14/06/2012
Passant regarde ce grand arbre....
"Mon arbre " et le poème de Yves Bonnefoy envoyé par Fanny, merci Fanny !
Passant,
regarde ce grand arbre
et à travers lui
il peut suffire.
Car même déchiré, souillé,
l'arbre des rues,
c'est toute la nature,
tout le ciel,
l'oiseau s'y pose,
le vent y bouge, le soleil
y dit le même espoir malgré
la mort.
Philosophe,
as-tu chance d'avoir l'arbre
dans ta rue,
tes pensées seront moins ardues,
tes yeux plus libres,
tes mains plus désireuses
de moins de nuit.
L'arbre , on le trouve sur le sentier du Lac Bleu ( pyrénnée)
Le poème, on peut le lire à côté de la peinture murale de Pierre Alechinsky, l'Arbre bleu

Yves Bonnefoy
Je voudrais réunir, je voudrais identifier presque, la poésie et l'espoir, car écrire de la poésie, c'est « rendre le monde au visage de sa présence ». Yves Bonnefoy
Comme un arbre qui monte la garde, Yves Bonnefoy se tient à l’orée des mots. Sa voix est une forêt qui grandit et recouvre les lettres françaises. Sa parole est le vent qui bruit et qui veille. Il a tenté de transcrire les pas sur la neige, d’y inscrire ses pas, de mettre des mots sur le ciel illusoire. Par une écriture la plus blanche possible, il tente qu’il fasse clair entre les mots.
"Nous mettons nos pas nus dans l’eau du rêve,
Elle est tiède, on ne sait si c’est le réveil
Ou si la foudre lente et calme du sommeil
Trace déjà ses signes dans des branches (Dans le leurre des mots)"
Source Gil Pressnitzer

09:35 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : poéme, peinture, balade
12/06/2012
Un poème mural

Si vous allez vous balader à Paris, du côté de la place Saint-Sulpice, promenez-vous rue Férou. Sur 300 m2, de droite à gauche, se donne à lire Le Bateau ivre d'Arthur Rimbaud, en un immense poème mural sur 300 m2. Un poème qui se déploie sur le mur d'enceinte d'un... hôtel des impôts.

C'est là, dans un restaurant aujourd'hui disparu que Rimbaud a récité ce texte, le 30 septembre 1871. Ce poème mural, le premier à Paris, est une initiative culturelle néerlandaise, financée par l'Ambassade des Pays-Bas à Paris et plus de deux cents donateurs néerlandais, réalisée par le calligraphe Jan Willem Bruins (qui a plus d'une centaine d’œuvres analogues à son actif). C'est sublime. Inauguration le 14 juin, mais le mur est prêt, en témoignent ces photographies prises ce midi.
Par Christine Marcandier

"Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs....
La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !...."

Affichage d'Ernest Pignon Ernest
"Pour ne pas le statufier j'ai fait un Rimbaud pluriel, éphémère et errant. Par la vulnérabilité du papier, sa disparition est inscrite dans l'image même, elle
en est un des éléments suggestifs et poétiques..."

10:29 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : arthur rimbeau
11/06/2012
Encore un effort pour réussir le changement !
«le changement vient de commencer, il doit s'engager dans la durée»
Depuis quelques jours les déclarations de rapprochement entre candidats UMP et Front National se multiplient. Le PS a dénoncé cette grave dérive.
Pour " ce second tour,le mot d'ordre est simple: rassemblement et mobilisation" Martine Aubry
1694 64,44% ,pour moi ,dimanche, balade....

l'eau Bourde , à Canejan
Le 17 juin, tous mobilisés pour le changement!
14:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : législatives 2012


















