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02/10/2011

L'élection de Jean-Pierre Bel

l'élection de jean-pierre bel à la présidence du sénatBel du Sénateur, Bel le précurseur

 

Qu'on me pardonne ce mauvais jeu de mots, mais il s'est imposé au lecteur passionné d'Albert Cohen que je fus...

L'élection de Jean-Pierre Bel à la présidence du Sénat constitue, à mon humble avis, un événement important et surtout, un phénomène porteur d'avenir. En effet, que ce modeste sénateur, inconnu du grand public, devienne du jour au lendemain, le deuxième personnage de l'Etat n'est ni une anomalie politique ni un accident historique.

l'élection de jean-pierre bel à la présidence du sénatCe montagnard sexagénaire, natif du pays de Jean Jaurès, qui ressemble à l'acteur américain Kevin Spacey, est trés exactement le candidat anti bling-bling et anti DSK , issu de la France profonde, qui se permet de déclarer : " C'est bien joli d'être dans l'incantation permanente mais si on essayait de changer la vie des gens, ce serait pas mal..." Car cet ancien étudiant de la Fac de droit de Toulouse a été confronté aux problèmes de la gestion du quotidien, d'abord en tant que maire de Mijanès, un village haut perché des Pyrénées, puis à Lavelanet, un gros bourg de l'Ariège où il a contribué à maintenir une industrie textile.

La promotion de Jean-Pierre Bel est probablement prémonitoire : elle annonce l'alternance, qui commence par le Sénat. C'est la première grande victoire nationale de la gauche depuis dix-sept ans. Et ce ne sera pas la dernière.

Mais cette élection est surtout la marque historique d'un changement profond des mentalités. C'est le signe que les Français ne sont plus dans l'attente  fébrile d'un homme exceptionnel, d'un homme providentiel, d'un sauveur qui va "les tirer d'affaire"...mais d'une classe dirigeante normale et honnête, compétente et modeste, au service du bien public.

Jean-Pierre Bel serait-il le précurseur d'une renaissance de notre République ?

Une balade

Première journée d'octobre...

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30/09/2011

Un poème

Pourquoi je vis ( 1952)

 

un poème,boris vianPourquoi que je vis
Pourquoi que je vis
Pour la jambe jaune
D'une femme blonde
Appuyée au mur
Sous le plein soleil
Pour la voile ronde
D'un pointu du port
Pour l'ombre des stores
Le café glacé
Qu'on boit dans un tube
Pour toucher le sable
Voir le fond de l'eau
Qui devient si bleu
Qui descend si bas
Avec les poissons
Les calmes poissons
Ils paissent le fond
Volent au-dessus
Des algues cheveux
Comme zoizeaux lents
Comme zoizeaux bleus
Pourquoi que je vis
Parce que c'est joli

 

Boris Vian

20:21 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : un poème, boris vian

Poesie

 

Il voulait serrer une plante sur son cœur sans la déraciner

Une toute petite plante lui suffirait en ce soir sinistre où il cuve dans son fût  tous les malheurs du monde

Il voudrait serrer une plante sur son cœur sans la déraciner
Une toute petite plante lui suffirait mais comment faire ?
Il ne pourrait l'élever sans l'arracher à son sol vital
Il ne pourrait se rouler sur elle sans l'écraser grossièrement
Et c'est une plante qu'il lui faudrait dans toute son innocence avec sa tige souple ses feuilles amènes et peut-être même une fleur
Mais naturellement il souhaite vivement qu'elle ne soit pas carnivore
Souhait gratuit s'il en fut car il ne trouve aucune plante à serrer sur son cœur
en ce soir sinistre où il cuve dans son fût tous les malheurs du monde


 Extrait de "Courir les rues, battre la campagne, fendre les flots", Gallimard.

Raymond queneau

poesie,raymond queneau


00:24 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poesie, raymond queneau

28/09/2011

Le Senat a enfin rendez-vous avec l'histoire!

 

C'est une alternance historique. L'opposition se retrouve majoritaire au Sénat pour la première fois dans l'histoire de la Ve République: 177 des 348 sénateurs sont à présent classés à gauche. L'élection du président aura lieu samedi.

Par Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu

 

Faisons face au prochain enjeu qui nous attend : c'est celui du 9 octobre. Plus que jamais, nous avons l'obligation de réussir ces primaires, de faire en sorte que nous soyons le plus nombreux possible pour que le candidat ou la candidate qui en sortira vainqueur soit légitime et renforcé pour mener le combat qui nous attendra jusqu'au 6 mai 2012.

François Hollande,
Candidat aux primaires citoyennes

 

le senat,les primaires

 

 

26/09/2011

La bergerie

Ici , notre " pause sandwich " quand nous montons au lac vert....là , ou il y a l'arbre tout tordu....


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Une bagagerie pour les Sans Domicile Fixe à Bordeaux

sdf.jpgLUTTE CONTRE LA PRECARITE     Info Aquitaine

 

 

Elle s'appelle la bagagerie tout simplement. C'est un lieu nouveau pour ceux qui sont dans la grande précarité. Il en existe peu en France. A tel point que vendredi 9 septembre, Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au logement, est venu en personne inaugurer le site, installé en plein centre-ville, rue Ausone.


Le principe est simple : les sans-logis peuvent déposer leurs sacs qui constituent souvent leurs seuls biens pour se rendre plus librement à un rendez-vous avec un éventuel employeur ou pour des démarches administratives. Les sans-logis peuvent également se restaurer, prendre une douche ou encore se reposer dans ce centre de la rue Ausone. Pour Jamila, dans la rue depuis trois semaines, c'est le passeport indispensable pour reprendre pied et retrouver rapidement une "vie normale". "Maintenant, que je me suis douchée, je peux aller chercher du travail. Sinon, je n'ai aucune chance", explique cette jeune femme de 35 ans. Au total, 50 casiers sont à leur disposition.

Une initiative de deux anciens SDF


En France, il existe peu de bagageries de ce type. La seule connue à ce jour est à Paris dans le quartier Beaubourg. A Bordeaux, cette initiative est le fruit d'une expérience de terrain et plus particulièrement d'Annick et Catherine, la cinquantaine, qui ont vécu une dizaine d'années dans la rue. Ces deux femmes au fort tempérament avaient investi en novembre 2008 un local vide de 500m2, place André Meunier, près de la gare et l'avaient transformé en accueil de jour et de nuit pour les SDF. Aujourd'hui, elles sont salariées de cette bagagerie. Un beau retournement de situation. "Il y a eu une convergence entre cette initiative de terrain et les besoins des professionnels du secteur", indique Monique Lestable, directrice du Caio (Centre d'accueil, d'information et d'orientation des personnes en errance) de Bordeaux. "C'est un outil qui nous manquait. En général, ils laissent leurs bagages dans les structures d'hébergement, mais il n'y en pas assez". Le problème est bien connu. A tel point, que de nombreux partenaires ont accepté de financer ce projet d'un coût de 100 000 euros. La mairie de Bordeaux, la fondation Abbé Pierre, celle d'ERDF, du bâtiment girondin... ont contribué à faire de ce lieu une réalité. Sans oublier Domofrance, propriétaire de l'immeuble et qui a financé les travaux. "La bagagerie est une belle expérience pour nous. Cela nous démontre que l'on peut élaborer des partenariats publics-privés pour aider les précaires", se réjouit Alexandra Siarri, adjointe aux nouvelles précarités à la mairie de Bordeaux. " A l'origine du projet, il y avait une forte réticence des riverains et des commerçants. Ce sera notre victoire à nous s'il n'y en a plus », avance, pour sa part, Michèle Delaunay, la députée socialiste de la circonscription. 


                                                                                                                         Nicolas César
Il y a quelque fois de bonnes nouvelles....la bagagerie , des semaines de polémique et nombreuses  contestations....


lutte contre la precarite"toute une vie dans un casier"