02/09/2010
8 jours....
Départ Samedi
A bientôt, bises
06:00 Publié dans Balade | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : les pyrénées
31/08/2010
"L'Adieu aux larmes"
Joli titre ce matin, pour dire au revoir à Alain Corneau
On le disait " gai et enthousiaste" à l'opposé de ses héros solitaires de ses polars.

Il commence comme assistant de Costa Gavras, dans l'Aveu, après, on connait son univers noir, "Série noire", avec Patrick Dewaere et Marie Trintignant.

Ses premiers films, " Police Python 357, "la Menace" 1975 et en 1981, "Le Choix des Armes" avec Yves Montand
Du film noir, au roman historique, à la misique ancienne "tous les matins du monde" avec Guillaume Depardieu

"Tous les matins du monde" César du Meilleur film et du meilleur réalisateur, 1991

Il y a eu "Fort Saganne"1981
J'avais adoré "Nocturne Indien" 1989, avec Jean Hugues Anglade

Et," Stupeur et Tremblement"


Son dernier film, "Crime d'Amour" est actuellement à l'affiche.

14:15 Publié dans Disparition | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : tristesse alain corneau, cinema
30/08/2010
Une femme à Berlin
Je viens d'écouter Isabelle Carré
Et j'ai lu ce récit, ce témoignage, ce journal quotidien, l'horreur...
"Je n’ai encore jamais été aussi loin de moi-même, ni aussi aliénée à moi-même. Comme si tout sentiment était mort au-dedans. Seul survit l’instinct de survie.
"Chaque jour nouveau qui nous trouve en vie est un jour de triomphe".
"La lumineuse comédienne Isabelle Carré nous livre le témoignage poignant d’une jeune femme allemande qui a vécu la prise de Berlin par les Russes en ’45. Un récit terriblement humain sur les conditions de ces femmes victimes méconnues des guerres, qu’elles soient d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs…
Cette interprète sensible nous fait pleinement entendre la voix de cette femme qui – sans complaisance ni misérabilisme, sans plainte ni sans porter de jugement – nous emporte dans le cauchemar des violences faites aux berlinoises, mais aussi dans celui de toute une population civile livrée à la faim, à la destruction, à la mort. Un théâtre qui se fait mémoire. Essentiel!"
Avec Isabelle Carré
Auteur texte anonyme
Mise en scène Tatiana Vialle
Adaptation Tatiana Vialle
Production Théâtre du Rond-Point
NOTE D'INTENTION
Dès la première lecture d' «Une femme à Berlin», témoignage anonyme d'une jeune Allemande qui raconte l'arrivée des Russes à Berlin en 1945, j'ai eu le sentiment qu'il était absolument nécessaire d'amener ce texte au théâtre. Parce que cette voix anonyme, au-delà d'une histoire singulière, nous parle de la condition des femmes pendant toutes les guerres et encore aujourd'hui : En Algérie, en Bosnie, en Tchétchénie, au Kurdistan, au Darfour, en Afghanistan, des milliers de femmes à travers le monde ont été, sont et seront les victimes méconnues des guerres.
La violence des Russes envers les berlinoises en 1945 nous ramène à d'autres violences plus contemporaines. Parce que ce témoignage nous offre aussi un regard nouveau sur ce traumatisme de l'histoire contemporaine qu'est la seconde guerre mondiale, nous raconte une Allemagne vaincue, un peuple en souffrance, exsangue, affamé, désemparé.
Parce qu'il y est aussi question de ma propre histoire puisque la légende familiale raconte un arrière grand-père qui se serait pendu à l'arrivée des Russes dans Berlin.
L'enthousiasme d'Isabelle Carré, son désir de s'emparer de ce personnage, de l'incarner m'ont définitivement décidée. Isabelle est une comédienne qui possède à la fois la fragilité du personnage et sa formidable force de vie. Je sais qu'ensemble nous arriverons à retrouver l'énergie qui se dégage du livre, cette incroyable capacité à décrire les situations les plus effroyables sans jamais se plaindre. Je sais aussi qu'avec elle le public sera au rendez-vous. Se posait alors la question de l'adaptation d'un texte qui n'était pas destiné au théâtre mais qui possède malgré tout une oralité certaine.
Il y a l'envie de rester au plus près de ce qui est écrit, de le restituer comme une confidence, un aveu. Sans donner un visage aux autres protagonistes du livre, les laisser prendre vie par les mots en restituant cette forme particulière du journal qui rend ce témoignage tellement poignant. Guidée par le souvenir du travail d'Anselm Kiefer au Grand Palais, j'imagine un décor assez simple, qui racontera l'univers de désolation de la guerre, maisons éventrées, murs en ruine, décombres, débris de vie, sans pour autant chercher de réalisme.
La lumière, le son et la musique évoqueront le traumatisme des bombardements dans cette succession de jours et de nuits que l'électricité ne bouleverse plus. Un projet donc : Faire entendre la voix de cette femme qui observe et décrit ceux qui l'entourent sans porter sur eux aucun jugement, quelle que soit la cruauté ou l'ignominie de ce à quoi elle assiste ou de ce qu'elle subit, et quel que soit son avis sur un monde ou de telles choses sont possibles, tout en questionnant également sa propre attitude et donc la barbarie du monde.
Tatiana Vialle

14:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : theatre, une femme à berlin, isabelle carré, livre
La solitude, un poème
Avec une feuille tombéeAvec le trop plein d’un seau
Avec cette lampe aux œufs d’or
Sur la desserte de la neige
Quand il a bien fait froid dehors
Avec une route où s’avance
Un cheval qui n’est pas d’ici
Avec l’enfant glacé tout seul
Dans un autocar de rêve
Avec des villes consumées
Dans le désert de ma mémoire
Un ciel d’épines et de craie
Où le soleil ne vient plus boire
Avec l’idiot désemparé
Devant ses mains qui le prolongent
Et dont le cœur comme une oronge
Suscite un désir de forêt
Avec toi qui me dissimules
Sous les tentures de ta chair
Je recommence le monde.
(René-Guy CADOU, Les sept péchés capitaux, 1949)
06:02 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : un poème, rené guy cadou


















