20/02/2011
C'était cet été
Un coin des Pyrénées , Espingo
20:05 Publié dans randonnees | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : randos, pyrénées, espingo
Un poème
par le poète palestinien Ghassan Zaqtan.
Oreiller
Reste-t-il du temps
pour lui dire,
Mère,
bonsoir,
je suis revenu
avec une balle dans le cœur.
Mon oreiller est là
je veux m'allonger
et me reposer.
Si la guerre
revient frapper à la porte
dites-leur : il est en train
de se reposer.
(Traduction d'Antoine Jockey)
06:04 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghassan zaqtan. oreiller, poeme
19/02/2011
Une révolte populaire
Grisé par la révolte du peuple, le réalisateur d’origine tunisienne Abdellatif Kechiche espère qu’elle touche toutes les démocraties où règne l’injustice.
"Qu’elle est belle cette révolution. Comme beaucoup de gens, elle me grise. Parfois, j’ai le sentiment qu’elle vient de moi, qu’elle est l’expression de ma révolte face à l’injustice, qu’elle sort de mes propres tripes. C’est d’ailleurs plus une révolte des tripes que du jasmin, des roses ou de je ne sais quoi. C’est un véritable cri. Des hommes luttent, sacrifiant leur vie pour la dignité.
Lorsque les événements ont commencé, je me suis senti totalement solidaire, bien sûr, des émeutiers, mais je n’osais pas y croire et j’avais peur pour eux. J’assistais en témoin impuissant, sidéré, à ce courage populaire, spontané, exemplaire. Un peuple qui parvient à déstabiliser puis à renverser une dictature aussi redoutable que celle qui était en place depuis trop longtemps en Tunisie, ce n’est pas rien. Tout devient possible. C’est une belle leçon à la planète entière. En même temps qu’une véritable claque aux intellectuels, politiques, et artistes, dont je suis, qui n’ont rien su ou pu faire pour changer les choses.
Je souhaite de tout mon être une longue vie à cette révolte populaire, qu’elle continue à faire des petits à travers le monde arabe, bien sûr, mais pas seulement. Je rêve de la voir se propager à toutes les dictatures, mais aussi à toutes les démocraties corrompues, partout où sévissent l’injustice sociale, le mépris et l’humiliation des hommes. Je rêve d’un soulèvement de nos banlieues.”
Propos recueillis par Marion Mourgue et Bernard Zekri
Abdelletif Kechiche
son premier film.
il réalise son second film L'Esquive qui est un véritable triomphe. Avec 300 000 entrées, son œuvre se distingue au César 2005 où il rafle les récompenses les plus prestigieuses sous le nez de Christophe Barratier et son film Les Choristes et Un Long Dimanche De Fiancailles de Jean-Pierre Jeunet. En filmant des jeunes de cité qui découvrent la langue de Marivaux, Adbellatif Kechiche crée la surprise. Obtenant le César du meilleur scénario avec Ghalia Lacroix, le César du meilleur réalisateur et du meilleur film, il offre également à la jeune Sarah Forestier le César du meilleur Espoir féminin.En 2007, il reçoit le Prix Spécial du Jury (ex aequo) à la 64ème Mostra de Venise pour son film La Graine Et Le Mulet.

Il remporte aussi les César 2008 du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario pour le même film. (comme au cinema)
Son dernier film ,La Venus noire, " la vénus dérangeante et bouleversante de Kechiche"10:24 Publié dans SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : abdellatif kechiche, une révolte populaire
18/02/2011
Tu peux compter sur moi
11:09 Publié dans chansons | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : louis chedid, compter sur moi
16/02/2011
Zaz
13:24 Publié dans chansons | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : zaz, je veux
Louis Chedid - On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime
13:06 Publié dans chansons | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : louis chedid - on ne dit jamais assez aux gens qu'on aime
Un film
Film franco-germano-britannique de Roman Polanski avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Olivia Williams.
Vu hier soir , un triller , un grand film manipulateur, à voir

The GHOSTWRITER
l'un détient le pouvoir
l'autre la vérité
Un face à face sans pitié , mensonges et faux semblants

"The Ghost Writer est le meilleur Polanski depuis bien longtemps. Un suspense politique où la force classique de la mise en scène (sobre, élégante) se marie à l’intelligence d’un script brillant et au travail impeccable des acteurs (le retour en force d’Ewan McGregor, étonnant ; le meilleur rôle de Pierce Brosnan depuis GoldenEye ; et l’avènement d’une actrice méconnue, Olivia Williams). The Ghost Writer est d’abord une formidable machinerie hitchcockienne qui plonge un jeune homme innocent dans un complot kafkaïen. Assassinats, trahisons, chausse-trappes..., le film est une course folle. "(Première )

09:30 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ghostwriter, roman polanski, film
15/02/2011
Par Edwy Plenel
Le monde Arabe
La vision du monde arabe vulgarisée dans nos contrées se brouille et s'efface. On le croyait soumis à des régimes autoritaires ou enfermé dans l'extrémisme religieux, et voici qu'on découvre des peuples animés d'idéaux démocratiques, de liberté et de justice sociale. Et si c'était là sa vérité profonde?
De Tunisie en Egypte, sans oublier tous les pays du monde arabe et, plus largement, du monde musulman, qui vibrent en écho, nous sommes désormais devant un événement pur dont on ne saurait prévoir les rebondissements. Qu'il soit imprévisible est justement sa vertu première : il ébranle ce qui apparaissait inébranlable, il bouscule ce qui était immobile, il déstabilise ce qui semblait immuable.
Or c'est bien cela que, dans l'histoire, on nomme une révolution : non pas ce que l'on prévoit ou que l'on maîtrise, mais ce qui survient sans avertir et qui invente son chemin, sans programme, parti ou leader préétablis. Une révolution véritable n'est pas le coup de force de quelque avant-garde autoproclamée, préfiguration des dominations de remplacement : elle se joue et s'invente, à la manière d'un pari pascalien, sans autre garantie que l'espérance.
Qu'elle réussisse ou bien qu'elle échoue, qu'elle soit écrasée ou confisquée, c'est donc une autre affaire dont le temps n'est pas seul maître, tant les autres peuples du monde en sont aussi acteurs, selon qu'ils seront indifférents ou solidaires, ne serait-ce qu'à travers l'attitude de leurs gouvernements sur laquelle ils peuvent peser.
Aussi la nécessaire prudence ne saurait exclure, chez l'observateur, l'empathie, entre enthousiasme et inquiétude, bref, cette curiosité généreuse pour des événements qui offrent une chance inespérée de secouer un double carcan: celui qui, d'un côté, enfermait les peuples arabes dans le malheur et l'oppression, le déni de la justice et du droit, et qui, de l'autre, emmurait le reste du monde dans la peur des désordres extrémistes nés de ces souffrances, menaces qui servaient d'alibi à l'infinie prolongation des injustices et des inégalités, symbolisée par le funeste sort fait au peuple palestinien.
« Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve », n'a cessé de répéter, citant un poème d'Hölderlin, Edgar Morin dans sa quête d'une voie humaine nous permettant d'échapper aux catastrophes, tragédies et misères qui, produits de nos irresponsabilités et de nos inconsciences, s'accumulent à l'horizon. Souci de l'événement en train de se faire, bouleversant les certitudes et inventant l'impossible, la sociologie du présent qu'il a toujours défendue dans ses travaux rejoint sa réflexion philosophique sur « le surgissement de l'inattendu et l'apparition de l'improbable » comme « principe d'espérance». Nous voici donc devant l'inattendu et l'improbable, comme le furent tous les grands tournants de l'histoire mondiale avant que les historiens ne viennent nous en expliquer la lente maturation.
Face à cette révolte pacifique d'une rue arabe qui ne s'est d'ailleurs pas exprimée qu'en Tunisie ou en Egypte, mais aussi, entre autres, en Jordanie ou au Yémen, un souvenir s'impose spontanément : celui de cet événement improbable et inattendu que fut la chute du Mur de Berlin en 1989, à la fin de l'année où, en France, nous commémorions le bicentenaire de notre première révolution démocratique, celle de 1789, également imprévisible pour ses contemporains et improbable dans ses conséquences universelles.
Mais l'on se souvient aussi que 1989 fut l'année de l'écrasement du Printemps de Pékin, rappel que ces surgissements révolutionnaires ne sont jamais joués dès le départ. Il leur faut, pour réussir à renverser l'ordre existant, d'autres ingrédients que la seule force protestataire de manifestants pacifiques : ces contradictions accumulées qui, en haut, rendent intenable la poursuite d'une domination devenue, en bas, insupportable.

06:00 Publié dans SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : le monde arabe, revolution
14/02/2011
Aujourd'hui
Un an de plus.....
Hier ,
07:18 Publié dans anniversaire noelle, ANNIVERSSAIRE EMMANUEL | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : anniversaire


















