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18/02/2007

Au « travailler plus » de Nicolas Sarkozy, il faudra opposer le « travailler tous » de Ségolène Royal

medium_1.jpg"le 6 mai prochain, nos concitoyens vont avoir à choisir entre la continuité et le changement. La continuité, elle a son candidat, c’est Nicolas Sarkozy. Il est dans ce scrutin le quasi sortant, il a gouverné le pays depuis 2002 comme ministre d’État, comme président de l’UMP, il est soutenu dans cette campagne par les deux Premiers ministres de la législature qui s’achève : Jean-Pierre Raffarin, c’est quand même une référence, Jean-Pierre Raffarin ! Dominique de Villepin, c’est quand même une caution !

Alors, il porte le bilan de la majorité depuis 2002. Et quoi qu’il en dise, quoi qu’il fasse, il voudrait fuir devant cette responsabilité-là, être le candidat sortant. Alors je vais le ramener à cette responsabilité. Je vais faire, si je puis dire, le travail pour lui.

Et je veux m’adresser à tous nos concitoyens qui ont aimé la réforme des retraites de Jean-Pierre Raffarin, qui ont approuvé le plan de l’assurance maladie de Douste-Blazy, qui ont adoré la loi sur l’école de Fillon, qui ont soutenu la privatisation de Gaz de France de Thierry Breton, il y en a qui ont aimé, il y en a qui ont approuvé, il y en a qui ont soutenu. Eh bien, ils ont un candidat, c’est Nicolas Sarkozy.

medium_imagesCALBVF0B.jpgJe veux aussi dire, car il y en a dans notre pays qui pensent que le chômage a diminué, que le pouvoir d’achat a progressé, que la dette s’est réduite, que les violences ont disparu, à tous ceux-là, rendez-vous compte, je les appelle à voter Nicolas Sarkozy. C’est le bon candidat pour un mauvais bilan, pour une mauvaise politique, pour de mauvais gouvernements.

Et il n’y a pas d’autre candidat sortant que lui, ou pas officiellement. Nicolas Sarkozy, c’est la continuité en pire. Mais pour ce qui concerne le changement, il y a qu’une candidate pour porter ce changement, pour le traduire, pour le réaliser, et c’est Ségolène Royal, la candidate du changement.

Elle est d’ailleurs le seul changement possible dans cette élection parce qu’elle est la seule qui porte un projet alternatif à la droite. Elle est la seule qui puisse être au second tour de l’élection présidentielle contre la droite. Et réfléchissons une seconde, rien qu’une seconde au scénario si elle n’était pas au second tour de l’élection présidentielle. Que signifierait alors une nouvelle fois cette situation dramatique que l’on voudrait ici encore reproduire, où les électeurs n’auraient le choix qu’entre la droite et l’extrême droite, ou entre la droite et la droite ? Le choix qui doit être fait au second tour de l’élection présidentielle, c’est le choix entre la droite et la gauche pour permettre là l’affirmation d’un destin collectif.

J’ai du respect pour la gauche dite antilibérale, mais la question qui lui est posée est moins celle du nombre de ses candidats à l’élection présidentielle que celle de son attitude au second tour de l’élection présidentielle. Veut-elle, cette gauche, envoyer un message de radicalité sans lendemain et disparaître pendant cinq ans ? Ou veut-elle cette gauche-là avec nous battre la droite et transformer le pays ?

Mes chers amis, nous n’avons aucune leçon à recevoir de la droite, ni sur sa gestion des finances publiques, jamais l’endettement n’a atteint ce niveau record, si sur ses résultats économiques, la croissance n’a jamais été aussi ralentie et le déficit commercial aussi lourd qu’aujourd’hui, ni même sur sa politique de sécurité, jamais les violences aux personnes n’ont été aussi nombreuses que depuis 2002, d’ailleurs depuis que Nicolas Sarkozy est ministre de l’intérieur

medium_elec2.2.jpg.Nicolas Sarkozy n’est plus de l’UMP nous dit-il, il est de France. Il aurait pu dire de Neuilly, non, il est de France. Il nous a fait un aveu : « J’ai changé », a-t-il dit. Retenez bien cette expression. S’il a changé, c’est qu’il n’était pas bien avant.

Et s’il a changé, c’est qu’il ne sera pas mieux après

Mais il y a même quelque imposture, je le dis ici, à vouloir citer Jaurès quand on veut remettre en cause le droit de grève des salariés dans notre pays, quand Jaurès, lui, s’est battu à Carmeaux* pour arracher ce droit. Oui, il y a de l’imposture à citer Blum quand on veut mettre en cause les 35 heures, quand Blum, lui, a fait les 40 heures et les congés payés.

Oui, il y a du cynisme à vouloir citer François Mitterrand et remettre encause la retraite à 60 ans et l’impôt sur les grandes fortunes. Et il y a de la mystification à parler des travailleurs et des travailleuses quand, depuis cinq ans, avec cette majorité, l’assistance, le nivellement, la précarité se sont étendus, le nombre de RMIstes a augmenté de 250 000. Depuis 2002, 70 % des embauches de notre pays se font avec des contrats à durée déterminée ou de l’intérim. 80 % des salariés ne gagnent pas 2 000 € dans notre pays. Voilà le bilan droite, voilà sa politique, et elle viendrait nous parler des travailleurs et des travailleuses.

Quand on apprend dans le même temps que le P-DG du Printemps se fait licencier, ça peut arriver, mais avec une indemnité qui correspond à 175 années de SMIC, rien que cela, quand tant d’autres ne partent qu’avec quelques jours de salaire, et quand on apprend que le président du directoire de la Caisse d’Epargne se fait octroyer un bonus de 150 000 €, rendez-vous compte, pour surcroît de travail, quand tant d’autres n’ont même pas le SMIC pour arriver à boucler leur fin de mois, et il nous parlerait des travailleurs et des travailleuses."

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Alors, dans cette campagne, chers amis, il faudra opposer, confronter les projets. Au « travailler plus » de Nicolas Sarkozy, il faudra opposer le « travailler tous » de Ségolène Royal. Parce que quand on s’appelle Nicolas Sarkozy faudra aller dire aux chômeurs qui attendent un emploi de travailler plus pour gagner plus, il faudra oser dire aux salariés délocalisés qu’il faut travailler plus pour gagner plus, il faudra oser prétendre aux salariés à temps partiel qu’ils peuvent demain travailler à temps complet, il faudra oser dire à ceux qui font les cadences, les 3×8, le travail de nuit qu’il faut travailler encore plus pour gagner plus, et il faudra aussi pouvoir prétendre que les heures supplémentaires devront être détaxées, déchargées, ce qui aboutirait à ce que les personnels qui feront ces heures supplémentaires ne puissent même pas constituer des droits sociaux à la retraite ou à la maladie ou au chômage sur ces heures-là, il faudra oser aller vers les Français avec cette proposition.

EXTRAITS DU DISCOURS DE francois Hollande à villepinte

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00:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

14/02/2007

SANS ARGENT IL CREUSE LA TOMBE DE SON PERE

medium_TOMBE2.jpgLa précarité touche même au-delà de la mort. A Laon, dans l'Aisne, Hervé Féton, âgé de 22 ans, a creusé lui-même la tombe de son père, faute d'argent pour honorer la facture des pompes funèbres. La scène surréaliste au XXIème siècle s'est déroulée samedi dernier dans un des cimetières de la ville. "Il pleuvait, on était à quatre à creuser, raconte le jeune homme, avec moi, mon cousin et deux copains".

Son père, Hugues Honoré est décédé la semaine dernière. Cet ouvrier agricole avait 55 ans. Deux ans plus tôt, Hervé Féton avait déjà perdu sa mère. A la recherche d'un emploi de plombier et vivant sur le RMI de son père, le jeune homme pouvait difficilement payer les funérailles. Ses amis ont passé la semaine à se démener pour l'aider : demande de solutions à la mairie, quête auprès du voisinage...

Pas de sous pour faire face"

Révélée lundi dans le quotidien régional l'Union, l'histoire a provoqué un mouvement de solidarité à Laon. L'entreprise des pompes funèbres a descendu sa facture de 1 700 euros à 1 200 euros, de nombreuses personnes ont appelé la mairie pour demander comment aider le jeune homme.

L'enterrement a eu lieu mardi. "Des gens que je ne connaissais pas sont venus me témoigner leur sympathie, a raconté le jeune homme. Ca fait chaud au cœur". Selon Robert Sautier, le patron de l'entreprise des pompes funèbres qui s'est occupé des funérailles, le cas d'Hervé n'est pas un cas isolé. "J'ai énormément d'impayés, a précisé un membre de l'entreprise à l'AFP. C'est de plus en plus souvent qu'il y a des gens qui sont embêtés. Ils sont au RMI et quand ils ont un deuil, ils n'ont pas de sous pour faire face".

Hervé Féton vivait jusqu'à présent avec son père dans un appartement de Laon. Il peut rester dans ce logement jusqu'à la fin du mois. Qu'arrivera-t-il après ? Selon David Vitu de la mairie de Laon, une réunion devait avoir lieu mardi après-midi avec le directeur du centre communal d'action sociale pour monter un dossier de demande d'aide exceptionnelle pour Hervé Féton. La décision sera prise lors d'une commission le 20 février. Selon le responsable, "cette aide peut aller jusqu'à 450 euros".

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13/02/2007

JACQUOU LE CROQUANT

Jacquou le Croquant de Laurent Boutonnat est l’adaptation du roman d’Eugène Le Roy dont le héros a été popularisé par une série télévisée de Stellio Lorenzi en 1969.
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Réalisé par Laurent Boutonnat

AVEC GASPARD ULLIEL, MARIE- JOSE CROZE, ALBERT DUPONTEL

leo Legrand Jacquou enfant  et Malik Zidi

Laurent  Boutonnat  revisite les aventures de Jacquou le Croquant , un mélange  d'actions et de très belles images, mais ce n'est pas Jacquou.medium_jacquou6.jpg

Jacquou, le "drôle" de martissou et de la Françou, métayers au domaine de combe nègre.

Il n'y a pas sa colère face à l'injustice qui frappe sa famille , on est loin du terrible comte de Nansac!

On est loin de la souffrance d'une paysannerie exploitée par les seigneurs de l'ancien régime

  l'HISTOIRE

medium_jacqou.2.jpgJacquou, ce croquant, c'est surtout un symbole . Son désir de vengeance va devenir le symbole de toutes les souffrances paysannes, du combat pour la justice et l'égalité.

 

 Jacquou le Croquant » raconte l'histoire d'un enfant imaginé par Eugène Le Roy et basée sur des faits et des lieux réels. Publié en 1899, l'action se passe en 1830 dans la forêt Barade et décrit la lutte d'un jeune paysan en révolte contre la misère due à l'oppression du seigneur de l'Herm : le comte de Nansac

L'histoire de "Jacquou le croquant"

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La France en 1815. Enfant, Jacquou assiste, impuissant, à l’arrestation de son père qui s’était révolté contre la cruauté du comte de Nansac. Condamné au bagne, le père de Jacquou y meurt. Jacquou jure alors de se venger de l’arrogant aristocrate responsable de son malheur. Recueilli par « le bon curé Bonal », Jacquou va réapprendre à vivre normalement. Mais le sort et l’injustice s’acharnent une nouvelle fois, quinze ans plus tard ; Jacquou est pris en flagrant délit de braconnage sur les terres du comte et enfermé dans les cachots du château. Le désir de vengeance de Jacquou se réveille ! Eduqué et courageux Jacquou devient le porte-parole du peuple paysan pour conduire la révolte et retrouver Nansac .
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Gaspard Ulliel,  beau garçon, acteur prometteur chez Téchiné( les égarés) ou Jeunet ( un long dimanche de fiançailles)

prète ici son physique mysterieux.

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Eugène Le Roy, auteur célèbre de Jacquou le Croquant , considéré comme le maître du roman rustique social, est un de ceux dont le message républicain est souvent accompagné ou sous-tendu par des allégories maçonniques.

 

Né en Périgord en 1836  Il appartient à la génération de Gambetta, marquée par la philosophie des Lumières, le jacobinisme et l'anticléricalisme

Après plusieurs années en Dordogne, il est affecté en 1886 à Bordeaux où il fréquente la Loge française d'Aquitaine. En 1888, il accède au grade de maître et rédige, comme c'est l'usage, un testament exposant ses principes de vie. La même année, il entreprend la rédaction du Moulin du Frau . Il est convaincu alors que la République instaurera l'égalité, la justice et la solidarité, et que la franc-maçonnerie en est l'avant-garde. En 1891, Le Moulin du Frau est publié en feuilleton dans L'Avenir de la Dordogne . En 1895, il est édité à Paris, grâce à Alcide Dussolier, sénateur de la Dordogne et... Vénérable de la loge de Nontron.

12:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

12/02/2007

SEGOLENE LE PACTE PRESIDENTIEL

SEGOLENE

UNE VERITABLE ENTREE EN CAMPAGNEmedium_elect.3.jpg

Elle a tracé un programme présidentiel, des sujets importants, le social, l'éducation, l 'économie,  les institution  la sécurité,

"

Ensemble, nous allons donner un coup de jeune à cet Etat colbertiste, jacobin, centralisé à l'excès, croulant sous le poids des ans, des bureaucraties inutiles et des réglementations trop complexes. Ensemble, nous allons mettre l'Etat à l'heure de ce désir d'autonomie, de responsabilité civique et de liberté que j'ai senti monter d'un bout à l'autre de la France.

Je veux construire un ordre social et économique juste Le règne sans frein du profit financier est intolérable aux pour l'intérêt général.

Il est insupportable à ceux qui vivent de leur travail et il est dramatique pour ceux qui n'arrivent pas à en vivre. C'est ce cri de colère que j'entends monter de la France qui travaille et de celle qui aimerait travailler. Colère contre les délocalisations qui dévorent l'emploi. Colère contre le fait que 23% des jeunes sont sans emploi, que l'âge du premier emploi n'en finit pas de reculer et que la précarité des contrats se généralise. Colère quand priorité est donnée à la rente et au capital financier et que cela conduit à l'augmentation constante des loyers et du foncier. Colère quand la moitié des salariés du privé touche moins de 1400 euros par mois, que 4 millions de salariés sont payés au Smic au bout de 20 à 30 ans de travail. Colère encore quand on sait qu'il y a 7 millions de pauvres en France qui vivent avec moins de 700 euros par mois, que 2 millions d'enfants sont condamnés à vivre dans la pauvreté et qu'il y a là comme une forme moderne de malédiction et de destin. Les Français, oui, sont en colère face à cela. Et moi, Ségolène Royal, je dis que ce n'est pas juste, c'est le pacte social qui est rompu et que c'est dangereux.

Nous devons refuser cette situation. Nous devons stopper le descenseur social. Comme le criait le père Wreznisky, le fondateur d'ATD Quart Monde, " c'est l'homme qui crée la misère, c'est l'homme qui peut détruire la misère ".

 

medium_SEGO7.jpgEt je ne peux pas me faire à l'idée qu'il y ait deux jeunesses : l'une qui serait vouée à la réussite et l'autre condamnée à l'échec ou, pire, à la violence brute parce qu'au départ il n'y a pas les mêmes chances et qu'on n'a pas su encadrer à temps les enfants et les faire réussir à l'école comme le dit très bien Kerry James. J'aurai prochainement l'occasion de dire avec plus de précisions en appui sur les associations, AC Le Feu, Parlement des Banlieues, dans les Banlieues ce que demain l'Etat fera. Je sais que je réussirai à trouver des solutions et à empêcher de nouvelles explosions. Parce qu'au plus profond de moi, si je suis présidente de la République, je veux réaliser pour chaque enfant né ici ce que j'ai voulu pour mes propres enfants.

medium_SEGO8.jpgJe veux une nouvelle donne avec tous les jeunes de France. Mais quand j'entends Karim, de Toulon, m'expliquer qu'il ne comprend pas pourquoi il doit subir, plusieurs fois par jour, les contrôles d'identité, je me dis qu'il n'exprime pas si mal que cela cette part du mal français qui le touche et qu'il m'incombera, avec vous tous, de traiter ! .
Je veux lutter farouchement contre les discriminations et les humiliations.

Je veux une France qui s'accepte telle qu'elle est devenue et qui considère même que c'est une chance d'être désormais ainsi : riche d'histoires diverses, colorée, métissée.

medium_386727940_237cbef5fe_m.jpgJe veux une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d'ailleurs et qui sont aujourd'hui des Français à part entière et dont les parents et les grands parents ont donné leur vie pour nos libertés."
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