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04/06/2008

UN 4 JUIN

Le 4 JUIN  19671459964652.jpg1996791578.jpg
POUR  TOI  MANU
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1959103632.jpgTON PREMIER BIBERON
dans le jardin de mamé à Sarlat
821740019.jpgau bord de la Dordogne à codom
1930666248.jpg1297937860.jpgtes premiers pas
247253289.jpgsur le port de st tropez  et Ramatuelle967233278.jpg
870113433.jpgà Venise, nous partions  en Croatie, sur la peite île de  KRK
263815591.jpgà Dubrovnik 993724925.jpg1312137543.jpg
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606581673.jpgEn  Corse
1663386979.jpgau Golfe di Sognio1613555591.jpg
2016112618.jpgdune du petit Nice
1083810719.jpgun Noël2086245467.jpg 1227955788.jpg
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96979297.jpgaujourd'hui
828788138.jpgdes bisous
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Cette année  là
Le 4 juin, le gouvernement israélien décida l'entrée en guerre.  une guerre opposait Israël à ses voisins arabes. Une guerre très brève, mais dont les effets continuent de se faire sentir
 
  • Le réalisateur Fred Zinnemann remporte l'Oscar du meilleur film pour Un homme pour l'éternité


  • Elizabeth Taylor remporte l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation dans Qui a peur de Virginia Woolf ?

  • En France, la scolarité obligatoire est portée à seize ans.
La France  rempoorte le Tournoi des 6 nations
 
12 mars  

Fin des élections législatives favorables aux gaullistes.

18 mars  

Au large des côtes anglaises, le superpétrolier Torrey Canyon se brise en deux sur les récifs de Seven Stones . Trente mille tonnes de pétrole se déversent en mer. Malgré de nombreuses interventions pour maîtriser la menace de pollution, 200 km de côtes britanniques, en Cornouaille, sont frappées. A partir du 10 avril, la marée noire, épaisse de 10 centimètres, atteint les côtes françaises de la Bretagne et du Cotentin provocant un véritable désastre écologique.

29 mars  

Lancement du "Redoutable", sous-marin nucléaire.

 
13 juillet  
Création de l'Agence nationale pour l'emploi (A.N.P.E.).

Discours du général de Gaulle à Montréal où il prononce la célèbre phrase "Vive le Québec libre".

 
18 septembre  
A Kayserie, en Turquie, 40 morts lors du match de football Kayseri-Sivas.
1 octobre  

A 14h 15, la télévision en couleurs fait ses débuts officiels en France. A l'époque, seuls 1500 récepteurs couleurs sont en service

le 9 octobre  Après une longue traque, la mort de Che Guevara, abattu dans la région de valle Grande, en Bolivie

1 décembre  

Indépendance de la République populaire du Sud-Yémen.

 
3 décembre  

La première greffe du coeur est réalisée par le chirurgien sud-africain Christian Barnard.

19 décembre  

Vote de la loi Neuwirth sur la régulation des naissances et l'autorisation des contraceptifs.

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03/06/2008

HELENE GRIMAUD

Pianiste et écrivain française

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Née à Aix-en-Provence en 1969

Pianiste de renommée internationale, Hélène Grimaud confie avoir 'commencé tout de suite le piano'. 'Jouer m'a paru parfaitement naturel, un prolongement de mon être.' Une sensation qu'elle n'est pas seule à ressentir puisque très tôt, ses tentatives sont encouragées par les plus grands. A treize ans, elle est reçue première à l'unanimité au conservatoire de Paris. Elève de Jacques Rouvier, elle enregistre son premier disque alors qu'elle n'a que quinze ans, et le dédie à Rachmaninov - pianiste célèbre pour la difficulté de ses compositions. Hélène Grimaud quitte le conservatoire avant la fin de sa formation. Une décision qui ne l'empêche pas de passer les concours internationaux et de s'envoler pour les Etats-Unis, terre de rencontre d'un ailleurs dont elle est en quête depuis l'enfance, et terre de rencontre avec Alawa, louve qui déclenchera une véritable passion pour ces animaux. Comme elle le raconte dans son livre 'Variations sauvages', elle se partage entre le piano et les loups, deux passions complémentaires qu'elle cultive depuis des années. Hélène Grimaud doit sa célébrité, entre autres, à ses fabuleuses interprétations de Brahms et de Rachmaninov, mais surtout à sa virtuosité.

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"

«La musique est un prolongement du silence, elle est aussi ce qui la précède, ce qui retentit au coeur du morceau.»
[ Hélène Grimaud ] - Variations sauvages



 

«Un artiste est presque toujours tendu sur le bord du délire.»
[ Hélène Grimaud ] - Variations sauvages

18:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : pianiste ecrivain

un blog en Chine

Un article envoyé ce matin, par Anne, amie blogueuse travaillant à Pekin948094229.jpg

Regard différent sur la Chine, ce site donne la parole aux Chinois

drame qui va changer la Chine ?

Voici deux semaines et quelques heures que la terre a tremblé d’une force inouïe dans la province du Sichuan, suivi dans les jours qui ont suivi et jusqu’à hier encore par des répliques dépassant parfois jusqu’à 6 sur l’échelle de Richter. Les dimensions de la tragédie ont été largement rapportées par les média, ainsi que la réaction du public chinois à l’échelle nationale. Une réaction, à mon avis, dont les Chinois ont toutes les raisons d’être fiers.
——

L’unité. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit en passant en revue les deux semaines qui viennent de s’écouler. L’unité dont fait preuve un groupe lorsqu’une partie de ses membres ont été durement touchés par une catastrophe. Cette unité n’a pas eu besoin d’être attisée par une propagande gouvernementale : elle s’est manifestée très rapidement après que l’ampleur du désastre est devenue claire.

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Le 12 mai, quelques heures après le cataclysme au Sichuan, le public ignorait encore dans son ensemble qu’un cinquième de cette immense province d’une dimension similaire à la France avait été frappé et que le bilan final s’élèverait à plus de 80.000 morts deux semaines plus tard – si l’on ajoute aux morts les disparus. Il ne savait pas encore que des villes entières avaient disparu et que la face du Sichuan en serait changée pour des années. (Certaines entreprises, multinationales entres autres, ont réagi très rapidement en annonçant une donation… et se sont fait amplement insulter quelques jours après en raison de la modestie de leur aide, alors qu’il était encore vraiment difficile de savoir à quel point la situation sur le terrain était dramatique.) Mais dès que l’ampleur des dégâts humains est apparue, le pays s’est mobilisé.

Bien sûr, il est possible, si l’on veut absolument et quelque soit le contexte critiquer le gouvernement chinois, de dire que le drame humain a été entretenu par la couverture médiatique permanente mettant en avant la réaction efficace du gouvernement et de l’armée, surtout au niveau télévisuel. Mais l’essentiel n’est pas là. La décision prise de laisser tous les médias, internationaux et nationaux, couvrir les événements autant qu’ils le voudraient nous a permis à tous, Chinois et autres, de connaître l’étendue du drame. Cette transparence inhabituelle est quasiment historique et a fait l’objet de nombreux éloges, même de la part de nombreux médias occidentaux habituellement plutôt critiques envers la Chine.

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Et ce drame a peut-être changé la Chine.

Ce genre de grandes affirmations pompeuses a peut-être davantage sa place dans la presse à sensation, diront certains. J’ignore si cet avis, que certains médias des plus sérieux tels que le Frankfurter Allgemeine Zeitung en Allemagne ont émis dans les jours suivants le drame, s’avérera exacte. Mais certaines choses se sont passées depuis deux semaines qui valent la peine d’être considérées, même si je le fais ici sans méthode, sans ordre logique ni sans construction.

Tout d’abord, l’unité, le premier mot de ce blog. Egoïstes les Chinois, matérialistes et uniquement intéressés par leurs propres intérêts ? Ce n’est pas l’impression qui ressort de ces deux semaines. Jamais peut-être depuis la Révolution Culturelle, autant de Chinois n’ont été avides de participer spontanément à un mouvement à l’échelle nationale, mais cette fois-ci sans le « soutien » d’une pensée fanatique les poussant par derrière. Que faire pour aider à l’effort collectif ? Combien donner ou comment manifester son soutien ? Voici quelques-unes des questions que quasiment chaque personne que je connais en Chine s’est posée après le tremblement de terre du Sichuan. Et pourquoi ? Pour se montrer solidaire avec les victimes du séisme. « Nous sommes tous de Wenchuan », comme l’a dit un des premiers slogans diffusés au lendemain de la catastrophe.

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Ensuite les jeunes – j’entends par là ceux qui ont grandi avec les réformes et l’ouverture de la Chine, depuis les années 80. Réputés comme étant les modèles d’égoïsme de la nouvelle société chinoise, voire même comme étant en passe de perdre l’une des principales caractéristiques de la culture chinoise, la piété filiale et le respect envers les vieilles générations, ils se sont montrés plus que solidaires, étant l’une des principales forces. Des dons de sang aux volontaires se rendant sur le terrain pour tenter d’aider le sauvetage et les rescapés en passant par les clubs d’automobilistes organisant des convois privés chargés de vivres et de matériel se rendant au Sichuan et dans les zones touchées pour y apporter leur aide, les événements ont prouvé que lorsqu’il s’agit de se serrer les coudes pour sortir d’une passe difficile, les Chinois savent se montrer généreux et n’ont pas perdu le sens de la solidarité.

Le respect. Celui de la douleur et d’une certaine attitude à adopter devant le malheur. Lorsque, lundi dernier, à 14 heures 28, 7 jours après le tremblement de terre très précisément, je suis resté debout avec 5 de mes collègues de travail à l’entrée du bureau pour commémorer le drame, l’émotion était forte. Pour ceux qui ne vivent pas en Chine, imaginez que tout s’arrête pendant 3 minutes autour de vous, que les gens restent à leur place, que les bus et tous les véhicules s’arrêtent sur place, que les piétons cessent de marcher et les cyclistes de pédaler, que les têtes se penchent vers le sol en signe de respect et que pas une parole ne soit entendue pendant ces trois minutes, seules les sirènes et les klaxons. Et bien je n’avais jamais vécu ça – et j’espère bien jamais plus, car cela signifierait un autre drame – et je peux vous dire que ça ne laisse pas indifférent. Mes 5 collègues sont restés dignes, calmes, respectueux. C’est moi qui ai eu du mal à contenir mes larmes, touchés non seulement par l’événement de la semaine passée, mais surtout par la situation m’environnant. Lorsque nous sommes rentrés à l’intérieur, l’ambiance était lourde, le silence n’étant rompu que par une collègue pleurant et se faisant consoler par une autre.

L’inquiétude. Beaucoup s’inquiètent d’une année qui devait s’annoncer comme une superbe cuvée mais qui est désastreuse jusqu’à présent. Les neiges infernales de cet hiver en janvier qui ont fait des ravages sans précédent dans des régions peu habituées à de telles chutes de neige ; les émeutes à Lhassa et au Tibet ; la catastrophe ferroviaire en avril, la plus lourde depuis des années en Chine, le réseau ferré étant plutôt sûr en règle générale ; le relai de la torche olympique attaqué pendant son passage dans plusieurs villes occidentales… Et maintenant ce tremblement de terre meurtrier. Quand vous ajoutez à cela un peu de numérologie et de d’associations d’idées, l’humeur est plus que morose. Lorsque l’on ajoute les trois chiffres qui composent la date des trois événements principaux que sont les chutes de neige, le déclenchement des événements au Tibet et le tremblement de terre (mois + les deux chiffres du jour du mois, tel par exemple 3 + 1 + 4 pour les émeutes à Lhassa le 14/3 et 5 + 1 + 2 pour le tremblement de terre du 12/5), le résultat donne 8 dans les trois cas. Le tremblement de terre s’est passé… 88 jours avant le début des Jeux Olympiques… dont la cérémonie d’ouverture commencera le 8/8 à 8 heures du soir… Ce maudit 8 semble omniprésent et apparemment il n’est pas d’aussi bon augure qu’il aurait dû l’être. Que nous réservent donc les Jeux ? Jamais je n’ai senti ces dernières années une telle incertitude quant au futur proche et à ce qu’il réserve à la Chine.

Egalement au chapitre des associations malheureuses, certains disent que quatre des cinq « fuwa », les mascottes aux 5 couleurs olympiques, ont déjà été mises hors service : les événements du Tibet sont associés à la mascotte jaune représentant l’antilope tibétaine ; la catastrophe ferroviaire à la mascotte verte qui vole comme un cerf-volant dans le ciel, l’accident s’étant produit dans la ville qui abrite le plus grand festival de cerf-volant au monde – et qui est peut-être aussi le lieu de sa création, je n’en suis plus sûr ; la mascotte rouge représente celle du feu olympique, et donc de la torche, dont le relai a été un véritable désastre. Finalement, le tremblement de terre au Sichuan est associé à la mascotte noire, celle qui représente le panda géant, LE symbole du Sichuan en Chine. Il n’en reste plus qu’une seule, la bleue… et les Jeux Olympiques se profilent à l’horizon.

Et enfin, pour finir cette liste pas du tout exhaustive et tout à fait subjective, je sens autour de moi un phénomène grandissant, même au cœur de la tragédie, qui devient une caractéristique de la société chinoise en train de se créer : le besoin grandissant de « responsabilité ». Je pense en fait au mot « accountability » en anglais et ne suis pas sûr d’avoir trouvé l’équivalent en français. Deux exemples pour illustrer mon propos.

Tout d’abord, lorsque toutes les compagnies ont fait des collectes auprès de leur personnel pour faire un geste, la réaction qui s’est fait jour n’a pas été le manque de générosité ou une réponse tiède. Mais l’envie de savoir où cet argent allait atterrir, et comment il allait être utilisé. C’est pourquoi la fondation de Li Lianjie, la star chinoise de kong fu plus connue sous le nom de Jet Li en Occident, a reçu tant de dons. Li Lianjie, qui n’a plus de souci à se faire pour ses vieux jours grâce à ses cachets mirobolants, est devenu ces dernières années un fervent bouddhiste très engagé dans des œuvres de bienfaisance. Il a été très rapide à se rendre sur le terrain avec des équipes de sa fondation, dont l’objectif est de récolter un yuan par personne pour des actions caritatives. Et comme tous les comptes de sa fondation sont contrôlés par Deloitte Touche Tohmatsu – si je ne me trompe pas – l’une des plus grandes sociétés d’audit au monde qui annonce les résultats de son audit publiquement, la confiance placée en la fondation de Li Lianjie est énorme.

Second exemple, que je me permets de placer dans la même catégorie, même si il semble bien différent à première vue : la soif de justice des parents qui ont survécu à leurs enfants écrasés par ces écoles s’étant effondrées comme des châteaux de cartes alors que d’autres bâtiments sont restés debout autours des écoles. Ils veulent savoir qui est responsable, pourquoi les bâtiments étaient aussi lamentablement construits et que ceux qui ont manqué au plus élémentaire des devoirs, la responsabilité envers les futures générations, soient amenés à payer pour leur crime. Les parents ont perdu ce qu’ils avaient de plus précieux dans leur vie, leur enfant unique, et ils n’ont plus rien de plus précieux à perdre, il va donc être difficile de ne pas répondre à leur demande. Même si les média officiels ont été discrets en la matière, la question a déjà fait le tour de l’internet en Chine et d’autres média moins contrôlés, telle que la chaîne de télévision hongkongaise diffusant en mandarin, Phoenix TV, ont déjà largement abordé et diffusé la question. Le gouvernement ne pourra pas être silencieux à ce sujet et certaines personnes auront des comptes à rendre.

Est-ce que des changements plus profonds vont intervenir au niveau gouvernemental, avec une plus grande liberté de la presse et une plus grande transparence du gouvernement chinois ? Difficile à dire, mais la possibilité existe – on peut pas dire que j’me mouille trop ici… J’opterais davantage pour des changements lents mais progressifs, sans révolution soudaine, des changements « à caractéristiques chinoises ». Mais ce dont j’aimerais être certain, c’est que le tremblement de terre de Wenchuan nous a montré des aspects de la Chine que nous allons souvent revoir dans l’avenir, et qui ne seront pas seulement visibles, je l’espère, en cas de catastrophe nationale.

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Posted by Olivier in Société

 

09:51 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : politique