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20/08/2006

PETITE INFO

 Le ministère de l'intérieur crée un fichier sur les étrangers en situation irrégulière.                                                                                                             

 

medium_images.8.jpgPar un arrêté du ministère de l'intérieur paru au Journal officiel du vendredi 18 août vient d'être créé un fichier, dénommé ELOI, destiné à traiter des données à caractère personnel sur les étrangers en situation irrégulière. Celui-ci, selon le texte de l'arrêté, a pour objet, "dans la lutte contre l'immigration clandestine, de faciliter l'éloignement des étrangers se maintenant sans droit sur le territoire par la gestion des différentes étapes de la procédure d'éloignement".

Trois types de données peuvent y figurer : celles relatives à l'étranger en situation irrégulière ("identité, date et lieu de naissance, nationalité, filiation, langues parlées, photographie d'identité, type et numéro de document d'identité, situation professionnelle, nécessité d'une surveillance particulière au regard de l'ordre public"), ainsi que les données concernant l'hébergeant en cas d'assignation à résidence et celles des visiteurs d'une personne placée en rétention administrative. Les informations contenues dans ce fichier peuvent être conservées pendant trois ans après la clôture du dossier. Elles sont accessibles aux agents des services centraux du ministère de l'intérieur, aux agents des services préfectoraux chargés de la procédure d'éloignement et aux services de police et de gendarmerie.

"Après la publication de cet arrêté de Nicolas SARKOZY, nous sommes en droit de nous poser la question suivante : La procédure édictée par le même Nicolas SARKOZY pour les demandes de régularisation des familles d'enfants scolarisés avait- elle pour principale raison la constitution de ce fameux fichier ?

Quoiqu'il en-soit , cet arrêté n'est pas à la gloire de notre pays et nous rappelle les heures sombres ..........."

 

CACHAN

Vingt-cinq sans-papiers interpellés et placés en centre de rétention après l'évacuation jeudi du squat de Cachan ont été présentés samedi à des juges des libertés de Paris et de Meaux qui ont statué sur la prolongation de leur détention, a annoncé dimanche la Cimade
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Au tribunal de Meaux, quinze autres sans-papiers du squat de Cachan, placés en rétention au centre du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), ont vu leur rétention prolongée par un juge des libertés, a indiqué une avocate des sans-papiers, Me Vanina Rochiccioli.medium_CACHAN2.jpg

Ces demandes de prolongation de rétention étaient formulées par la préfecture du Val-de-Marne qui a pris des arrêtés de reconduite à la frontière à l'encontre de ces étrangers en situation irrégulière en France.

 

Concernant l'expulsions des plus de 500 occupants du squat géant de Cachan, Nicolas Sarkozy estime avoir fait son devoir.

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 Mme Royal a estimé samedi que l'évacuation du squat de Cachan cette semaine s'était faite "au mépris de la dignité humaine", reprochant au gouvernement de ne pas assumer "ses responsabilités en matière de relogement". "Organiser des mises en scène d'évacuation avec des caméras, au mépris de la dignité humaine, je pense que c'est inacceptable et que ça ne fait pas grandir la France", a fustigé Ségolène Royal lors d'une conférence de presse à Dijon

19/08/2006

BERNARD RAPP

LE JOURNALISTE ET CINEASTE BERNARD RAPP EST MORT.

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Journaliste de terrain, élégant et non-conformiste, producteur d'émissions culturelles de haute tenue, puis cinéaste et écrivain à succès, Bernard Rapp est mort jeudi d'une "longue maladie" à l'âge de 61 ans, a annoncé France 2 à l'ouverture du journal télévisé de 20H00.

"Saint Audimat, priez pour nous", ironisait en 1993 cet homme, aussi affable et bon professionnel qu'incontrôlable, acerbe dans ses critiques d'un système qui selon lui dérapait, mais dont il ne pouvait ni ne voulait s'écarter.

Bernard Rapp, né à Paris le 17 février 1945, obtient une licence de droit et le diplôme de l'Institut français de presse. C'est comme pigiste, dans le quotidien de gauche aujourd'hui disparu Combat, puis dans Le Monde qu'il se lance dans le journalisme.

Il présenta, avec brio, le journal télévisé de 1983 à 1987. Son ton direct et son regard rieur, presqu'ironique, plaisaient. Mais il fit aussi scandale lorsque, brisant un tabou, il dit la "grand messe" du 20 heures, le 18 mai 1986, sans cravate. "Je n'étais tout de même pas en caleçon", se défendit-il.

Puis, pendant quelques années, ce sera "L'assiette anglaise", émission de rencontres et d'entretiens décontractés, mais jamais complaisants, chaque samedi en direct du Saint James Club de Paris, un bar anglais

Peu à peu, la littérature et le cinéma le happent, mais comme journaliste d'abord. Il présente une émission littéraire de haute tenue, "Jamais sans mon livre".medium_bernard_2.2.jpg

Il a également présenté de 1995 à 2001 la série documentaire hebdomadaire "Un siècle d'écrivains", sur France 3. En 45 minutes, des auteurs mythiques comme Sacha Guitry, Colette, Jean-Paul Sartre, mais aussi Jean Genet, Antoine Blondin et des dizaines d'autres deviennent des familiers des téléspectateurs

medium_bernard3.2.jpgPuis, c'est le cinéma auquel il se donne avec réussite. "Je suis condamné à surprendre", expliquait-il.

De fait, il a surpris, avec bonheur. Il est le scénariste de "L'eau et les hommes", réalisé par Pierre Willemin, et le réalisateur de "Tiré à part", en 1997, "Une affaire de goût" (2000), avec Bernard Giraudeau, qui lui vaudra le grand prix Cognac 2000, "Pas si grave" (2002) et "Un petit jeu sans conséquence" (2004).

j'aimais bien cet homme.

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19:40 Publié dans TRISTESSE | Lien permanent | Commentaires (5)

17/08/2006

EXPULSIONS A CACHAN

La police a évacué jeudi le plus grand squat de France, un ancien bâtiment universitaire de Cachan (Val-de-Marne) occupé depuis trois ans par des centaines d'Africains, une opération dénoncée par des associations de défense des mal-logés et sans-papiers comme un "coup de force" de Nicolas Sarkozymedium_expulsion_3.jpg

L'évacuation du bâtiment, une barre vétuste de cinq étages située sur le campus de Cachan et appartenant au Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (Crous), a commencé à 09H00 et se poursuivait toujours aux alentours de 17H00. Elle a mobilisé 800 policiers.

Le préfet du Val-de-Marne, Bernard Tomasini, l'a justifiée en mettant en avant "la sécurité des personnes et notamment des enfants".medium_expulses2.jpg

Les 300 chambres étaient occupées depuis avril 2003 par plusieurs centaines de personnes --un millier, selon les squatters--, principalement des Ivoiriens et des Maliens, pour la moitié des sans-papiers.

Plusieurs associations ont immédiatement protesté contre l'opération, mise en parallèle avec la fermeté affichée mardi soir par le ministre de l'Intérieur qui a redit son opposition à toute régularisation massive des sans-papiers.

Pour Richard Moyon, porte-parole du Réseau Education sans frontières (RESF), l'évacuation du squat "est d'abord une opération médiatique" de Nicolas Sarkozy "destinée à souligner sa fermeté à l'égard de la question de l'immigration".

Plusieurs associations, dont RESF et la Cimade (Centre oecuménique d'entraide), ont affirmé que l'opération avait été "longuement préparée" et que des chambres d'hôtels avaient été réquisitionnées et des places en centres de rétention "dégagées".medium_cachan3.2.jpg

Les occupants avaient organisé au début du mois une "nuit de solidarité", au son du zouk et de rythmes africains, pour réclamer le "relogement de tous" et la régularisation des sans-papiers figurant parmi eux.
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