07/12/2009

Appel pour le maintien d’un enseignement obligatoire d’Histoire et de Géographie en Terminale scientifique

images4.jpgL’Assemblée Générale de l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG), réunie le dimanche 29 novembre 2009 au Lycée Saint Louis à Paris.

L’Assemblée Générale de l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG), réunie le dimanche 29 novembre 2009 au Lycée Saint Louis à Paris.

· Condamne et rejette tout projet de réforme des Lycées aboutissant à
la disparition de l’Histoire et de la Géographie dans les classes de Terminale scientifique

images8.jpg· Exige le maintien d’un enseignement obligatoire en Terminale scientifique (TS) débouchant sur une épreuve au Baccalauréat

Souligne combien l’Histoire et la Géographie éclairent fondamentalement les débats contemporains sur les identités, les cultures, les territoires et la mondialisation.

images12.jpgL’APHG invite toutes celles et tous ceux qui approuvent cet appel à le signer et à le faire signer.
*
Obligatoire 

irresponsable et dangereux

 

Un billet chez Rosa


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13/01/2009

UN CHIFFRE

30 000 expulsions par an

"Un chiffre, un homme"

 

Suite à l´annonce du nombre de ressortissants étrangers expulsés pour l´année 2008,
SOS - Racisme dénonce la politique du chiffre en matière d´expulsion en initiant une campagne d´interpellation de l´opinion publique :

Parce que l´application de cette politique chiffrée est cause d´une inadmissible régression des droits et source de vies détruites, SOS - Racisme appelle le gouvernement à mettre fin à sa politique du chiffre en matière d´expulsions.

 

 

 

 

 



 

18/04/2008

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient : les naifs.

Voici un courrier d'un Principal de collège qui a décidé d'informer sur
le sort réservé aux collèges "Ambition-Réussite" qui ont remplacé les Zones
d'Education Prioritaire.655536168.jpg

Bonsoir,
J'occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d'un Collège dit
"difficile", classé "Ambition Réussite". 82% des élèves sont issus de
catégories socio-professionnelles très défavorisées. Un Collège ghetto,
avec ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le
quartier.
Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux, puis
dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd'hui ailleurs dans le
Rhône. Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission
de service public tant décriée.
Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir
affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires
extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.
Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République
pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?
Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education
nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement éducatif, ce
dispositif devant accueillir tous les collègiens de 16 heures à 18 heures ?1945201765.jpg

La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai
découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège
X fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en
Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la France).
Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un
fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche,
et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.
Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les
élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires.
Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif
total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.
Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du
quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicité
le Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3
fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette
dernière action. J'ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en
place un atelier d'écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier
de sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité
escalade, trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de
soutien en français. J'étais en pourparlers avec un club d'échecs et un
autre de rugby pour enrichir l'offre.
J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient
de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....
Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.
L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre
2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants
extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en
vacations, payées 15 de l'heure).1043362025.jpg
Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je
n'avais pas demandé que j'ai construit mon offre. J'ai informé les parents
d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place.
L'aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient
pour la plus part d'entre eux très heureux.
Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures
effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures.
Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l'Inspection
académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion, flanqué de ses deux
adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle..
Curiosité puis inquiétude.
L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous
soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas supprimé, mais
on a réduit la voilure". On a seulement supprimé les heures pour le faire
fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer
l'année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C'est identique dans
toutes les Académies, l'Inspecteur d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il
voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40
Principaux de Collège abasourdis).
J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures
effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorées
(j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens.
C'est noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites...
Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions
décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de
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Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents
d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires exterieurs.
Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose.
Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour
avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.
Bonsoir les amis, vive la République..
Ce message est un envoi en nombre que je vous fais. Veuillez m'excuser si
vous avez déjà reçu cette information.
Je vous encourage à le diffuser autour de vous. Vous pouvez utiliser le
même mode de diffusion par votre messagerie à destination de votre carnet
d'adresses.
Bernard Étrillard

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08/02/2007

21 sans-papiers ont eu le tort d'être affamés

Mardi soir, à Paris, la police les a attendus près du Restos du coeur de République.medium_controle.3.jpg

Ils étaient venus pour manger. Ils ont fini dans des fourgons de police. Mardi, vingt et un sans-papiers ont été interpellés à Paris alors qu'ils se rendaient à la distribution de repas organisée par les Restos du coeur place de la République, comme chaque mardi, jeudi et samedi soir. Hier, des responsables du Réseau éducation sans frontières (RESF), qui soutiennent de longue date les sans-papiers, ont manifesté leur indignation : «Les Restos du coeur servent-ils d'appât à la police de Sarkozy ?» 

Il est environ 19 heures, mardi. Des bénévoles de l'association fondée par Coluche se préparent à distribuer des colis de nourriture. 400 repas sont prévus. Selon des témoins, huit à dix fourgons de police sont garés derrière les bus touristiques habituellement stationnés aux abords de la place. Simultanément, dans les couloirs du métro, ainsi qu'aux nombreuses sorties qui entourent l'esplanade, des policiers effectuent, trois par trois, des contrôles d'identité sur les personnes «visiblement étrangères», selon l'expression d'un membre de RESF qui a assisté à plusieurs de ces contrôles.medium_resto5.2.jpg

Alertés, une trentaine de membres de RESF convergent place de la République. Des discussions s'engagent avec les policiers, et le ton monte lorsque des militants qualifient de «rafle» l'opération en cours. Brigitte Wieser, membre de ce groupe, témoigne : «Parler de rafle, ça les gêne, car cela fait référence à une période sombre de l'histoire. Mais selon le dictionnaire, une rafle est une arrestation massive opérée à l'improviste par la police dans un quartier suspect. Les personnes interpellées mardi étaient, de plus, clairement sélectionnées sur des critères physiques.» Le dernier fourgon quitte la place vers 21 heures alors que les bénévoles des Restos plient leurs stands.
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Cette opération, ordonnée par le procureur de la République, a abouti à l'arrestation de «21 personnes», selon un bilan dressé par la préfecture de police, qui évoque une «opération de routine comme il s'en passe de manière régulière dans Paris, et qui n'avait aucun lien avec la distribution des Restos du coeur». medium_police2.jpg
Ce n'est pas la première fois qu'une opération de police a lieu place de la République lors de la distribution de ces repas. Il y a quinze jours, les policiers s'étaient postés de manière beaucoup plus visible près des stands des Restos du coeur. L'intervention s'était soldée par deux arrestations, mais 150 repas avaient été distribués au lieu des 400 habituels.
Dans son communiqué, RESF dénonce «le ministre de la chasse aux étrangers» qui «monte d'un cran dans le cynisme» en prenant pour «cible les gens qui ont faim» et en transformant les «lieux de distribution en piège».  «C'est comme pour les bêtes : l'appât au centre, les chasseurs en embuscade, les fourgons pour évacuer les prises.» Les Restos du coeur, ont, quant à eux, rappelé leur attachement à ne faire «aucune discrimination» et ont dénoncé des pratiques qui risquent de «faire peur aux plus démunis, qui n'oseront plus venir». 
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05/02/2007

RUE D'ENGIEN

medium_controle.2.jpgLe Nouvel Observateur affirme ce mercredi sur son site internet qu’une cellule des renseignements généraux RG interrogerait et ficherait des riverains de la rue d’Enghien dans le Xème arrondissement, où se trouve le QG de campagne du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, le candidat UMP à la présidentielle.

L’hebdomadaire précise que tous les habitants des trois immeubles faisant face au QG ont reçu une enveloppe saumon, sans cachet de la poste leur demandant de répondre à "un recensement de sécurité".

L’installation du QG de campagne de 1.000 mètres carrés de Nicolas Sarkozy dans ce quartier populaire du Nord de Paris, où vivent de nombreux immigrés, créerait une ambiance sécuritaire selon certains habitants.medium_controle4.jpg

Le QG est situé au 18 rue d’Enghien au coeur de la ‘petite Turquie’. Certains habitants mécontents ont créé un "observatoire du 18 rue d’Enghien" afin de compter les forces de l’ordre déployées dans le quartier . Ils ont également conçu un blog baptisé "rentre chez toi !", qui vise à appliquer à Nicolas Sarkozy la politique qu’il préconise pour ceux qu’il veut exclure. Ces riverains ne souhaiteraient désormais qu’une chose, que le candidat UMP retourne à Neuilly.

 

Pour la préfecture de Paris, il n’y a rien d’illégal dans cette activité. Est-ce si sûr ? Des habitants fichés par la police pour le seul motif d’être logés près du siège du candidat UMP. Alors qu’aucun autre prétendant à l’Elysée n’a bénéficié de ce "régime de faveur". Au siège de Ségolène Royal et de François Bayrou, on réfute toute enquête sur les voisins effectuée par la police. Pour qui alors travaillent ces fonctionnaires des RG ? Pour le candidat Sarkozy ou pour le locataire de la place Beauvau ? Devant sa porte, une habitante ironise : "C’est une annexe du ministère de l’Intérieur, ici". 

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"C’est intolérable, raconte une jeune femme du quartier. Nous avons le sentiment d’être dans la Cité Interdite, mais surtout d’être sous le contrôle d’un Big Brother qui s’appelle Nicolas Sarkozy".

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18/12/2006

AUJOURD'UI LUNDI

A trois jours de l'hiver, la police a évacué tôt lundi une vingtaine de SDF abrités dans des tentes sur le quai de la Gare, près de la Gare d'Austerlitz à Paris (XIIIe).

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Selon la préfecture de police, ces évacuations ont été menées sur réquisition du Port Autonome de Paris.

Ces SDF regroupés en "village de tentes" se sont fait réveiller vers 7H00. "La police a démonté notre village et nous a confisqué les tentes en nous disant +si vous voulez les garder, vous devez sortir de Paris+", a expliqué Jean-Pierre, un des occupants des lieux.

"Je suis indignée", réagit Graciela Robert, chef de la mission SDF de Médecins du Monde (MDM) qui avait commencé à distribuer des tentes le 21 décembre 2005 au grand dam des pouvoirs publics. "On chasse ces gens sous prétexte de travaux qui doivent finir en 2008 sans aucune solution de relogement durable à leur proposer".

Mme Robert, qui s'est rendu sur place, a obtenu que les SDF conservent leurs tentes et qu'elles ne soient pas détruites ou confisquées comme cela avait été le cas lors de la récente évacuation place de la République. Trois tentes de MDM avaient été saisies la semaine dernière dans le XIVe.

Les SDF de gare d'Austerlitz se sont ensuite réfugiés sous le pont Charles-de-Gaulle où ils se trouvaient toujours à 11H00, exigeant des solutions adaptées de relogement et refusant de bouger malgré les menaces de nouvelles évacuations. "On ne nous a rien proposé", assure Jean-Pierre, "on nous chasse au petit matin dans le froid, on pourrait au moins y avoir pensé avant non?".

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Ces SDF s'étaient installées là au début de l'été après s'être regroupés "par affinité" lorsqu'ils ont fait connaissance sur la péniche Le Fleuron, géré par l'Ordre de Malte. Ils refusaient de fréquenter tout autre foyer, synonyme pour eux "d'alcoolisme, de promiscuité, de vol".

 

NOUVELLE INITIATIVEmedium_SDF5.jpg

pour attirer l'attention sur le sort des SDF à l'approche de l'hiver: des centaines de tentes ont été installées le long du canal St-Martin où des "bien logés" ont passé la nuit avec les sans-abris, par solidarité. Au moins trois SDF auraient déjà succombé au froid depuis le début de l'automne. Ceux qui s'abritent dans des tentes à Paris continuent d'être évacués ou menacés de l'être.
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14/12/2006

"UN VISA POUR L'ENFER"

Celhia de Lavarène,

Un visa pour l’enfermedium_prostitution2.jpg

 

Une femme combat les marchands du sexe

Au Liberia, passer la nuit avec une gamine de quinze ans a un prix : 300 dollars.

Guerre civile, pauvreté endémique et corruption généralisée ont favorisé le plus odieux des trafics : celui des êtres humains.

Les victimes viennent du Maghreb ou des pays de l’Est, attirées par des promesses d’emplois fictifs. À l’arrivée, elles se retrouvent dans des bordels, prisonnières.

"Accompagnée d’une équipe de policiers internationaux, j’ai repris un travail que je connaissais trop bien : repérages, rondes de nuit, raids et interrogatoires. Des Balkans à l’Afrique subsaharienne, les crapules sont toutes pareilles, et leurs proies sont plongées dans la même détresse. Pourtant, le Liberia, c’était pire que tout ce que j’avais vu jusqu’alors.

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Ce que j’ai vécu à Monrovia, je ne peux pas le passer sous silence. Je veux prêter ma voix à ces jeunes filles dont personne n’a jamais voulu entendre les appels à l’aide."

Journaliste de formation, Célhia de Lavarène a été tour à tour correspondante pour RFI, Afrique Magazine, Jeune Afrique et Radio Suisse Romande. Elle fait désormais autorité dans la lutte contre le trafic des êtres humains. Depuis la Bosnie et le Liberia, Célhia de Lavarène a été invitée à participer à de multiples conférences sur le trafic des êtres humains (Vienne, Bucarest, Bruxelles, Genève, Londres, Istanbul). Elle a été sollicitée plusieurs fois pour des séances d’information devant des membres du Département d’État américain. Elle a également fondée une ONG (Stop Trafficking of People, STOP), dont le but est d’aider les victimes. Elle vit et travaille à New York.

Une opération coup de poing menée permettra de libérer les jeunes prostituées mais ne fera qu'augmenter l'étendue de l'horreur .

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09/12/2006

LES REFUGIES DE CALAIS

Médecins du Monde »s'inquiète du sort des réfugiés à Calais medium_CALAIS8.jpg

Dans un rapport rendu public vendredi l'organisation dresse un constat accablant de la situation des migrants dans la ville du Pas-de-Calais
 Le cri d'alarme vient de «Médecins du Monde». Dans un rapport rendu public vendredi l'organisation dresse un constat accablant de la situation des migrants à Calais.

Le rapport parle ainsi de femmes et des enfants «à la rue» ou encore des conditions d'hygiène «épouvantables». «Médecins du Monde» s'insurge en outre contre les arrestations «continuelles mais sans effet à long terme».

Estimés par l'organisation non gouvernementale à au moins 300 en permanence dans la ville, sans compter les squats dans la région, les migrants (Afghans, Irakiens, Kurdes, Soudanais, Ethiopiens, notamment) continuent, depuis la fermeture le 5 novembre 2002 du centre d'hébergement de la Croix-Rouge à Sangatte, à affluer dans l'espoir de rejoindre l'Angleterre.
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A Calais, ils survivent dans des conditions inqualifiables, selon MDM :«Il n'y a pas de sanitaires, les déchets s'accumulent et les rats envahissent les abris de fortune» occupés par les migrants. L'association s'inquiète aussi de la présence parmi eux de «femmes accompagnées d'enfants en bas âge, de femmes enceintes, de convalescents et de beaucoup de mineurs».
   
Les migrants souffrent des pathologies que l'on «retrouve habituellement chez les personnes qui vivent dehors», écrit MDM qui aide les migrants depuis 2003, et, depuis 2006, avec un médecin et une infirmière sur place cinq jours sur sept. Mais, selon l'ONG, le «volet traumatologie est plus lourd» à cause notamment des chutes des camions dans lesquels ils embarquent clandestinement, des rixes entre-eux ou des accidents quand ils tentent d'échapper aux policiers.
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L'ONG juge «indispensable» la mise ne place d'une «antenne d'orientation qui regrouperait l'ensemble des services aux migrants» et un centre d'hébergement d'urgence pour mineurs étrangers isolés.
LIBERATION.FR : vendredi 8 décembre 2006
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08/12/2006

EXCLUSION

UN FRANCAIS SUR DEUX A PEUR DE DEVENIR SDF

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L 'exclusion, ce n'est pas seulement les autres, ça peut vous arriver. Près d'un Français sur deux pense qu'il pourrait devenir SDF, une crainte qui monte à 62 % chez les 35-49 ans. Les sondés se sentent particulièrement menacés par le surendettement, les licenciements, la maladie et la séparation. Le sondage BVA a été commandé par l'association Emmaüs, qui va faire campagne pour changer le regard des gens sur les sans abris.

Près d'un Français sur deux redoute un jour de se retrouver à la rue, sans abri. C'est le résultat d'un sondage BVA pour Emmaüs que publie jeudi (7 décembre) "L'Humanité" et l'hebdomadaire "La Vie". Cette crainte est particulièrement vive chez les 35-49 ans et chez les ouvriers.

Il y a en France au moins 86.000 sans-abris, selon des chiffres qui datent de 2001. La proportion de personnes qui éprouve cette crainte atteint 74% chez les ouvriers. Ce qui fait peur, ce sont les exemples de ceux qui tombent à la rue, du jour au lendemain.

 

La révélation choc de cette enquête n'est qu'une demi-surprise seulement pour l'association Emmaüs, qui accueille dans ses centres d'hébergement d'urgence de plus en plus de salariés, des hommes et des femmes qui ne gagnent pas suffisamment ou ne travaillent pas assez régulièrement pour accéder à un logement. Le SDF est devenu un être de moins en moins abstrait.

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un SDF a été retrouvé mort cette semaine, dans une galerie des Champs Elysées. Il travaillait le jour et venait dormir à cet endroit la nuit, le plus discrètement possible. Il avait 56 ans.
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07/12/2006

SANTA MONICA BEACH

Chaque dimanche depuis le 15 février 2004, l’association "Veteran for Peace" met en place un mémorial de croix blanches sur la plage de Santa Monica (Los Angeles) en Californie. Leur but est de montrer le coût humain et les conséquences de la politique guerrier du gouvernement américain. Ce cimetière temporaire permet d’honorer ces soldats morts en Iraq et de mettre un visage sur ces croix. Il permet ainsi de prendre conscience de la réalité du conflit autrement que par la télévision américaine où la vue de soldats tués en Iraq est scrupuleusement évitée.

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Si le décompte des morts des soldats est établi au jour le jour, le bilan des victimes civiles Irakiennes reste beaucoup plus imprécis.

Au mois de novembre l'estimation est de 52000 morts.

Près de3000 Americains sont morts en Irak depuis mars 2003: opération"Liberté de l'Irak"

"Etant donné le niveau de violence, le nombre de personnes tuées et la façon dont les forces s'organisent les unes contre les autres, c'est pire qu'une guerre civile" (Kofi Annan)

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