27/02/2007
AUNG SAN SUUKYI
Lundi prochain sera lancée l’opération 90 jours pour libérer Aung San Suu Kyi, une action médiatique de soutien à la dirigeante de la Ligue Nationale pour la Démocratie en Birmanie, prix Nobel de la Paix 1991, qui a passé 12 des 17 dernières années privée de liberté, mise en résidence surveillée à plusieurs reprises par la junte birmane. A cette occasion sortira aux éditions Florent Massot le dernier livre du photoreporter Thierry Falise Le jasmin ou la lune. Dans cette biographie de la Dame de Rangoon, le journaliste belge cherche, au travers d’anecdotes et conversations souvent inédites, à dévoiler l’être humain qui se dissimule derrière l’icône, avec ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses.
"Aung San Suu Kyi n'a plus le droit de voir personne, et on lui interdit d'aller où elle veut. Le monde doit se mobiliser", a dit Jane Birkin lors d'une conférence de presse organisée à Paris.
D'autres artistes de renommée internationale dont le groupe REM, Pearl Jam, Peter Gabriel, Paul McCartney, Eric Clapton, Sting, ont déjà apporté leur soutien à Aung San Suu Kyi.
La Ville de Paris, qui a fait Aung San Suu Kyi citoyenne d'Honneur, parraine une campagne lancée avec le quotidien "Metro": les internautes sont invités à réaliser des courts-métrages sur le thème de la liberté (http://www.askforfreedom.org et www.metrofrance.fr).
Mme Suu Kyi, 61 ans, est confinée à son domicile de Rangoun depuis 2003. Au total, elle a été privée de liberté plus de 11 des 17 dernières années.
Selon les Nations unies, il y a plus de 1.100 prisonniers politiques en Birmanie, pays reclus d'Asie du Sud-Est gouverné par des juntes successives depuis 1962.
Le parti de Mme Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), avait largement remporté des élections législatives en 1990 mais n'a jamais pu gouverner.
11:19 Publié dans SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (0)
26/02/2007
LETRE OUVERTE A UN FILS D'IMMIGRE
« Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter ! » Quand le journaliste Nadir Dendoune a entendu ces propos de Nicolas Sarkozy, son sang n’a fait qu’un tour. Jusqu’ici, ce jeune Français d’origine algérienne avait l’impression que c’est la France, plutôt, qui ne l’aimait pas ! Il a donc décidé de prendre la plume pour réagir et montrer que le « parler-vrai » du candidat UMP - lui-même fils d’immigré - est un tissu de clichés brodé par quelqu’un qui ne connaît pas le terrain.
Le terrain, Nadir, lui, peut en parler : il a grandi dans une cité de la Seine-Saint-Denis et il a connu la délinquance, puis la prison. Son témoignage confronte ce vécu aux raccourcis sarkozystes : la désespérance des jeunes, le racisme quotidien qui nourrit une haine du policier, l’inutilité du « tout-sécuritaire »…
Il raconte son parcours, celui d’un « jeune des cités » qui s’en est sorti. Devenu sportif de haut niveau, il a fait le tour du monde à vélo, a vécu en Australie avant d’intégrer une prestigieuse école de journalisme, le Centre de Formation des Journalistes. Mais il n’oublie rien du passé.
La première phrase
CHER NICOLAS,
C'est l'histoire de deux citoyens français.
Morceau choisi
Je suis arrivé devant le juge d'instruction menotté comme un grand délinquant. On était quatre, peut-être cinq à attendre. Le juge prend son temps. Pas pressé de nous entendre. En garde à vue, t'as toujours l'impression que tu es un simple numéro. Un de plus. Tu attends des heures, ça te tape sur les nerfs. Tu ne comprends pas pourquoi. On te laisse imaginer des trucs.
Le juge avait le profil de l'emploi : ni beau, ni moche. Froid, impassible. Presque un robot. Pas d'émotion. Ses questions
ont commencé. Il attendait les réponses. C'est pas que je voulais pas répondre, mais j'y arrivais pas. Va lui expliquer que j'ai un problème avec les mots, qu'ils sont dans une boîte et que j'ai pas forcément toujours les clefs. Il attend, je souffle. Je vois bien qu'il est embêté.
Morceau choisi
Si on veut que ça change, on a besoin de vrais éducateurs de quartiers. C'est sûr, c'est plus cher. Et a-t-on vraiment envie de dépenser le fric des contribuables pour empêcher une poignée de sauvageons de péter les plombs ? Pas sûr. L'argent n'est pas tout, mais la détresse des quartiers, elle se compte aussi en sonnant et trébuchant. Faut pas oublier que 2005 a été une année noire pour les associations de banlieues. Les budgets ont été réduits en miettes par ton gouvernement, Nico, et les emplois-jeunes ont été zappés. Et on se demande pourquoi ça a pété en décembre ? Franchement... Après le grand bazar de novembre, ton gouvernement, réalisant un peu sa boulette, a décidé de lâcher 100 millions d'euros pour les assos. Mais personne n'a posé la question qui fâche : et si les bagnoles n'avaient pas cramé ? Qui faut-il remercier au juste pour ces 100 millions ?
C'est un cri de rage. celui d'un petit gars de banlieu, fils d'immigré comme le ministre de l'interieur, mais là s'arretent les points communs.
13:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)
























