25/02/2007
CESAR 2007
L'élégant "Lady Chatterley" de Pascale Ferran, bouleversante chronique d'une passion charnelle qui se transforme en véritable amour, a été sacré meilleur français film de l'année lors de la 32e cérémonie des César au théâtre du Châtelet à Paris samedi soir
"Vous nous offrez ce soir le plus beau des César, puisqu'il récompense une équipe tout entière", a sobrement déclaré à la tribune la réalisatrice de 46 ans en tailleur noir, émue derrière ses lunettes à fine monture.
Ce film, la troisième réalisation de Pascale Ferran - après "Petits arrangements avec les morts" et "L'Age des possibles" -, a reçu quatre autres prix: celui de la meilleure actrice revenu à Marina Hands, 30 ans, formée au théâtre et véritable révélation, meilleure adaptation à partir du roman de D.H Lawrence pour Pascale Ferran, Roger Bohbot et Pierre Trividic, meilleur costume (Marie-Claude Altot) et meilleure photo (Julien Hirsch).
Deuxième gagnant de la soirée, le thriller "Ne le dis à personne" du jeune Guillaume Canet, a remporté quatre César: meilleur réalisateur, meilleur acteur à François Cluzet, meilleure musique à Mathieu Chedid, qui a raconté avoir "improvisé à la guitare pendant un après-midi" pour la bande originale et meilleur montage (Hervé de Luze).
Il était nommé neuf fois, tout comme "Indigènes" de Rachid Bouchareb, qui a dû se contenter du prix du meilleur scénario original, après avoir obtenu un prix d'interprétation collectif au dernier festival de Cannes. L'équipe s'envolera dimanche matin pour Los Angeles, où le film concourt aux Oscars à Hollywood, dans la catégorie du meilleur film étranger.
Le drame "Je vais bien ne t'en fais pas" de Philippe Lioret a récolté le prix du meilleur acteur dans un second rôle, attribué à Kad Merad, et celui du meilleur espoir féminin, revenu à Mélanie Laurent.
L'actrice Marlène Jobert et le comédien britannique Jude Law ont chacun reçu un César d'honneur, lors d'une cérémonie dédiée à la mémoire de Philippe Noiret, décédé en novembre.
A la tribune, Pascale Ferran s'est faite le porte-parole des intermittents du spectacle, qui l'an dernier avaient perturbé la cérémonie pour dénoncer la réforme de leur système d'assurance-chômage.
Elle a lancé un vibrant plaidoyer pour ce système d'indemnisation, qu'elle a jugé "menacé", ainsi que pour le système de production des films français.
Le tout premier César du meilleur film documentaire, créé cette année, a été attribué à "Dans la peau de Jacques Chirac" de Karl Zéro et Michel Royer.
19:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)
23/02/2007
APPRENTISSAGE A 14ANS
En se prononçant contre l'apprentissage dès 14 ans, Ségolène Royal hypothèque clairement l'avenir d'une des mesures phares de la loi pour l'égalité des chances du 31 mars 2006. "Je ne pense pas que ce soit une bonne mesure", a déclaré Mme Royal. "La scolarité obligatoire est un progrès de la République, il faut absolument tenir bon sur les progrès fondamentaux et ne jamais en rabattre sur des progrès sociaux qui ont demandé beaucoup d'énergie, beaucoup de courage, beaucoup de service public.
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Annoncée, le 7 novembre 2005, par le premier ministre Dominique de Villepin, pendant la crise des banlieues, la proposition de ramener de 16 à 14 ans l'âge minimum pour l'apprentissage avait déclenché une levée de boucliers des parents d'élèves et des enseignants qui y voyaient un enterrement de première classe du collège unique et la fin de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans. En France, l'école jusqu'à 16 ans date d'une ordonnance du 6 janvier 1959 prolongeant de deux ans l'âge butoir instauré dans les années 1920. Auparavant encore, depuis la loi Jules Ferry de 1882, l'école était obligatoire de 6 ans à 13 ans. Les entreprises, inquiètes que cette mesure ne dévalorise davantage la voie de l'apprentissage, n'avaient pas non plus manifesté un grand enthousiasme.
Face au tollé, le gouvernement avait fait le choix d'un parcours en alternance baptisé "apprentissage junior". Ouvert aux jeunes dès 14 ans, ce dispositif permet aux jeunes , après une année "d'initiation aux métiers" où ils restent sous statut scolaire, de signer un véritable contrat d'apprentissage à 15 ans.
Un an après sa mise en place, le gouvernement a été obligé d'admettre que la mise en place de la mesure a été poussive. Loin de l'objectif de 20 000, l'apprentissage junior a attiré à la rentrée 2006, seulement 12 000 élèves dont 10 000 proviennent en réalité de la transformation de dispositifs existants de préapprentissage. Les créations ex-nihilo ne dépassent pas les 2 000 places.
Confronté au refus des régions, en majorité socialistes , et qui sont partie prenantes dans le financement de l'apprentissage, le gouvernement s'est aussi heurté à des difficultés techniques. La sortie tardive des décrets, n'a pas permis de caler toutes les dispositions prévues par la loi.
Le développement du dispositif a aussi été entravé par l'incapacité des centres de formation d'apprentis et des lycées professionnels d'accueillir un surplus d'élèves. En lycée notamment, l'ouverture aux apprentis ne pouvait se faire qu'au détriment d'autres formations, de type CAP ou BEP. Une contradiction qui a limité mécaniquement le développement des apprentis junior et qui a achevé de fragiliser une mesure dont l'objectif principal était de donner une formation à des jeunes en rupture scolaire.
Avez-vous dans votre famille - moi c'est mon cas - un enfant de 14 ans ? Est-ce qu'un enfant de 14 ans, on va le mettre en apprentissage ? Non, Madame !"
- Ségolène Royal, invitée lundi soir de l'émission politique de TF1 "J'ai une question à vous poser",
10:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6)
22/02/2007
UN LYCEEN DE 16 ANS EN GREVE DE LA FAIM
Un lycéen de 16 ans en grève de la faim pour protester contre l'expulsion d'un camarade
CHATEAUROUX (AP) - Un lycéen de 16 ans observe depuis le 12 février une grève de la faim devant son lycée à Châteauroux (Indre) pour protester contre l'expulsion de Senjur Demirali, un camarade du même établissement d'origine macédonienne, âgé de 19 ans. Adyl Abdelhafidi a installé sa tente devant les portes du lycée polyvalent Blaise-Pascal.
Senjur Demirali vit chez son frère en France depuis février 2005. Il termine au lycée un CAP d'électrotechnique. Une fois son diplôme obtenu, il devra repartir en Macédoine. Ce que refuse Adyl Abdelhafidi.
"Senjur a trouvé refuge dans notre pays après avoir été défiguré dans son pays parce qu'il appartenait à une minorité Rom. Son père est handicapé depuis qu'il a été sauvagement agressé par une milice albanaise en 2000", explique le jeune homme qui se dit prêt à "aller jusqu'au bout car il s'est préparé pour ça mentalement". Selon lui, "laisser repartir Senjur reviendrait à le faire condamner à mort".
Près de 90 enseignants ont signé une pétition pour soutenir Senjur Demirali mais ils ne cautionnent pas l'action d'Adyl Abdelhafidi.
Ce dernier est soutenu dans son action par d'autres lycéens et des parents qui se succèdent à ses côtés. Deux défilés ont rassemblé tour à tour la semaine dernière 800, puis 200 manifestants. La préfecture de l'Indre précise que "le lycéen macédonien bénéficie déjà d'une autorisation exceptionnelle et provisoire de séjour et qu'il devra retourner en Macédoine en juin 2007".
13:42 Publié dans SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (0)
19/02/2007
LE 17 OCTOBRE 1961
Gennevilliers : inauguration
d'une station "17 octobre 1961"
Prévue de longue date, la cérémonie d'hommage aux Algériens tués ce jour-là lors de la répression d'une manifestation interdite du FLN coïncide avec la mort de Maurice Papon, alors préfet de police.
Au lendemain de la mort de Maurice Papon, une station de métro en construction a été baptisée "17 octobre 1961", dimanche 18 févier à Gennevilliers, en en hommage aux Algériens tués ce jour-là lors de la répression d'une manifestation interdite du FLN.
"Nous avions prévu cette manifestation depuis longtemps mais la mort de Maurice Papon prouve que les acteurs de cette histoire sont en train de disparaître et qu'il nous faut aujourd'hui nous souvenir, créer un trait d'union entre les générations pour la mémoire et contre l'oubli", a expliqué Mourad Slimani porte-parole l'Union d'associations pour la diversité et l'égalité (Unadé), organisatrice de la cérémonie
"Une reconnaissance de l'Histoire"
Selon Mourad Slimani, "le nom de la station de métro ''7 Octobre 1961' c'est une reconnaissance de l'Histoire de France et de la dignité des personnes". Le 17 octobre 1961, de 35 à 325 militants du FLN selon les sources, avaient été tués dans la capitale et en banlieue, par la police sous les ordres du préfet de police Maurice Papon.
| Les 17 octobre 1961, lors d’une manifestation non-violente contre le couvre-feu qui leur était imposé, des dizaines d’Algériens étaient assassinés à Paris par des fonctionnaires de police aux ordres de leurs supérieurs. Condamné pour complicité de crime contre l'humanité, Maurice Papon est mort libre, samedi, à 96 ans. . |
10:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)































