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29/02/2008

INGRID BETANCOURT

1522007616.jpgLibéré par les FARC, Luis Eladio Perez raconte les moments partagés avec Ingrid Betancourt

Posé, lucide, drôle à l'occasion, Luis Eladio Perez a raconté au micro de Radio Caracol son calvaire aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), jeudi 28 février. Il avait été enlevé en juin 2001, alors qu'il était sénateur. Il a été libéré mardi, en compagnie de trois autres otages. Tous se trouvent encore au Venezuela, à Caracas

 

L'ancien otage dit des choses qui dérangent. Il dit que le sud de la Colombie est couvert de champs de coca, malgré des années de lutte contre les cultures illicites. Il dit que la guérilla est loin d'être défaite. A son avis, les FARC ont opté pour un repli stratégique. Et il dit que la guerre n'est pas la solution, que l'économie importe aussi. "Tous les guérilleros avec qui j'ai parlé ont un point commun : ils ont rejoint la guérilla, poussés par la misère", souligne-t-il.

M. Perez tente de ne pas avoir de haine pour ceux qui furent ses bourreaux. Il est convaincu que seul le dialogue politique pourra mettre fin au conflit armé qui déchire son pays. "Ingrid, elle, n'a pas de rancœur. Elle a pleine conscience de son rôle. Elle a eu tout le temps qu'il fallait pour réfléchir à ses propositions de gouvernement. Elle sait que ce n'est pas par la violence que l'on mettra fin à la violence", dit-il. Il ne doute pas que son amie sera un jour présidente de la Colombie. En attendant, il se souvient des derniers mots qu'elle lui a dits, ce triste 4 février : "Profites-en bien, Lucho, profite de chaque minute de liberté."

Dans la lettre bouleversante adressée à sa mère, en novembre 2007, Ingrid Betancourt dit de son ami Luis Eladio : "Il a été mon soutien, mon rempart, mon frère." Pendant trois ans, l'ancienne candidate à la présidence de la Colombie et "Lucho" ont fait partie du même groupe d'otages, avant d'être séparés en juillet 2007. Le 4 février, M. Perez a pu, une dernière fois, échanger quelques mots avec Ingrid, "très très dégradée". Il est décidé à remuer ciel et terre pour obtenir sa libération et celle de tous ses compagnons d'infortune. "Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas comment aider. Mais cette dernière image d'Ingrid dans la forêt me hante", avoue-t-il.
LE MONDE | 29.02.08

13:34 Publié dans SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : solidarite

28/02/2008

INGRID betancourt

2083487041.jpgLa famille de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt se dit extrêmement inquiète après les déclarations d'un compagnon de détention libéré hier. Elle lance un appel au président colombien Uribe pour qu'il dialogue avec les Farc.
Réagissant aux dernières informations inquiétantes sur la santé d'Ingrid Betancourt, otage aux mains des FARC depuis plus de six ans, sa famille a lancé jeudi un nouvel appel au président colombien Alvaro Uribe pour qu'il accepte de discuter d'un accord humanitaire d'échange de prisonniers avec les rebelles, soulignant l'"urgence humanitaire absolue".

"Les dernières nouvelles sur la santé d'Ingrid et de certains de ses compagnons de captivité sont plus qu'alarmantes, elles sont épouvantables", a déclaré son ex-mari Fabrice Delloye lors d'une conférence de presse dans un hôtel parisien. "Ingrid et ses compagnons sont tout simplement en train de mourir".

M. Delloye a appelé "les chefs d'Etat du monde entier à apporter leur soutien au président" colombien pour qu'il accepte un accord humanitaire d'échange d'otages contre des guérilleros détenus par les autorités.

"On est au dernier tournant", a estimé le fils de Fabrice Delloye et d'Ingrid Betancourt, Lorenzo. "Si on n'agit pas vite, maman va mourir". AP

20:33 Publié dans SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : solidarité

25/02/2008

Le monde de la BD se mobilise pour Lucas, jeune sans-papiers

 

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Au début du mois de janvier, Waldir Rodrigues, maçon d’origine brésilienne a été arrêté. Sans-papiers, il risquait d’être expulsé. Une histoire malheureusement banale. Mais Waldir est le père de Lucas, un garçon dont le témoignage a inspiré l’une des histoires de l'album "Paroles de sans papiers". En quelques semaines, et grâce à une importante mobilisation du monde de la BD, l’ordre de reconduite à la frontière est annulé.

Paru en septembre 2007 aux éditions Delcourt, "Paroles sans-papiers" est un album poignant, fait d'une succession de témoignages sur le quotidien difficile de plusieurs sans-papiers. Il est préfacé par l’auteur argentin José Muñoz et l’actrice Emmanuelle Béart, et on y retrouve plusieurs grands noms de la bande dessinée européenne comme Lorenzo Mattoti, Gipi, Jerôme et Olivier Jouvray ou Frederick Peeters.

Laetitia, prof de français, découvre que Lucas est sans-papiers

Au début de chaque histoire figure en exergue une citation d’homme politique, ou l’extrait d’un rapport, ce qui accentue le réalisme de l'album, et le contraste entre la part de fantasme et la réalité qui gravitent autour du sujet. La dernière partie de l'album propose de la documentation sur le sujet.

La plupart des témoignages sur lesquels les auteurs se sont fondés ont été recueillis par la Cimade. Beaucoup, mais pas tous: ce n’est pas le cas d’"Une jeunesse clandestine", le récit de Joao, alias Lucas, jeune Brésilien de 15 ans.

En 2005, Laetitia, professeur de français pour étrangers rencontre Lucas, dont les parents ont migré en France quelques mois auparavant. Dans sa classe, le garçon cache qu’il est sans-papiers, mais après avoir sympathisé, la jeune femme apprend sa situation. Laetitia connaît également Alfred, l’un des dessinateurs à l’initiative du projet "Paroles sans papiers". Touché par le témoignage de Lucas, ce dernier décide de le faire figurer dans l’album.

Auteurs et éditeur participent aux frais d'avocat

Un an plus tard, Waldir Rodrigues, le père de Lucas, se fait arrêter. En situation irrégulière, il est en passe d’être expulsé. Ne sachant trop à qui s’adresser, Lucas appelle Laetitia, qui s’investit dans l’affaire. Elle alerte le Réseau éducation sans frontières (RESF) et une pétition est mise en ligne sur le site de l’association.

David Chauvel, l’autre initiateur du projet, relaie l'appel dans le monde de la BD, grâce notamment au syndicat des auteurs de BD, dont il fait partie. Une vingtaine d'auteurs et de professionnels acceptent de participer au paiement des avocats. Delcourt, l'éditeur, met lui aussi la main à la poche.

Parallèlement, l’appel est repris sur le Net, par mail d’abord puis sur des sites et des blogs d’auteurs, dont celui d’Allan Barte et de Loïc Sécheresse. De nombreuses lettres sont envoyées au préfet, et la pétition recueille de plus en plus de signatures

Lorsque la requête est présentée à la préfecture, elle est aussi largement appuyée par les habitants de Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), la ville où est installée la famille. A commencer par le maire et plusieurs élus locaux. Au final, les professionnels de la BD ont payé les deux tiers des frais d’avocats, et plusieurs d’entres eux, comme David Chauvel, se sont portés témoins. Laetitia estime cependant que c'est essentiellement la mobilisation des simples citoyens qui a permis à l'affaire de trouver une issue heureuse.

L’annulation de l’ordre de reconduite à la frontière a été obtenue le 25 janvier, ainsi que l’autorisation de demeurer sur le territoire -à condition de ne pas travailler. Mais si un espoir de régularisation de l’ensemble de la famille existe, sa situation est loin d'être réglée.

Par Vincent Demons

 

14:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sans-papiers

CHAINE HUMAINE

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GAZA (AFP) — Des milliers d'écoliers palestiniens ont commencé lundi à former une chaîne humaine dans la bande de Gaza pour protester contre le bouclage imposé par Israël, ont constaté des correspondants de l'AFP.

Des écoliers de différentes villes, auxquels se sont joints des adultes dans certains secteurs, se sont alignés sur l'axe Salahedine qui traverse la bande de Gaza de Rafah au sud jusqu'à Beit Hanoun au nord sur près de 40 kilomètres.

"Le siège de Gaza ne fera que nous renforcer", "le monde a condamné Gaza à mort", ou "Sauvez Gaza", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les manifestants.

Cette manifestation a été organisée par le Comité populaire contre le siège de Gaza (PCAS), un groupe dirigé par le député palestinien Jamal Al-Khoudari proche du mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza depuis juin.

11:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)