30/03/2014
Le petit père Mozart

Une image chez notre amie Eva, " La belle Carole Laure danse" danse avant de tomber....alors souvenir d'un film que j"avais adoré, " Préparer les mouchoirs"
C'était en 1977 ,Carole Laure rejoint l'univers de Blier , avec le duo Dewaere , Depardieu, deux doux paumés.....magnifique complicité !
Et Wolgang Amadeus Mozart....

Film culte, il obtient l'oscar du meilleur film étranger en 1979


"Un homme qui croise un inconnu à qui il offre sa femme. Ce dernier possédant l'intégral des livres des poches et n'avouant écouter que des musiques signées Mozart. Un voisin râleur, mais qui aide le trio à kidnapper le jeune surdoué dont s'est éprise la jeune femme et qui tombe amoureux de la mère de celui-ci." ( Allociné)
Une révélation , le jeune Riton Liebman


Drôle , provoquant, mais c'est du Blier ! touchant ....
A voir ou à revoir...

17:33 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : film "préparer les mouchoirs"
27/03/2014
Elle passe des heures émues....

Elle passe des heures émues
appuyée à sa fenêtre,
tout au bord de son être,
distraite et tendue.
Comme les lévriers en
se couchant leurs pattes disposent,
son instinct de rêve surprend
et règle ces belles choses
que sont ses mains bien placées.
C'est par là que le reste s'enrôle.
Ni les bras, ni les seins, ni l'épaule,
ni elle-même ne disent : assez !
Un poème de Rainer Maria Rilke ,

la photo , rêverie du jour 1931 , de Manuel Alvarez Bravo , grand photographe mexicain.
"Il cheminait dans son Mexique comme un « photographe du dimanche », car il se considérait comme tel. Il s’attardait non pas sur les bruits du monde, sinon rarement lors de grèves sanglantes, mais sur ses murmures. Car Le murmure peut-être est plus vieux que les lèvres. Ossip Mandelstam."
Source Esprits nomades
12:46 | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : une photo, un poème
26/03/2014
Prince d'orchestre

Après le Turquetto , "Prince d'orchestre"

Cette fois , Metin Arditi nous parle de musique
« QUELLES PASSIONS NOUS AMÈNENT À DÉTRUIRE ce que nous avons tant peiné à construire ? Qu’est-ce qui nous pousse à gâcher, d’un mot, un geste ou un regard, une amitié, un acquis professionnel, une réputation ? C’est ce que j’ai essayé de comprendre en écrivant l’histoire d’Alexis Kandilis, l’un des plus brillants chefs d’orchestre de sa génération. Au début du récit, il a tout. Il est, vraiment, prince d’orchestre. À la fin, il n’a plus rien. Pourquoi ? D’où lui est venue tant de violence destructrice ?
De là où chacun de nous porte quelques bombes non encore désamorcées, sans doute. De l’enfance. De l’ingérable enfance, lorsque ses cicatrices lâchent. On les a enrobées avec tant de soin que, du coup, on ne voit pas même les fils se défaire. Soudain c’est l’hémorragie, le sang est partout, et la douleur insupportable.
Mais il est trop tard.

Fini la gloire du chef qui plastronne au pupitre des plus grands ensembles symphoniques de la planète. Fini les cachets pharaoniques, les bravos si longs qu’ils en deviennent agaçants. Puis une nouvelle vie commence, faite de tendresse infinie, de quatre bras doux dans lesquels Alexis Kandilis se fond, de retrouvailles avec la vraie musique, et d’un regard lucide sur la vie passée. Mais l’enfance est là, qui guette, ne lâche pas, et rappelle sans cesse, en créancier implacable : “Nos comptes ne sont pas soldés.” »
Metin Arditi
"Ce serait un triomphe.
Il dominait tout.Les instruments. La musique. Ce que les gens allaient ressentir, penser...tout.
Dans la salle bondée, mille huit cents personnes retenaient leur souffle, impatientes, déjà, de pouvoir dire plus tard: "c'était un concert inouï."
tout était en place. Au millimètre.
Dans dix ans , dans quinze ans, ils raconteraient encore ,avec dans la voix un tremblement:" tu te souviens du concert avec Kandilis ?
On avait commencé avec l'ouverture de La force du destin...."
Verdi Ouverture de la Force du Destin Ensemble Instrumental de Paris- dir. Christian Ciuca
La vie est poussière et le destin vent.
Francisco Tamayo

15:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : prince d'orchestre, metin arditi



















