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12/02/2011

«Révolution du jasmin» en Tunisie, «révolution du Nil» en Egypte...

La liesse de tout un peuple !

"Au Caire, la fête s'est prolongée très tard pour célébrer le départ de Hosni Moubarak. Dans les rues, beaucoup d'espoir; quasiment aucune crainte. Et un immense sentiment de fierté."


Je salue leur courage

tunisie,egypte,révolution


11/02/2011

Lune de Miel

Je viens d'écouter François Cavanna 

françois cavanna,"lune de miel"il  nous parle de son livre, " Lune de Miel "

IL  n'a rien perdu de son humour , ni de son impertinence !

Pas encore lu , mais bientôt....

 

 "C’est une sale maladie, sans véritable traitement. Elle vous tombe dessus, n’importe quand, à tous les âges. Et il n’y a pas grand-chose à faire, sauf à espérer ne pas être atteint d’une forme sévère ou rapide.

François Cavanna l’appelle miss Parkinson. «La chère petite se porte à merveille. Depuis qu’elle a élu domicile dans mes membres, on ne se quitte plus. Elle pourrait se montrer très vache, se mettre, par exemple, à faire trembler à folle allure ma main qui tient la cuillère pleine de soupe quand je dîne chez la marquise. La marquise n’aimerait pas…» Ou encore : «On ne nous dit pas tout. On ne nous dit pas que miss Parkinson est plutôt une grande feignasse qu’une cruelle tigresse. Elle s’étire tout de son long, en écartant les orteils, et vous la sentez qui gémit de plaisir. Vous la sentez parce que ça vous fait très mal. Non qu’elle soit méchante, je vous l’ai dit : un agneau. Elle ne sait pas qu’elle fait mal. Elle se déplace à l’intérieur de moi comme une dormeuse qui se retourne. Et bien, ça me déséquilibre. Je me casse la gueule à droite, à gauche, en avant, en arrière…»

 

françois cavanna,"lune de miel"Cavanna est malade. Il est surtout écrivain. C’est un homme vieux, maintenant. Il a toujours sa magnifique moustache, ses beaux pullovers, et son écriture qui coule comme de l’eau fraîche. Il vient d’achever un nouveau livre, sorte de testament recueil, où il évoque les mille et un détails de sa longue vie, et entre autres sa nouvelle compagne : sa maladie. «On me complimente sur ma bonne mine… Ça s’appelle la lune de miel. Classique, paraît-il chez les Parkinson. La gueuse s’amuse. Chat et souris. La souris, c’est moi. Elle vous donne des espérances. Relâche l’étreinte. Un matin, plus de douleurs. Je n’ose y croire…»

Certes, mais qu’espérer ?

«Je n’en sortirai plus. A la vie, à la mort, je suis à miss Parkinson. Je suis un type avec, sur la poitrine, un écriteau : malade. Je ne serai désormais à ma place, parmi mes semblables, que dans les hôpitaux et les salles d’attente des médecins.»

Il n’y a rien à faire ?

 «Il faut s’occuper, sans quoi on pense. Il ne faut pas penser. Je m’occupe, je me suis juré de reconquérir une écriture lisible. Je crois vous l’avoir dit, miss Parkinson ne se contente pas de saloper l’écrit, elle le rend minuscule, à la limite du visible… Ce fut une dure, une longue bataille… Si vous pouviez voir le gribouillis que barbouille mon stylo, en ce moment même ! Mais je lutterai, j’ai besoin de parler ou je meurs. Ma parole, c’est l’écriture. A la main. Tant que je pourrai écrire une ligne, je serai présent parmi les vivants. Elle ne m’aura pas.» (Libération)

françois cavanna,"lune de miel"

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françois cavanna,"lune de miel"Les Ritals : le premier des six volets de la saga autobiographique de Cavanna, laquelle comprend en outre Les Ruskoffs, Bête et méchant, Les Yeux plus grands que le ventre, Maria et l'œil du lapin.


C'était dans le Beaufortain

randos,le beaufortain

randos,le beaufortain

 

Le Beaufortain 2007 187.jpg

randos,le beaufortain

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09/02/2011

Un poème

poésie,charles péguyUne amie a lu ce texte, son papa vient de nous "quitter".....

 

L'amour ne disparait jamais

La mort n'est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, tu es toi.
Ce que nous étions l'un pour l'autre,
nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné,
Parle-moi comme tu l'as toujours fait,
n'emploie pas un ton différent,
ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans trace d'ombre;
La vie signifie
ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée
parce que je suis hors de ta vie?
Je t'attends.
Je ne suis pas loin,
juste de l'autre coté du chemin.
Tu vois tout est bien.

Canon H.Scott-Holland
Charles Péguy

19:47 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : poésie, charles péguy

08/02/2011

La maison près de la fontaine

07/02/2011

mort d'Andrée Chédid, poétesse du "Double pays"

"Aller me suffit"


  "Poète du "Double pays", titre d'un de ses recueils, Andrée Chedid concevait  son art comme l'expression à la fois d'une vie intérieure et d'un rapport au  monde.

livre 5.jpgL'auteur du "Sixième jour" (1960) et de  "L'Autre" (1969), tous deux portés à l'écran, a créé en cinquante ans une  oeuvre riche et variée, imprégnée d'humanisme, et inspirée en partie par sa  double attache orientale et française.

Andrée Chedid, mère et grand-mère des chanteurs Louis Chedid et Matthieu, est décédée dimanche soir à 90 ans

Née au Caire en 1920, issue d'une famille chrétienne libanaise installée en Egypte dans les années 1860, elle était venue vivre à Paris en 1946.

Elle laisse derrière elle une oeuvre poétique considérable, mais également des romans et des pièces de théâtre."livre9.jpglivre8.jpg

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«Vivre en poésie, ce n'est pas renoncer ; c'est se garder à la lisière de l'apparent et du réel, sachant qu'on ne pourra jamais réconcilier, ni circonscrire.»
[ Andrée Chedid ] - Terre et poésie

"Je veux garder les yeux ouverts sur les souffrances, le malheur, la cruauté du monde; mais aussi sur la lumière, sur la beauté, sur tout ce qui nous aide à nous dépasser, à mieux vivre, à parier sur l'avenir"
A. Chedid, 1998

 

Brève invitée

Ma lande mon enfant ma bruyère
Ma réelle mon flocon mon genêt,
Je te regarde demain t’emporte 
Où je ne saurais aller.

Ma bleue mon avril ma filante
Ma vie s'éloigne à reculons,
A toi les oiseaux et la lampe
A toi les torches et le vent.

Mon cygne mon amande ma vermeille
A toi l'impossible que j'aimais
A toi la vie, sel et soleil,
A toi, brève invitée.

Andrée Chedid ("Seul le visage", 1960


livre12.jpegPour être,
la poésie n’attend
que notre regard

(Andrée Chédid)

 

livre7.jpgJ'ai aimé "le message"

Sensible au tragique et à l'absurdité de l'existence, Andrée Chedid  nous raconte une  belle histoire d'amour

 dans un pays ou "chacun retrouve des raisons de haïr, de châtier, de massacrer."

 


19:34 Publié dans TRISTESSE | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : andrée chedid

Un roman

 "Il ne suffit pas de devenir un autre :il faut avoir le courage de devenir soi."

 

 

philippe besson,retour parmi les hommesUn beau roman, grave et émouvant, une manière douce et tendre de nous raconter une histoire.

On retrouve Vincent, sept ans plus tard.

Il revient en France, après avoir erré au moyen orient, en Amérique....

philippe besson,retour parmi les hommes"Depuis dix ans, on me parle souvent  de Vincent, le narrateur de seize ans, l’amoureux rendu à la solitude par la mort brutale de son compagnon. Plus curieux : il s’est trouvé beaucoup de lecteurs pour me demander ce qu’il était devenu. Ces interrogations répétées m’ont amené à me poser moi-même la question. Quelles routes avait-il bien pu emprunter, mon frêle jeune homme triste ? J’ai fini par trouver la réponse. Elle figure dans « Retour parmi les hommes" Philippe Besson

Présentation de l'éditeur

En 1916, à la mort d’Arthur, son jeune amant tué au combat, Vincent de l’Etoile, héros d’ En l’absence des hommes, s’est enfui. En Italie, d’abord, puis au Moyen Orient, en Egypte, au Soudan, en Abyssinie sur les traces de Rimbaud, en Syrie, au Liban ; errance de vagabond inconsolable, miséreux et rêveur ; puis c’est la traversée de l’Atlantique dans un bateau d’émigrants, l’Amérique, le New-York des années vingt. Après quelques années de dérive à traîner son deuil à travers le monde, Vincent retourne en France en 1923 ; c’est un peu comme s’il acceptait enfin la mort d’Arthur. Quand il retrouve sa ville natale, il ne reconnaît rien et peine à trouver sa place dans ce Paris des années folles....

philippe besson,retour parmi les hommes