14/03/2009
Alain Bashung est mort
"Je voudrais vous remercier, vous m'avez beaucoup aidé, vous m'avez envoyé tellement d'amour!" a déclaré le chanteur, très émus et visiblement fatigué et amaigri, en recevant son dernier trophée. "Un jour je parlerai moins, jusqu'au jour où je ne parlerai plus", avait-il chanté...

20:23 Publié dans TRISTESSE | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : tristesse alain bashung
LE BAL PERDU
C'était tout juste après la guerre,
Dans un petit bal qu'avait souffert.
Sur une piste de misère,
Y'en avait deux, à découvert.
Parmi les gravats ils dansaient
Dans ce petit bal qui s'appelait...
Qui s'appelait...
qui s'appelait...
qui s'appelait...
{Refrain:}
Non je ne me souviens plus
du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens
ce sont ces amoureux
Qui ne regardaient rien autour d'eux.
Y'avait tant d'insouciance
Dans leurs gestes émus,
Alors quelle importance
Le nom du bal perdu ?
Non je ne me souviens plus
du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens
c'est qu'ils étaient heureux
Les yeux au fond des yeux.
Et c'était bien...
Et c'était bien...
Ils buvaient dans le même verre,
Toujours sans se quitter des yeux.
Ils faisaient la même prière,
D'être toujours, toujours heureux.
Parmi les gravats ils souriaient
Dans ce petit bal qui s'appelait...
Qui s'appelait...
qui s'appelait...
qui s'appelait...
13:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bourvil elsa le bal perdu
13/03/2009
un coin de Dordogne




09:55 Publié dans Ballade | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : ballade dordogne
12/03/2009
LAURENT KORCIA CINEMA
"Son jeu est d'une liberté, d'une présence, d'une imagination que l'on ne connaît qu'à de rares violonistes d'aujourd'hui ... et du passé. Korcia a tout : le grand style, la technique, la présence, les idées, le charme." - Le Monde.
Qu'elle paraphrase, complète ou détourne les images sur l'écran, la musique de film, depuis sa première apparition en 1908, est un apport émotionnel essentiel au 7ème art. Laurent Korcia nous invite à faire un voyage magique à travers l'immense répertoire de la musique de film, de ses origines jusqu'à la fin du XXe siècle.
09:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : laurent korcia musique
10/03/2009
Angleterre: une présentatrice télé handicapée accusée de faire peur aux enfants
Où cela se passe-t-il?

En Angleterre, sur la chaîne de télé publique BBC
C'est quoi cette histoire?
La BBC a reçu déjà des plaintes concernant la présentatrice d'émissions pour enfants (“Do and discover” et “The bedtime hour”), Cerrie Burnell, qui ferait peur aux enfants a cause de .....son handicap.
Le présentatrice de 29 ans a en effet...une moitié de bras en moins. Un handicap avec lequel elle est née.
Dans une interview accordée à la chaîne américaine ABC, Cerrie Burnell parle de la polémique et evoque la "xénophobie envers les handicapés" à la télévision comme dans la société.
Ce choix de carrière divise l’opinion publique: il n’est n’est pas du goût de certains parents, qui estiment que ce handicap effraie leurs enfants. Tandis que se créent sur Facebook, de nombreux groupes de soutien à Cerrie Burnell, notamment: “Cerrie Burnell Must Stay on CBeebies – fight disability prejudice!” (Cerrie Burnell doit rester sur CBeebies-combattons les préjugés sur les handicapés!) et “Do u think Cerrie Burnell is scaring children? (I dont)” (Pensez-vous que Cerrie Burnell fait peur aux enfants ? Moi non).
Réconfortée par les divers soutiens qui s’accumulent sur la toile, la jeune femme affirme que “des modèles sont nécessaires dans les médias”.
La controverse n’a, pour le moment, pas ébranlé la BBC, qui a confirmé Cerrie Burnell dans sa programmation.
13:59 Publié dans SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : handicap, angeterre, bbc, discrimination, cerrie bunhell, télévision
09/03/2009
PHILIPPE LIORET
Biographie de Philippe Lioret
C'est en ingénieur du son que Philippe Lioret s'est fait une place dans le landerneau cinématographique. En près de dix ans, il collabore à de nombreux films parmi lesquels on retrouve 'Y'a t-il un Français dans la salle ?' de Jean-Pierre Mocky en 1982, 'Palace' d'Edouard Molinaro en 1985, 'La lectrice' de Michel Deville en 1988, 'Hiver 54, l'abbé Pierre' en 1989 ou 'Une époque formidable' de Gérard Jugnot en 1991. Lioret ne saute le pas du long qu'en 1993, en réalisant 'Tombés du ciel'. Fort d'un premier essai remarqué et primé, il persiste dans la comédie à conscience sociale quatre ans plus tard en s'attelant à 'Tenue correcte exigée'. Mais c'est plus 'Mademoiselle', comédie romantique mise en boîte en 2001 qui, en plus d'un engouement critique, révèle Philippe Lioret au grand public. Dès lors, ses productions sont attendues au tournant. En retrouvant dans 'L' Equipier' Sandrine Bonnaire trois ans après 'Mademoiselle', il signe un mélodrame poignant et ne manque pas de s'imposer comme un réalisateur au propos juste. S'il noircit encore un peu plus son ton en 2006 en réalisant le drame 'Je vais bien, ne t'en fais pas', il s'offre aussi et surtout, en cumulant les nominations aux Césars, la consécration d'une carrière déjà riche en longs métrages marquants. Au fil d'une carrière constante et fort de l'affection du public et de la critique, Philippe Lioret finit de s'imposer comme une valeur sûre du cinéma

français.



08:54 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : philippe lioret cinema
Un film sur les clandestins de Calais
"C'est révoltant»
Plongée dans l'enfer de Calais, «Welcome» frappe fort et fait événement partout où il est montré. Entretien avec le réalisateur, Philippe Lioret.
Le Nouvel Observateur .-Comment en êtes- vous arrivé à «Welcome» ?
Philippe Lioret. - C'est parti d'une conversation avec le romancier Olivier Adam qui, à la suite d'un atelier d'écriture à Calais, avait écrit un texte en vue d'un scénario pour Jean- Pierre Améris. Le film ne s'est pas fait, j'ai essayé en vain de racheter les droits du scénario, qui a finalement donné naissance à un téléfilm. Je suis parti sur un autre projet, mais le thème m'obsédait. Avec Emmanuel Courcol, le scénariste, nous sommes allés passer quelques jours à Calais, en plein hiver, et c'est là que nous avons eu l'idée de ce garçon qui, ne parvenant pas à passer, se met en tête de traverser la Manche à la nage.
N. O. - Qu'avez-vous vu à Calais ?
Ph. Lioret. - Des gens qui vivent dans des conditions effroyables. Qui sont persécutés par les CRS. J'ai rencontré aussi des bénévoles qui soignent, nourrissent, habillent, en prenant des risques insensés. Ils encourent des peines de cinq années de prison pour aide à personne en situation irrégulière, au nom d'un article de loi oublié de tous qui date de 1945. Une boulangère qui vend une baguette à un migrant peut être inquiétée. Le 25 mars, Jean- Claude Lenoir, de l'association Salam, sera jugé à Boulogne-sur-Mer.
N. O. - Pourquoi pas un documentaire ?.
Ph Lioret. - Je me suis demandé s'il était honnête d'imaginer une fiction à partir d'une réalité aussi violente. Avais-je le droit de puiser dans un tel terreau le sujet d'un film commercial ? N'était-ce pas profiter de ces gens ? Ce sont les bénévoles qui m'ont convaincu. A leurs yeux, il fallait que cette réalité soit montrée autrement qu'à travers des reportages télé que plus personne ne regarde. Quand nous avons découvert que plusieurs migrants avaient réellement tenté de traverser à la nage les 30 kilomètres, nous nous sommes sentis autorisés à raconter cette histoire. Mais si nous avions le thème et le personnage, nous n'avions pas la dramaturgie. D'où l'idée que ce garçon doit s'entraîner, qu'il se rend dans une piscine, qu'il rencontre un maître-nageur. Nous avons écrit avec l'obsession de rester à hauteur d'homme, en nous appliquant à ce que l'histoire soit toujours juste. Surtout pas quelque chose de plus grand que la vie. Tout est vrai dans le film, même ce qui semble insensé.
N. O. - Avez-vous eu du mal pour trouver le financement ?
Ph. Lioret. - Le sujet faisait peur, mais le scénario l'a emporté auprès de plusieurs intervenants, chacun apportant un petit montant. Parce qu'il y a beaucoup de figurants et de nombreuses scènes de nuit, ce qui exigeait des équipes importantes, ce n'est pas un film bon marché (9 millions d'euros).
N. O. - Comment avez-vous déniché Firat Ayverdi, le garçon de 17 ans qui joue Bilal ?.
Ph Lioret. - Nous sommes allés en Suède, en Turquie, à Londres, dans toutes les communautés kurdes d'Europe, et nous l'avons rencontré à Paris, à l'Institut kurde. Il vit en région parisienne. Il était vierge de tout, sans aucune technique, c'était parfait. Souvent, les jeunes qui veulent faire du cinéma se fabriquent des trucs, lui, non, rien du tout.
N. O. - Avez-vous redouté que le personnage du maître-nageur, interprété par un acteur connu (Vincent Lindon), n'éloigne le film de la réalité ?
Ph. Lioret. - Le film est l'histoire d'un indifférent. La dramaturgie s'est nourrie des récits des bénévoles. Un type dont la femme passe cinq soirs par semaine à s'occuper de ces clandestins pendant des années finit forcément par péter les plombs. La difficulté était de lier l'affectif à la situation sans devenir balourd. J'ai mis le nez dans le quotidien de ces gens et j'y ai trouvé une dramaturgie et des personnages. Il n'y avait pas de nécessité d'actionner des ficelles, nous avons même dû calmer le jeu. Ainsi les arrestations et les mises en examen sont-elles beaucoup plus brutales que ne le montre le film. A la vérité, j'ai fait «Welcome» pour des raisons de cinéma, mais le film me fait devenir citoyen. Je n'ai pas une âme d'abbé Pierre, mais tout cela sent si mauvais, c'est si révoltant que je ne peux plus me tenir. Le film déclenche quelque chose de fort, avant la sortie nous aurons fait 75 projections dans toute la France et il aura été vu par au moins 30 000 spectateurs. Je retourne souvent à Calais. Une fois que vous vous êtes approché de cette réalité, vous êtes pris. Le film a révélé quelque chose en moi, que j'ai découvert en le faisant et en le montrant. Maintenant, je vais devoir aller au charbon, je ne vais pas m'arrêter là.

«Welcome», par Philippe Lioret, en salles le 11 mars.
Pascal Mérigeau
Le Nouvel Observateur
08:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : "welcome" de philippe lioret


















