11/01/2014
Au fond d’une petite ruelle ....



Paul Éluard s’installe en 1951 dans le barry du haut de Beynac, au fond d’une petite ruelle qui porte aujourd’hui son nom. C’est là que le célèbre poète achève sa dernière œuvre, Poésie Ininterrompue II , en 1952.
Après les horreurs de la guerre, Paul Éluard participe avec Aragon et Breton au dadaïsme, mouvement culturel d’avant-garde, puis au surréalisme qui prolonge le mouvement Dada. Très engagé, il se proclame porte-parole de la paix et de la liberté. En 1941, il entre dans la Résistance et publie avec les moyens du bord de nombreux poèmes prônant la Liberté.


Eluard et Nusch
Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous
Je t'aime, par Paul Eluard est un poème sous la forme d'une déclaration d'amour à celle qui fut sa muse pour la vie.
Je t'aime pour toutes les femmes
Que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tout le temps
ou je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large
Et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond
Pour les premières fleurs
Pour les animaux purs
Que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes
Que je n'aime pas......

Nusch par Dora Maar

Le dernier poème de Paul Éluard, intitulé Le château des pauvres, est directement inspiré d’une ferme périgourdine située entre les collines de Saint-André d’Allas et Sarlat. Son ancienne demeure de Beynac ne se visite pas.
"Venant de très bas, de très loin,
nous arrivons au-delà .
Une longue chaîne d’amants
Sortit de la prison dont on prend l’habitude
Sur leur amour ils avaient tous juré
D’aller ensemble en se tenant la main
Ils étaient décidés à ne jamais céder
Un seul maillon de leur fraternité
La misère rampait encore sur les murs
La mort osait encore se montrer
Il n’y avait encore aucune loi parfaite
Aucun lien admirable
S’aimer était profane
S’unir était suspect
Ils voulaient s’enivrer d’eux-mêmes
Leurs yeux voulaient faire le miel
Leur coeur voulait couver le ciel
Ils aimaient l’eau par les chaleurs
Ils étaient nés pour adorer le feu l’hiver...."

Source, " visite en Aquitaine"
Les photos , balades en Périgord noir....


15:00 | Lien permanent | Commentaires (8)
08/01/2014
Une femme , Jane Campion
La seule femme à avoir obtenu la Palme d'or pour "La leçon de piano" sera la première femme réalisatrice à présider le jury du Festival.


Jane Campion représente un cas unique dans l'histoire du Festival de Cannes. Elle seule a obtenu deux Palmes d'or : la première en 1986 pour son court-métrage Peel, alors qu'elle était inconnue, et la seconde en 1993 pour La leçon de piano. Ce film lui a valu également l'Oscar du meilleur scénario, tandis que l'actrice Holly Hunter raflait le prix d'interprétation sur la Croisette et l'Oscar de la meilleure actrice


"Née en 1954 à Wellington, Jane Campion a réalisé une demi-douzaine de longs-métrages depuis Sweetie, son premier film (1989), à Bright Star (2009). Elle a également signé plusieurs courts-métrages, dont Peel (Palme d'or du court-métrage à Cannes en 1986) et, plus récemment, une mini-série pour la télévision, Top of the Lake. « Après Michèle Morgan, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, Isabelle Adjani, Liv Ullmann et Isabelle Huppert en 2009, elle complète la liste prestigieuse des présidentes de jury »soulignent les organisateurs.





"Créée, écrite et réalisée par la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion (La Leçon de piano), Top of the Lake n'est pas qu'une minisérie. C'est aussi un grand film de femmes, un hymne à la beauté, une terrible enquête policière. Qui plus est sans happy end."
« Elle fait partie de ces cinéastes qui incarnent à la perfection l'idée qu'on peut faire du cinéma en artiste et séduire un public planétaire. Et nous savons que son exigence personnelle sera aussi celle de son jury »(Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes)
Portraits de femmes
La cinéaste s'est fait connaitre par ses très beaux portraits de femmes marginales ou à forte personnalité aux prises avec les carcans de la société. Il y a Ada dans "La leçon de piano", Kay dans "Sweetie", son premier long métrage présenté en compétition sur la Croisette en 1989, Jane dans "Un ange à ma table" en 1990, sans parler de "Portrait of a Lady" avec Nicole Kidman (1996), "Holy Smoke" avec Kate Winslet en 1999 etc.
Source m. culture ,
Le Monde.fr avec Reuters | 07.01.2014

09:03 Publié dans cinema, COUP DE COEUR | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : jane campion



















