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29/04/2007

REPAS MULTICULTUREL A L'APPEL DE RESF PRES DU QG DE SARKOZY

medium_FENETRE_2.2.jpgEnviron 150 personnes se sont réunies dimanche à Paris, à l'appel de l'association Réseau éducation sans frontières (RESF), derrière le QG de campagne de Nicolas Sarkozy, pour partager un "repas multiculturel".

Des grandes tables avaient été installées dans la cour des Petites-Ecuries, où était tendue une banderole demandant : "Arrêt des rafles, régularisation de tous les sans-papiers".

Chacun avait apporté une salade, une tarte ou du fromage, des femmes chinoises ayant cuisiné des nems.

"On est là pour se faire entendre, pas pour mettre le bazar. Quand Nicolas Sarkozy dit +Ensemble, tout est possible+, on veut montrer que le +ensemble+ est plus large que ce qu'il propose", a expliqué à l'AFP Carine Teffo, une professeur de 39 ans qui milite au sein du collectif RESF du Xe arrondissement.

"Tout est bon pour faire savoir que la solidarité existe dans ce pays. Ici, ce n'est que de l'amour", a souligné Joëlle Silvestri, qui vit dans le quartier.

Le député-maire PS du Xe arrondissement, Tony Dreyfus, est venu saluer les participants.

Des CRS étaient postés aux différentes issues de la cour et ont effectué des rondes pendant le repas.

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16:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Aubervilliers la métissée "rêve" d'une victoire de Ségolène Royal

A Aubervilliers, dans la banlieue nord de Paris, nombre d'habitants d'origine immigrée "rêvent" d'une victoire présidentielle de la socialiste Ségolène Royal, perçue comme un rempart contre Nicolas Sarkozy, voire même contre de nouvelles émeutes.
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Mme Royal a recueilli 39% des suffrages (14 points de plus qu'au niveau national) contre 23,5% pour son rival de droite au 1er tour dans cette ville de 63.000 habitants, où cohabitent 70 nationalités.

Femmes en hidjab, hommes en boubous, restaurants aux noms exotiques, enseignes en caractères arabes, petites annonces en chinois sur les murs: Aubervilliers, ou "Aubervillage" comme certains habitants s'amusent à l'appeler, ne cache pas son métissage.

Dans les rues, nombre de passants avouent être clandestins. Et Ségolène Royal, qui défend une "France métissée" et veut reprendre la régularisation des immigrés après 10 ans de présence en France, y semble très populaire. Cette procédure a été abolie par une loi votée à l'initiative de M. Sarkozy, qui a aussi durci le regroupement familial.

"Nous, on n'a pas le droit de voter mais nos enfants vont voter pour elle", disent en même temps Habiba et Fatima, deux quinquagénaires marocaines qui ne parlent pas le français après des dizaines d'années passées en France.

"Incha Allah, c'est elle qui va gagner", disent les deux femmes vêtues de longues robes, la tête recouverte d'un foulard. "L'autre (Sarkozy), il n'aime pas les Arabes".

"Nous sommes pour Ségolène et grâce à Dieu c'est elle qui va passer", assure aussi un marchand d'origine sénégalaise de 31 ans.

Selon un sondage réalisé par CSA-CISCO pour la Croix le 22 avril, 64% des musulmans de France ont voté pour Mme Royal au 1er tour, contre 1% pour M. Sarkozy.

Aubervilliers reflète largement le vote d'autres banlieues de la ceinture parisienne, secouées par trois semaines d'émeutes en 2005, où vivent de nombreux Français originaires d'Afrique noire ou du Maghreb.

Ici, il est difficile de rencontrer un +Français-français", relève une infirmière de 40 ans d'origine kabyle.

Après les Belges, Espagnols, Italiens et Portugais arrivés au début du 19e siècle, Aubervilliers a accueilli les Kabyles, dès les années 1930, puis des Africains et enfin des Asiatiques. "Beaucoup des Français de souche votent à droite, parce qu'il se sentent déclassés par les immigrés", explique Abdelhalim Hafidhi, d'origine marocaine, adjoint du maire communiste de la ville.

Karim, 23 ans, est pâtissier. Il rêve de "fêter la victoire de Ségolène". Mais, note-t-il, "ses chances sont infimes". Et il a "peur" pour elle lors du grand débat télévisé prévu le 2 mai face à Sarkozy "le menteur", mais jugé redoutable orateur.

T-shirt noir, short blanc et baskets, Momo, 25 ans, s'inquiète aussi pour la candidate socialiste. "Elle risque de se faire ridiculiser", dit-il en tirant sur un joint avec deux autres jeunes au pied de la cité Lénine.

"Si Sarkozy passe, il y aura des émeutes, et pire qu'en 2005", assène Momo, reprenant ainsi une rumeur qui court les banlieues, et au delà, depuis des semaines.

Les émeutes: c'est à cause d'elles que Jacqueline, retraitée favorable à la "fermeté contre les délinquants", va voter Sarkozy après avoir choisi Mme Royal au 1er tour. "On entend parler d'émeutes si Sarkozy est élu. Finalement, ces jeunes donnent raison à Sarkozy, qui est le seul à pouvoir faire respecter l'ordre".

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14:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

27/04/2007

ensemble ....tout.....devient possible

UNE  NOUVELLE AFFICHE A LIRE AVEC BEAUCOUP D'ATTENTION !!!!!!!!!!!!!!!!!!

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12:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

26/04/2007

LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME ATTAQUE LE BILAN DE SARKOZY

medium_dr4.jpgLa Ligue des droits de l'Homme (LDH) présente jeudi l'édition 2007 de son "état des droits de l'Homme en France", déplorant une "régression continuelle des libertés" et condamnant particulièrement le bilan de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidence et ex-ministre de l'Intérieur.

"La politique législative de course au sécuritaire à dominante xénophobe sacrifie au report de voix d'extrême-droite les droits des étrangers, l'humanité élémentaire et, au bout du compte, les libertés de tous", écrit Jean-Pierre Dubois, président de la LDH dans ce bilan publié aux éditions La Découverte.

La LDH constate en 2006 une "aggravation de la crise sociale", un "approfondissement de la crise institutionnelle" et une "extension de la crise éthique" qui "se répand au rythme de la contamination de l'ordre républicain par l'agenda lepéniste".

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L'année 2006, plus encore que les précédentes, fut une très mauvaise année pour les étrangers vivant sur le sol français", écrit M. Dubois. "La chasse aux sans-papiers s'est intensifiée au rythme de la précampagne présidentielle du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, avec son volet +chasse aux enfants+ particulièrement insupportable".

Pour la LDH, le gouvernement et la majorité sortants ont "pensé plus encore en 2006 qu'auparavant, leur politique migratoire sur la base de calculs électoraux dangereux pour les libertés démocratiques".

Elle se félicite en revanche de l'avènement en 2006 de "résistances symboliques mais aussi militantes", saluant notamment la "retentissante victoire contre le CPE" et le combat du Réseau éducation sans frontières (RESF) pour protéger les familles sans papiers grâce au "recours légitime à la désobéissance citoyenne".

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14:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

24/04/2007

SEGOLENE ROYAL PROPOSE DE BATIR UNE FRANCE RASSEMBLEE

Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a proposé lundi lors d'un meeting à Valence (Drôme) de "bâtir ensemble une France nouvelle" et "rassemblée" et a lancé un appel aux électeurs de François Bayrou pour qu'ils rejoignent son pacte présidentiel.

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"Je lance un appel au-delà de la gauche à tous ceux qui pendant cette campagne ont dénoncé le système sortant", a-t-elle déclaré lors de son premier meeting de sa campagne de deuxième tour.

Bien que la rencontre ait été improvisée en quelques heures, cinq mille personnes s'étaient entassées debout dans une salle du parc des expositions, hurlant presque sans discontinuer des "Ségolène présidente", dans une ambiance totalement survoltée. Son discours en devenait quasi inaudible.

"Une nouvelle campagne commence", a lancé la candidate. "Mobilisez-vous, c'est dans chaque rue, dans chaque quartier, dans chaque maison qu'il vous appartient de porter ce mouvement d'espérance, ce souffle d'avenir, cet espoir de réconciliation, cette France rassemblée", leur a-t-elle demandé.

Elle a déroulé ses grands thèmes habituels, sur "la valeur travail", la "bataille du plein emploi" qu'elle veut gagner, la modernisation de la France, le renouvellement du dialogue social, la nécessité d'une hausse des bas et moyens salaires, l'investissement massif dans la recherche et la formation... "Les vieilles recettes, a-t-elle dit, ont fait leur temps".

Commentant le soutien de l'ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi à Nicolas Sarkozy, elle a déclaré qu'elle ne voulait pas "de cette Europe à la Berlusconi".

Elle a affirmé qu'elle "tenait bon sur le socle des valeurs de gauche" et invité aussi à se tourner vers "des idées neuves, une nouvelle conception de la croissance économique, les compromis sociaux et en particulier la réforme de la démocratie sociale".

"Vous allez choisir le visage et les valeurs de la France, je veux avec vous faire gagner la France et je vous demande de me faire confiance et de mobiliser autour de vous pour que demain je sois la présidente de cette France présidente !", a-t-elle lancé, tandis que des cris et des sifflets d'approbation couvraient régulièrement sa voix.

"Dans une France qui sera fière de son choix, une maison France qui se mettra debout en remettant l'éducation au coeur de tout, en donnant aux familles les moyens de bien élever les enfants, en poussant les énergies, nous avons un devoir de victoire !", a-t-elle conclu.

Elle a longuement salué la foule en délire avant de quitter l'estrade, un grand sourire éclairant son visage fatigué.

La candidate ne s'était pas encore rendue dans la Drôme au cours de sa campagne présidentielle, entamée il y a treize mois pour conquérir l'investiture du PS.

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