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28/12/2005

LA MAUVAISE VIE

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UN HOMME SE PENCHE SUR SON PASSE

 

la mauvaise vie qu' il  décrit est la seule qu'il a connue

sordide et romanesque, drôle et triste mélange de mélancolie et de regret qu' il écrit avec grâce et honnêteté.

le passe ne lui renvoie que les reflets d'une mauvaise vie, bien différente de celle que laisse suppose sa notoriété

 

En onze chapitres - chacun d'entre eux se torsade autour d'une passion contrariée -, Frédéric Mitterrand bâtit alors son étrange cathédrale : on y croise des blousons dorés, des rêveuses bourgeoisies, Sagan, un ami de Burroughs, de jeunes Maghrébins, des gouvernantes des beaux quartiers, des agents du FLN, un amant grec, l'assassin de Pasolini, Michèle Morgan et même (plus rarement) un certain « oncle François » - symbole marmoréen d'un lignage où le gay savoir n'était pas un sujet de conversation. On y croise surtout la honte du narrateur submergé par une inclination qu'il n'ose avouer aux siens. Et ses paniques devant les conséquences, souvent périlleuses, de cette inclination. Tout cela est dit crûment, discrètement. Glamour et tripots. Solitudes et « attractions ténébreuses ». Argent contre plaisir. Cette prose a dû coûter cher au styliste qui y couche sa part la plus clandestine.

19:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bonne année...

Écrit par : lolo (laurent16) | 01/01/2006

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