18/06/2006
UNE FRONDE POPULAIRE
KHEIRA NE PARTIRA PAS
A Cugnaux, le soutien à une famille algérienne fait l'unanimité
Alors que la fin de l'année scolaire approche, la mobilisation en soutien aux enfants sans-papiers et à leur famille s'accentue en France, avec la multiplication d'opérations de "parrainage républicain" comme celui de la petite Kheira près de Toulouse, à l'initiative du Réseau éducation sans frontières (RESF).
Samedi matin à la mairie de Cugnaux, petite commune de l'agglomération toulousaine, une cérémonie de "baptême républicain" a eu lieu pour Kheira, 4 ans, avec ses parents d'origine algérienne. La petite a été parrainée par le maire Philippe Guérin et la directrice de son école, Danièle Pollet.
"Kheira n'a pas de raison d'être expulsée: elle est née à Toulouse, issue d'une famille parfaitement intégrée vivant à Cugnaux depuis cinq ans, qui n'a plus de famille en Algérie, dont l'Etat lui-même paie le logement et dont les grands-parents sont naturalisés français. Elle devrait même bénéficier de la dernière circulaire Sarkozy sur les enfants. Mais nous attendons l'arrêté le certifiant", a-t-il précisé.
D'autres actions de soutien et de parrainages d'enfants menacés d'expulsion ont déjà eu lieu en France, comme vendredi devant le Sénat par un groupe d'une dizaine de parlementaires de gauche et dans plusieurs mairies d'arrondissement samedi à Paris.
Le 1er juillet, de nouveaux parrainages avec des personnalités politiques et culturelles devraient avoir lieu à Toulouse et dans les mairies d'autres communes de l'agglomération.
"La mobilisation est grandissante et inédite sur ce genre de question. Avec la question des enfants menacés d'expulsion, les gens ont mesuré concrètement les effets de cette politique d'immigration", a souligné Jean-François Mignard, président de la Ligue des droits de l'Homme, membre du Réseau éducation sans frontières (RESF) qui a initié ces opérations de parrainage.
17:20 Publié dans COUP DE COEUR | Lien permanent | Commentaires (0)
16/06/2006
A VARSOVIE
Pour promouvoir la lecture, le parc du palais de Wilanow, à Varsovie, propose à ses visiteurs une centaine de livres, romans, biographies et romans policiers, à lire sur place dans les allées de son jardin anglais.
LES promeneurs enrichissent aussi la "parcotheque" avec des livres qu'ils ont déjà lus et qu'ils laissent pour les autres.
A la fn de l'été, les livres seront remis à la bibliotheque municipale.
15:21 Publié dans COUP DE COEUR | Lien permanent | Commentaires (2)
15/06/2006
LE COSTA RICA LA COUPE DES droits de l'HOMME
Mondial-2006 - Le Costa Rica champion des droits de l'homme, selon Amnesty
Le Costa Rica, qui a très peu de chances de gagner le Mondial-2006 de football, mérite en revanche, parmi les 32 pays participants, la Coupe des droits de l'homme, affirme dans un rapport publié mercredi la section allemande d'Amnesty International
Dans le "cahier du football" que publie le journal d'AI, le Costa Rica se voit décerner les meilleurs compliments qui soient de la part d'une organisation spécialisée dans la défense des droits de l'Homme. Amnesty note ainsi que, depuis l'an 2000, elle n'a eu besoin d'engager aucune "action urgente" pour dénoncer un quelconque manquement aux droits de l'homme dans ce pays, et que le Costa Rica ne fait l'objet d'aucune mention dans le rapport 2006 publié par l'ONG.
La peine de mort y est abolie depuis 1877, ajoute le bref commentaire, avec un point d'exclamation, et il note encore que le petit pays d'Amérique centrale a ratifié la convention de l'Onu sur les droits de la femme.
18:45 Publié dans COUP DE COEUR | Lien permanent | Commentaires (2)
14/06/2006
ATTENTION DANGER!
L'INSPECTION D'ACADEMIE DE LA MANCHE A OBTENU LE DEPART DE DEUX INSTITUTRICES DE HAMBYE.
| L'inspection d'académie de la Manche a obtenu le départ de deux institutrices de l'école primaire de Hambye (Manche) qui, pour la chorale de la Fête de la musique, souhaitaient faire chanter une chanson de Diam's à des enfants de CE1, a-t-on appris mardi auprès du maire du village. Dans cette affaire, ni la directrice de l'école, ni l'inspection d'académie n'ont souhaité s'exprimer, indiquant seulement que "l'incident était clos". "Les parents d'élèves comme nous ici à la mairie avons été scandalisés par cette histoire qui, heureusement, se termine bien puisqu'il n'y aura pas de chorale et que les deux institutrices en question ne seront plus dans cette école à la rentrée prochaine", a expliqué Nadège Besnier, maire de cette commune de 1.300 habitants. C'est une chanson de la rappeuse française Diam's, intitulée "La Boulette", que devaient apprendre les élèves de la chorale. Sur le texte de cette chanson, on peut y lire: "Nan, nan, c'est pas l'école qui m'a dicté mes codes" ou encore "Y a comme un goût de démé-démago dans la bouche de Sarko", "Y a comme un goût de haine quand je marche dans ma ville", "Me demande pas ce qui les pousse à te casser les couilles.L'inspecteur de la circonscription de Granville, qui a rencontré les parents d'élèves en fin de semaine dernière, leur a confirmé le départ des deux institutrices, une jeune femme en première année d'enseignement et une femme d'une cinquantaine d'années.
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15:30 Publié dans coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (4)
12/06/2006
PALERME
| LA FABULEUSE HISTOIRE DES ETUDIANDS DE PALERME |
- Poussés par une bande d'étudiants déterminés à secouer leurs aînés et à sortir le racket mafieux du silence, une centaine de commerçants de Palerme (Sicile) ont décidé de briser l'omerta et d'afficher publiquement leur "non" à l'extorsion.
"Un peuple entier qui paie le +pizzo+ (impôt mafieux) est un peuple sans dignité."
Il y a deux ans, par une belle nuit d'été sicilienne, les murs du centre de Palerme furent recouverts de ce slogan provocateur, tamponné noir sur blanc sur des centaines de petits adhésifs anonymes.
A l'origine de l'initiative, une poignée d'étudiants sans complexes et pour la plupart sans appartenance politique, mais décidés à "réveiller les consciences sur un problème que plus personne ne voulait voir à Palerme, alors que selon des estimations, quatre commerçants sur cinq s'acquittent du pizzo", explique Daniele Marannano, 21 ans.
Dans la foulée, les médias locaux s'interrogent sur ces messages sans signature et l'opinion publique se partage sur l'opportunité de défier ainsi la mafia locale. Le mystère s'épaissit tellement que le préfet convoque un comité extraordinaire pour la "sécurité et l'ordre public".
"Quand on s'est rendu compte que le +coup des autocollants+ avait marché, on est sorti du silence, puis on est allé chercher des commerçants pour les convaincre un par un de continuer l'aventure avec nous", poursuit Barbara Giangravè, étudiante en communication de 24 ans.
Boutique de vêtements, pizzerias, agences de voyage ou services aux entreprises, plus d'une centaine de gérants s'engagent désormais publiquement à refuser le racket mafieux et à dénoncer d'éventuels extorqueurs.
Je ne me sens pas courageuse, juste cohérente. Même si je n'ai jamais eu de problème de racket dans ma petite boutique, j'ai voulu adhérer pour lutter contre un tabou et faire en sorte qu'on puisse parler librement du +pizzo+", explique Loredana Fulco, 45 ans, tablier jaune et mains farineuses, près du plan de travail où elle façonne ses pâtes fraiches.
"Beaucoup se disent qu'ils n'ont jamais été rackettés et se demandent à quoi ça sert de réveiller un chien qui dort. C'est justement contre cette peur qu'il faut se battre, pour soutenir tous ceux qui paient en silence", poursuit-elle.
11:17 Publié dans SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (1)





























