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17/11/2013

Mon arbre

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Le petit arbre rouge

 

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Le soleil au-dedans du jour
Le froid dans le soleil
Rues sans personne
voitures arrêtées
Pas de neige encore
rien que du vent le vent
Brûle toujours
dans l’air gelé


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un petit arbre rouge
Je parle avec lui quand je te parle

Octavio Paz





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Quelques petits narcisses se sont trompés de mois....


13/11/2013

Munem Wasif Belonging, le vieux Dhaka 2013

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"J’ai passé mon enfance à Cornilla, un petit quartier entouré d’une vie rurale et ancrée dans la tradition et un mode de vie d’un ancien temps. Ces années m’ont fait apprécier ce Vieux Dacca et me font me sentir chez moi parmi ces habitants pour qui les traditions sont plus importantes que la nouveauté.

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Au travers de mes cadrages, mon vieux Dacca se révèle et fait émerger des vies invisibles ainsi que des questionnements plus torturants sur l’idée d’assimilation ou pire, d’effacement."

Le vieux Dacca,
j’ai redécouvert l’impulsion - propre aux petites villes - de s’accrocher à des choses plutôt que de les laisser filer.

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"En grandissant dans la petite ville de Comilla, au Bangladesh, Munem Wasif rêvait de devenir pilote, joueur de cricket puis… photographe. Aucun de ces choix n’enchantaient vraiment son père. Plus tard, il partit pour la grande ville de Dhaka. Sa vie prit un tournant majeur pendant ses études à la Pathshala, où il développa une attention aux histoires et se dota par la photographie d’une voix qu’il utilisa pour raconter l’industrie déclinante et la douleur des travailleurs, les exclus et les contrées déchirées par les changements climatiques, et une ville empreinte d’un amour nostalgique : Dhaka."

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Un beau travail en noir et blanc, visible jusqu’au 17 novembre au 51, rue Saint-Louis-en-l’Ile. Le livre est disponible en librairie et sur Internet.

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 Ce photographe documentaire bangladais a capturé la vie dans la capitale de son pays, Dakha, durant 8 ans. De ce travail est né une exposition et un livre.

Superbe ! source Photographie.com , Newsletter 7 novembre 2013

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12/11/2013

L'obscure mémoire des armes

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"La mort impose son silence. Victimes et coupables sont enfouis sous la même terre ou fouettés par la même pluie qui efface les ombres jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Un lien avait-il existé entre Ginelli et Germán Reyes de leur vivant ? Le temps passait, gommant les traces du coup d’État perfide, l’écho du cri, la cruauté du bourreau, la complicité des juges, l’encre mensongère. Trop d’oubli pesait sur les morts, vaincus par le cours du temps et les mots prononcés à mi-voix. Et la douleur ? Et la peur, l’humiliation ? À quoi servait la vérité si elle ne rendait pas la vie aux défunts, si elle ne délivrait pas le survivant de ses cauchemars ?...."



"German Reyes est abattu à la sortie de son travail, la police de Santiago du Chili met cette affaire sur le compte de la délinquance ordinaire, sa soeur est la seule à ne pas accepter cet assassinat sans piste ni mobile. Elle est l’amie de Griseta, l’éternel amour fugitif de Heredia, qui ne sait rien lui refuser. Détective privé, celui-ci vit avec son chat Simenon..."




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« Le monde est pourri et tombe en morceaux mais c’est seulement l’avis d’un chat qui voudrait vivre tranquille »

Après "la couleur de la peau" et les sept chats de Simenon" dans ce beau roman noir , j'ai retrouvé Heredia, et son chat Simenon.

Il aime toujours trainer la nuit dans les vieux bars des ruelles de Santiago, il aime toujours la poésie et il parle à son chat...

Dans cette nouvelle affaire il se retrouve confronté aux fantômes du passé de la dictature, les heures sombres de Pinochet , les séances de tortures dans la villa Grimaldi

Les cauchemars des survivants , la difficulté du retour de la démocratie,

Le danger de l'oubli...

"Une fois dans la rue, j'ai marché sans but en observant les gens qui rentraient du travail.Visages maquillés, cheveux teints, lunettes noires, vêtements de couleurs et de styles différents.Apparence, tout n'était qu'apparence,duperie, masque, camouflage, mensonge. Je me suis souvenu d'un poème de Jaime Gil de Biedma: Derrière le mort dans l'étang, derrière le fantôme dans le verger, derrière la femme qui danse et l'homme obsédé par la boisson, derrière l'expression de fatigue, la migraine et les plaintes, il existe toujours une autre histoire qui n'est jamais ce que nous voyons.( page 253 , un extrait)

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Ramon Diaz-Eterovic , un roman, sur une période sombre du Chili