qui le révèle.
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Alain Resnais dans les années 60 © Corbis - 2014
Au début de la Nouvelle Vague, sa première fiction, "Hiroshima mon amour" (1959), révolutionne les conceptions classiques de narration de l'époque. Il y expose sa problématique de la mémoire et de la destruction du récit, qu'il approfondit dans "L'Année dernière à Marienbad" (1961) et "La Vie est un roman" (1983).
Cinéaste engagé, les thèmes de la guerre et de la politique sont également très présents dans son oeuvre : "Muriel" (1963), "Stavisky" (1974) "La Guerre est finie" (Prix Louis-Delluc en 1966).
A partir des années 80, Resnais fait appel à un trio d'acteurs auxquels il offre, au fil des ans, des partitions subtiles et variées : André Dussollier, Pierre Arditi et sa muse Sabine Azéma qu'il a épousée en 1998.
Si à ses débuts, il collabore avec des scénaristes tels que Duras ou Robbe-Grillet, il s'entoure au début des années 1990 d'auteurs plus grand public. Il signe avec le couple Bacri-Jaoui "Smoking / No smoking" (1993) et "On connaît la chanson"
(1997).
Dans les années 2000, il réalise une comédie musicale, "Pas sur la bouche" (2003) puis un autre film choral, "Coeurs" (2006).
En 2009, Alain Resnais est sélectionné pour la sixième fois de sa carrière en compétition au Festival de Cannes pour son film "Les Herbes folles" où il reçoit des mains de la présidente du Jury Isabelle Huppert le prix exceptionnel du Festival de Cannes.
Trois ans plus tard, le réalisateur signe "Vous n'avez encore rien vu", présenté en compétition au 65e Festival de Cannes en 2012.
Source France Inter avec agences | 02 Mars 2014 et Huffpost Le Monde
Merci Monsieur
Jorge Semprum , Alain Resnais, Yves Montand
14:17 | Lien permanent | Commentaires (5)
01/03/2014
Cesar 2014


"Les Garçons et Guillaume, à table !" (5 César)
- Meilleure Première œuvre.
- Meilleure Adaptation.
- Meilleur montage.
- Meilleur Acteur : Guillaume Gallienne.
- Meilleur Film.

"9 mois ferme" (2 César)
- Meilleur scénario.
- Meilleure actrice : Sandrine Kiberlain.


"Michael Kohlass" (2 César)
- Meilleure musique.
- Meilleur son.

"La Vie d’Adèle" (1 César)
- Meilleur espoir féminin : Adèle Exarchopoulos.

"La Vénus à la fourrure" (1 César)
- Meilleur Réalisateur : Roman Polanski.

"Suzanne" (1 César)

-
Meilleure Actrice dans un second rôle : Adèle Haenel.

"Sur le chemin de l’école" (1 César)
- Meilleur documentaire.
"Rares sont les documentaires qui s’imposent dans les établissements. Sorti au cinéma le 25 septembre, Sur le chemin de l’école de Pascal Plisson raconte les aventures de quatre enfants vivant au Maroc, en Inde, en Patagonie et au Kenya qui bravent tous les dangers pour se rendre à l’école. Un film qui a suscité un véritable engouement tant dans les cours d’écoles que dans les salles des profs.
Selon son réalisateur, Pascal Plisson, «les groupes scolaires représentent 80% des entrées actuelles pour ce film»"

Les enfants du documentaire de Pascal Plisson Sur le chemin de l'école. Winds / E. Guionet

"T.S. Spivet" (1 César)
- Meilleure photo.
"Renoir" (1 César)
- Meilleurs costumes.

"L’Inconnu du lac" (1 César)
-
Meilleur Espoir masculin : Pierre Deladonchamps.

Pierre Deladonchamps sur France bleu Lorraine Frédéric Bélot © Radio France

"L’Ecume des jours" (1 César)
- Meilleurs décors.

"Quai d’Orsay" (1 César)
- Meilleur Acteur dans un second rôle : Niels Arestrup.

"Avant que de tout perdre" (1 César)
- Meilleur Court-métrage.
"Alabama Monroe" (1 César)
- Meilleur Film étranger.

Un Cesar d'honneur des mains de Quentin Tarantino pour Scarlett Johansson

J'ai aimé

Lost in translation de Sofia Coppola
LE film qui a révélé au grand public l'actrice Scarlett Johansson, déjà repérée dans L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux....


La 39ème cérémonie des César, présentée par Cécile de France et présidée par François Cluzet
Source Allociné
15:14 | Lien permanent | Commentaires (4)
27/02/2014
Rosa la vie : lettres de Rosa Luxemburg

Rosa, la vie
« Une seule chose me fait souffrir : devoir profiter seule de tant de beauté. Je voudrais crier par-dessus le mur : je vous en prie, faites attention à ce jour somptueux ! N'oubliez pas, même si vous êtes occupés, même si vous traversez la cour à la hâte, absorbés par vos tâches urgentes, n'oubliez pas de lever un instant la tête et de jeter un oeil à ces immenses nuages argentés, au paisible océan bleu dans lequel ils nagent. Faites attention à cet air plein de la respiration passionnée des dernières fleurs de tilleul, à l'éclat et la splendeur de cette journée, parce que ce jour ne reviendra jamais, jamais ! Il vous est donné comme une rose ouverte posée à vos pieds, qui attend que vous la preniez, et la pressiez contre vos lèvres. »

Rosa Luxemburg fut une des figures lumineuses du mouvement socialiste au début du siècle, une des seules à s'être opposée à la guerre de 14-18. Pour cela, elle passa presque toute la guerre dans les prisons d'Allemagne. Pendant ces années, elle écrivit quantités de lettres à ses amis; il y est peu question de politique, ce sont surtout des incitations à vivre, à rester bon " malgré tout et le reste ", à rester humain. C'était une amie comme on rêverait d'avoir, tendre, solaire, vaillante, ouverte, et si gaie malgré le cachot; à se demander qui, d'elle ou des autres, était le plus emprisonné. Moi, je n'ai jamais rien lu qui rende aussi heureux ( le mot de l'éditeur)

13:57 Publié dans Livre, poesie | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : rosa, la vie
24/02/2014
L’image comme preuve

« Les siècles c’est de la bêtise ; pour moi il y a le printemps, l’été, l’automne, l’hiver, les équinoxes, et puis le reste... » Malgré cette saillie, Henri Cartier-Bresson est bien un homme du XXe siècle. Connu dans le monde entier, il est considéré comme l’un des pionniers du photojournalisme moderne. Guerre civile espagnole, libération de Paris, naissance de la République populaire de Chine, Mai-68 : le célèbre photographe a été un témoin privilégié des grands événements qui ont marqué son époque. Biographe de référence d’Henri Cartier-Bresson, Pierre Assouline retrace le destin hors du commun de celui pour qui « l’objectif n’est qu’un prolongement de l’œil ».


La grande exposition du Centre Pompidou présente deux documentaires du photographe, qui témoignent autant du conflit espagnol que de la mobilisation républicaine qu’il suscita.

Séville , Espagne 1933
L'oeil du siècle
Avec la voix enjouée d'Henri Cartier-Bresson, tirée d'archives sonores, qui commente le défilé chronologique de ses photos les plus marquantes, ce film au montage inventif retrace le destin hors du commun de celui pour qui "l'objectif n'est qu'un prolongement de l'œil". Au fil de ce récit autobiographique, le parcours personnel de Cartier-Bresson et la grande histoire s'entremêlent. Celui qui n'est devenu photographe professionnel qu'à l'âge de 38 ans, évoque ses premiers voyages en Afrique, ses trois années comme prisonnier de guerre en Allemagne ou sa rencontre avec Robert Capa et David Seymour, avec qui il a fondé l'agence Magnum. Se destinant d'abord à la peinture, il raconte sa découverte de la photographie. Partisan d'une pratique instinctive, il décrit le plaisir physique, quasi jouissif, qu'elle lui procure. Se révélant espiègle et volontiers frondeur, Cartier-Bresson livre sa vision de la liberté, du progrès, de la mort, citant les grands hommes qu'il a côtoyés, comme De Gaulle ou Mauriac. Emblématiques ou méconnues, ses photographies prennent vie sous nos yeux…(Arté ) rediffusion mardi 18 mars

09:16 | Lien permanent | Commentaires (6)
Beaucoup de bruit au dessus de ma tête....
Hier , très joli spectacle.....depuis quelques jours , les vols se multiplient , les grues remontent d'Espagne, d'autres quittent la France....

"Les grues cendrées se reproduisent dans le nord de l’Europe, Scandinavie principalement. Au début de l’automne, elles se rassemblent en grandes troupes et entament un long voyage qui les conduira vers le sud, traversant la France en diagonale. Après plusieurs étapes en Champagne humide et dans les Landes de Gascogne, les grues achèveront leur périple en Espagne où elles y passeront l’hiver. Aux premiers jours du printemps, les mêmes grandes troupes reprennent le ciel, suivant le même trajet pour regagner les tourbières et marais qui les virent naître."
Dans les années 70, la culture du pin laisse progressivement la place à la maïsiculture, permettant ainsi un séjour favorable pour les grues : elles profitent ici des refuges constitués par deux grandes zones humides (le Camp du Poteau à Captieux et la Réserve Nationale de Chasse d'Arjuzanx).
Dans la journée, les grues glanent le maïs délaissé par la moisson. Au crépuscule, elles regagnent les marais pour ypasser la nuit, les pieds dans l'eau. Ainsi, depuis les années 80 les Landes de Gascogne constituent la zone d'hivernage importante en Europe évitant aux oiseaux le franchissement des Pyrénées. Durant l’hiver 2006/2007, près de 30 000 grues ont séjourné dans les Landes de Gascogne. ( source Les grues cendrées de Landes , Valeries Dubec )

08:52 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : des grues




























