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04/02/2018

Ms Hemingway

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Les amours et les pertes des femmes de Hemingway

"Durant l’été éclatant de 1926, Ernest Hemingway et sa femme Hadley partent de Paris pour rejoindre leur villa dans le Sud de la France. Ils nagent, jouent au bridge et boivent du gin. Mais où qu’ils aillent, ils sont accompagnés de l’irrésistible Fife, la meilleure amie de Hadley, et l’amante d’Ernest…

Hadley est la première Mrs. Hemingway, mais ni elle ni Fife ne sera la dernière. Au fil des décennies, alors que chaque mariage est animé de passion et de tromperie, quatre femmes extraordinaires apprendront ce que c’est que d’aimer – et de perdre – l’écrivain le plus célèbre de sa génération...(4eme de couverture )

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Hadley, Fife, Martha , Marie , quatre femmes....Épouse après épouse, après épouse...Toutes l'on aimé....

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" Perdre sa capacité à écrire, c'était perdre sa capacité à libérer son esprit de ses angoisses. Ecrire, c'était entrer dans une maison magnifique : un lieu propre et éclairé où la lumière tombait en de grands faisceaux blanc sur de beaux parquets en bois. Ecrire, c'était se sentir chez soi, c'était y voir clair. "

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"Ernst est sur le point de dire quelque chose mais se retient. Martha pense que c'est typique d' Ernest: il veut sa femme, il veut sa maîtresse, il veut tout ce qui est à sa portée. Il est avide de femmes mais surtout il ne connaît pas ses vrais besoins, alors dans le doute il essaie d'attraper tout ce qui passe. Épouse après épouse après épouse. Ce n'est pas une épouse qu'il lui faut; c'est une mère!"

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 Une belle écriture ,Naomi Wood nous offre un beau portrait et témoignage de ces quatre femmes de l'écrivain , un roman ou on découvre un autre homme....

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Ernest Hemingway et Martha Gellhorn, jeunes mariés au Stork Club, à New York, en 1941.

 

"il  s’accorde sur un point: sa fragilité. Hadley Richardson aura été la première à la déceler: "Elle sait qu’il doit lutter contre ses démons et la dépression (…) c’est souvent la nuit qu’il souffre le plus, qu’il entre dans un monde où rien n’a de sens. Puis vient le jour, il va bien, il est joyeux et immensément intéressé par les mots et par l’art, il s’efforce d’écrire au plus près de l’os".

Puis Martha Gelhorn "Elle sait qu’il a peur de la solitude, du caractère brutal de sa tristesse, mais il y a autre chose qu’elle ne parvient pas à nommer, et lui non plus. Il y a dans ce gouffre aussi dur que le quartz, quelque chose d’avarié".

Une fêlure que Naomi Wood suggère sans jamais s’appesantir laissant à ce géant des lettres américaines nobelisé en 1954 toute sa puissance et son mystère.

Journaliste elle aussi la dernière Mrs Hemingway, Mary Welsh, accompagnera l’écrivain jusqu’à son suicide en 1961 dans l’Idaho."  un extrait de Alexandra Lemasson " les lectures d'Alexandra"

 

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Photos trouvées sur le net

 

 

 

 

16/01/2018

Henning Mankell

  livre.pngUn  polar, deux romans

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Henning Mankell, le grand maître du polar venu du froid

l’inspecteur Kurt Wallander
 
"L'automne est revenu à Ystad. Tynnes Falk, consultant en informatique, s'écroule devant un distributeur bancaire...."  je découvre avec plaisir Wallander...
Quelques mots de l'auteur "
 
"Henning Mankell se souvenait très bien de ce jour de mai 1989 où Kurt Wallander est né.
 
« Je peux même retrouver, dans mon journal, la date exacte. Je voulais écrire sur les émigrants, la xénophobie, confiait-il au Monde des livres en 2010. Je me suis dit que le racisme était un peu comme une attitude criminelle, et que le roman policier était le décor idéal pour en parler. Mais pour cela, j’avais besoin d’un détective. » Sa première apparition a lieu dans Meurtriers sans visage (1991, paru en France chez Bourgois en 1994), distingué par les prix du meilleur roman policier suédois et scandinave...."(Le Monde.fr )

Après ce premier polar, deux romans
 
henning mankell
 
A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’y immerge chaque matin. Au solstice d’hiver, cette routine est interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.

Le temps de deux solstices d’hiver et d’un superbe solstice d’été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l’amour et la rédemption.( 4 eme de couverture)
 

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"Le froid de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon propre corps. Je suis assailli des deux côtés. Mais je lutte, contre le froid et contre la solitude. C'est pourquoi je creuse un trou dans la glace chaque matin. Si quelqu'un, posté sur les eaux gelées avec des jumelles, me voyait faire, il me prendrait pour un fou. Il croirait que je prépare ma mort. Un homme nu dans le froid glacial, une hache à la main, en train de creuser un trou ?!"

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Après l’immense succès des Chaussures italiennes, auquel il fait suite, Les Bottes suédoises brosse le portrait en clair-obscur d’un homme tenaillé par le doute, le regret, la peur face à l’ombre grandissante de la mort ? mais aussi la soif d’amour et le désir ? 

 

 

 Une écriture magnifique , pleine d'émotions , ce sera son dernier roman....

 

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 "Henning Mankell a partagé sa vie entre la Suède et le Mozambique. Outre la célèbre série « Wallander », il est l’auteur de romans sur l’Afrique et sur des questions de société récompensés par de nombreux prix littéraires, de pièces de théâtre et d’ouvrages pour la jeunesse. Henning Mankell est mort à Göteborg le 5 octobre 2015 à l’âge de 67 ans." ( le Seuil)

Merci à Françoise , merci Louis-Paul , coup de coeur pour cet auteur que je ne connaissais pas.

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17:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : henning mankell

04/01/2018

On va, l’espace est grand...

On va.....

 

Le Beaufortain 2007 156.jpg

 

 

                                                          On va, l’espace est grand,
                                                                     On se côtoie,
                                                                On veut parler.
                                                         Mais ce qu’on se raconte
                                                         L’autre le sait déjà,
                                                              Car depuis l’origine
                                                              Effacée, oubliée,
                                                         C’est la même aventure.
                                                         En rêve on se rencontre,
                                                          On s’aime, on se complète.
                                                          On ne va plus loin
                                                             Que dans l’autre et dans soi.

 

Eugène Guillevic 1907-1997 ("Euclidiennes" - 1967)

Au cœur du Beaufortain,

eugène guillevic poeme

Un été ,des randos...

eugène guillevic poeme

 

                                                 

                      "Dans le gravier pur,

                       Dans la prairie verte


                                                
                                            
                                                   

                                                     
                                                   

eugène guillevic poeme


                                           j’emporte avec moi un monde d’oiseaux,
                                          J’entraîne avec moi une chaîne de montagnes.
                                         

                                          J’emporte avec moi le concert des merles
                                         Des nids dans l’ombre des buissons."




eugène guillevic poeme

 

 

 

 

20/12/2017

Heureuses fêtes !

 

verlaine 2.jpgAgnus Dei

                                             L’agneau cherche l’amère bruyère,
                                               C’est le sel et non le sucre qu’il préfère,
                                              Son pas fait le bruit d’une averse sur la poussière.

                                                  Quand il veut un but, rien ne l’arrête,
                                                   Brusque, il fonce avec de grands coups de sa tête,
                                                   Puis il bêle vers sa mère accourue inquiète…

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                                                Agneau de Dieu, qui sauves les hommes,
                                                Agneau de Dieu, qui nous comptes et nous nommes,
                                                   Agneau de Dieu, vois, prends pitié de ce que nous sommes.

                                                Donne-nous la paix et non la guerre,
                                                     Ô l’agneau terrible en ta juste colère.
                                                   Ô toi, seul Agneau, Dieu le seul fils de Dieu le Père.

 

 

                                                            Paul Verlaine, Liturgies intimes

 

 

A vous tous et toutes qui passez,heureuses fêtes ! merci pour vos petits mots.

Je vous embrasse

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03/12/2017

Ma Reine

Partir pour grandir...

Un moment d'émotion , plein de poésie, de tendresse...

 

 

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"Ma reine

est l’histoire d’un garçon différent qui rêve qu’on le laisse grandir comme les autres.

Celle d’un esprit simple bien décidé à prendre son destin en main en quittant des parents qui projettent de le placer dans un établissement adapté. C’est aussi une histoire de rencontres réelles ou fantasmées.

D’abord avec une petite reine auto-proclamée, adorable fée malicieuse justement nommée Viviane, qui va lui faire connaître ses premières émotions amoureuses. Puis avec un berger mutique et bourru qui va enfin le considérer comme celui qu’il aimerait être.

De digressions naïves en vérités profondes, le récit de Shell, surnom que l’adolescent doit au précieux blouson de pompiste estampillé de la célèbre marque d’essence qu’il ne quitte jamais, oscille alors entre poésie naturaliste et onirisme mélancolique pour mieux libérer une pensée bien plus complexe qu’elle n’en a l’air."(4eme de couverture))

ma reine jean baptiste andrea

 

extraits

"Ici dans la vallée l'été n'avait pas l'air de savoir qu'il allait bientôt devoir s'en aller Personne ne lui avait rien dit et il s'était installé confortablement. "

"A la récréation je restais tout seul et lui aussi alors à force on s'était dit que tant qu'à faire, autant rester tout seuls ensemble. on ne se l'était pas dit avec des mots , mais c'était arrivé."

 

" Au dîner j'ai annoncé à mes parents :
- je m'en vais.
Mon père n'a pas répondu parce que son feuilleton venait de commencer. M a mère m'a dit de finir mes lentilles et de ne pas parler la bouche pleine. C'était tant mieux au fond, parce que s'ils m'avaient ordonné de rester je me serais dégonflé."

 

ma reine jean baptiste andreaLe pitch pour donner envie au lecteur de lire votre livre ? ( question à Jean Baptiste Andrea par Laurence  Houot)

"Je trouve le monde très pessimiste. On ne parle que de ce qui va mal (et bien sûr, nombre de choses vont mal). Nous perdons par habitude, ou par paresse, notre capacité d'enchantement. Je ne dis pas que nous sommes incapables d’émerveillement, au contraire.

Un paysage peut nous exalter, quelques notes de musiques, une relation… Tout le monde en fait l’expérience. Mais nous avons du mal à "retenir" ces moments. Ils ne nous rendent pas meilleurs et ne changent pas nos vies. Bien vite, le quotidien reprend ses droits. Je voulais donc raconter l’histoire d’un enfant qui lui, retient tous les bonheurs qu’il rencontre – certains sont pourtant bien minces. J’espère que les lecteurs, une fois le livre refermé, auront un peu de ce héros en eux. Qu’il rajeunira leurs yeux comme il a rajeuni les miens.

Ma reine est une ode à la liberté, à l’imaginaire, à la différence. Jean-Baptiste Andrea y campe des personnages cabossés, ou plutôt des êtres en parfaite
harmonie avec un monde où les valeurs sont inversées, et signe un conte initiatique tendre et fulgurant.

Jean-Baptiste Andrea est né en 1971. Il est réalisateur et scénariste. Ma reine est son premier roman.( le mot de l'éditeur)

ma reine jean baptiste andrea

 

"j’ai voulu la pluie. Je l’ai tant voulue que quand elle est venue, je ne savais plus comment l’arrêter. C’était une grosse pluie rose, vert, bleu, elle prenait la couleur d’un rien. Elle assommait les oiseaux. Il a plu comme ça pendant je ne sais pas combien de temps. Les vieux disaient qu’ils n’avaient jamais vu ça. Ils parlaient de leurs ancêtres et de Dieu
 et du ciel et de tout sauf de la raison de la pluie : moi.je l'avais appelée pour tout balayer,j'étais debout au milieu du plateau et je riais, elle emportait tout vers la vallée dans les fleuves de la colère, tous mes ennemis, tous ceux qui n'avaient jamais cru en moi.j'ai vu passer une chaussure de clown, adieu Malocchio !Et puis j'ai vu passer une petite robe bleue, c'est là que j'ai essayé de tout arrêter mais c'était trop tard,alors j'ai plongé pour aller la chercher." p.210

Peinture Helène Mongin

25/11/2017

Nous avons besoin de mots du poète...

Un message

laurent gaudé,de sang et de lumière« Je veux une poésie du monde, qui voyage, prenne des trains, des avions, plonge dans des villes chaudes, des labyrinthes de ruelles. Une poésie moite et serrée comme la vie de l’immense majorité des hommes. Je veux une poésie qui connaisse le ventre de Palerme, Port-au-Prince et Beyrouth, ces villes qui ont visage de chair, ces villes nerveuses, détruites, sublimes, une poésie qui porte les cicatrices du temps et dont le pouls est celui des foules.

Je veux une poésie qui s’écrive à hauteur d’hommes. Qui regarde le malheur dans les yeux et sache que dire la chute, c’est encore rester debout. Une poésie qui marche derrière la longue colonne des vaincus et qui porte en elle part égale de honte et de fraternité. Une poésie qui sache l’inégalité voracité du malheur.

Je veux une poésie qui défie l’oubli et pose ses yeux sur tous ceux qui vivent et meurent dans l’indifférence du temps. Même pas comptés. Même pas racontés. Une poésie qui n’oublie pas la vieille valeur sacrée de l’écrit : faire que des vies soient sauvées du néant parce qu’on les aura racontées. Je veux une poésie qui se penche sur les hommes et ait le temps de les dire avant qu’ils ne disparaissent.

Le territoire de cette poésie, c’est le monde d’aujourd’hui, avec ses tremblements et ses hésitations. Elle s’écrit dans un corps à corps avec les jours. Elle sent la sueur et l’effroi. Elle est charnelle, incarnée. Le monde d’aujourd’hui est épique, tragique, traversé de forces violentes. Il se rappelle à nous avec brutalité. Des failles idéologiques réapparaissent. Des menaces grondent. Il faut dire et tenir ce que l’on est, ce que l’on veut être. L’écriture ne m’intéresse pas si elle n’est pas capable de mettre des mots sur cela. Qu’elle maudisse le monde ou le célèbre mais qu’elle se tienne tout contre lui. Nous avons besoin de mots du poète, parce que ce sont les seuls à être obscurs et clairs à la fois. Eux seuls, posés sur ce que nous vivons, donnent couleurs à nos vies et nous sauvent, un temps, de l’insignifiance et du bruit. »

 Une poésie de sang et de lumière.  Un extrait

Encore quelques mots..

.« Maudits soient les hommes qui prient Dieu avant de tuer.
Ils ne nous feront pas flancher.
Leur haine, nous la connaissons bien.
Elle nous suit depuis toujours,
Nous escorte depuis des siècles,
Avec ces mots qui sont pour eux des insultes,
Et pour nous une fierté :
Mécréants,
Infidèles,
Je les prends, ces noms.
Juifs, dépravés, pédérastes,
Je les chéris,
Cosmopolites, libres penseurs, sodomites,
Cela fait longtemps que je les aime, ces noms, parce qu'ils les détestent.
Nous serons toujours du coté de la fesse joyeuse
Et du rire profanateur,
Nous serons toujours des femmes libres et des esprits athées,
Communistes, francs-maçons,
Je les prends,
Tous.
Nous sommes fils et filles de Rabelais et de mai 68,
Paillards joyeux,
Insolents à l'ordre.
Diderot nous a appris à marcher,
Et avant lui, Villon.
Nous serons toujours du coté du baiser et de la dive bouteille.
Ils ont toujours craché sur ce que nous aimions
Et nos bibliothèques ne leur ont jamais rien inspiré d'autre qu'une vieille envie de tout brûler.
Ce que leurs dieux aiment plus que tout, c'est que les hommes aillent tête basse.
La menace pour seul bréviaire.
Ce que leurs dieux aiment plus que tout, c'est la triste soumission. »

 

laurent gaudé,de sang et de lumière

huit  poèmes, lus, relus , coup de coeur pour ces mots magnifiques, de révolte et de fraternité.

"Ces poèmes engagés à l’humanisme ardent, à la sincérité poignante, se sont nourris, pour la plupart, des voyages de Laurent Gaudé. Qu’ils donnent la parole aux opprimés réduits au silence ou ravivent le souvenir des peuples engloutis de l’histoire, qu’ils exaltent l’amour d’une mère ou la fraternité nécessaire, qu’ils évoquent les réfugiés en quête d’une impossible terre d’accueil ou les abominables convois de bois d’ébène des siècles passés, ils sont habités d’une ferveur païenne lumineuse, qui voudrait souffler le vent de l’espérance.( Actes Sud)

laurent gaudé,de sang et de lumière


 

 

18/11/2017

Voyages aux Pyrénées

 

voyage-aux-pyrenees.jpgQue fait un écrivain en voyage ?

Il écrit

Reçu bachelier le 23 aout 1840, Gustave Flaubert visite,d'août à octobre, en compagnie d'un ami  de son père et de deux autres personnes, les Pyrénées.

Aujourd'hui, au port de Venasque..

A partir de l'hospice de France....

même départ pour nous cet été...

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"A partir de l'hospice, la route monte en zigzag et devient de plus en plus scabreuse, ardue et aride.On tourne à chaque instant pour faciliter la montée, et si on regarde derrière soi, on s'étonne de la hauteur ou l'on est parvenu.

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L'air est pur, le vent souffle et le vent vous étourdit; les chevaux montent vite, donnant de furieux coups d'épaule, baissant la tête comme pour mordre la route et s'y hissent."

les chevaux montent vite !! nous c'est à pied....et moi, à chaque zigzag, photo !

"vous apercevez successivement quatre lacs enchâssés dans des rochers , calmes comme  s'ils étaient gelés; point de plantes, pas de mousse, rien; les teintes sont plus vertes et plus livides sur les bords et toute la surface est plutôt noire que bleue...."P.97

Nous, chaque été...

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Bleus, superbes !

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"De temps  en temps on croit être arrivé au haut de la montagne, mais tout à coup elle fait un détour,

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semble s'allonger, comme courir devant vous à mesure  que vous monter sur elle; vous vous arrêtez pourtant, croyant que la montagne vous barre le passage et vous empêche d'aller plus avant, que tout est fini.....p.98

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" Dans les gorges des montagnes placées sous nous, des nuages blancs se formaient et montaient dans le ciel...."

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Quelques lignes , Gustave Flaubert, photos, randos, le Venasque , Les Pyrénées

31/10/2017

La petite fille de Monsieur Linh

 

La petite fille de Monsieur Linh .png"C'est vrai que je suis un raconteur d'histoire"(Philippe Claudel)

Et quelle jolie histoire ! 

 

 

Nouveau coup de cœur pour ce court roman, un bijou de tendresse et de sensibilité.

Bouleversée par l'histoire de ce vieil homme, l'exilé.... un roman sur la solitude.

Un message d'amour et d'espoir, une  rencontre, une amitié...

Un jour, sur un banc, deux hommes se rencontrent, monsieur Linh et monsieur Bark, solitaire lui aussi.

 

"Monsieur linh essaie d'entourer de son bras l'épaule de son ami, sans y parvenir car son bras est trop petit pour la grande épaule. Il lui sourit. Il s'efforce de mettre beaucoup de choses dans ce sourire, plus de choses que n'importe quel mot ne pourra jamais contenir."( un extrait)

 

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 "

"C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh.


Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort.


Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette."( 4ieme de couverture)

 

 extraits

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"J'avais 20 ans. Qu'est-ce qu'on sait à 20 ans? Moi, je ne savais rien. Je n'avais rien dans ma tête. Rien. J'étais encore un grand gosse, c'est tout. Un gosse. Et on a mis un fusil dans mes mains, alors que j'étais presque encore un enfant.

J'ai vu votre pays, Monsieur Tao-Laï, oh oui, je l'ai vu, je m'en souviens comme si je l'avais quitté hier, tout est resté en moi, les parfums, les couleurs, les pluies, les forêts, les rires des enfants, leurs cris aussi."
Monsieur Bark tourne son regard noyé vers le ciel. Il renifle fort.


"Quand je suis arrivé, que j'ai vu tout cela, je me suis dit que le paradis devait y ressembler, même si le paradis, je n'y croyais déjà pas trop. Et nous, ce paradis, on nous a demandé d'y semer la mort, avec nos fusils, nos bombes, nos grenades..."

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"Pourquoi la voiture va-t-elle aussi vite ? A quoi cela sert-il ? Monsieur Linh se souvient du rythme des charettes tirées par les buffles, du long et souple balancement, qui fait parfois dormir, parfois rêver, et du paysage qui change avec une lenteur précieuse, une lenteur qui permet de regarder vraiment le monde, les champs, les forêts, les rivières, et de parler avec ceux qu el'on croise, d'entendre leurs voix, d'échanger des nouvelles.

La voiture est comme un coffre jeté du haut d'un pont. On y étouffe. On n'y entend rien d'autre qu'un sourd et inquiétant rugissement. Le paysage tourbillonne au-dehors. On ne peut rien en saisir. On a l'impression qu'on va s'écraser bientôt."

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"Il se rappelle alors qu'il est seul au monde, avec sa petite fille. Seuls à deux. Que son pays est loin. Que son pays, pour ainsi dire, n'est plus. N'est plus rien que des morceaux de souvenirs et de songes qui ne survivent que dans sa tête de vieil homme fatigué."

Photos trouvées sur le net

 

 

28/10/2017

"Ils font partie de nous...."

"Nous sommes les lieux ou nous avons été, ils font partie de nous"( Jim Harrisson)

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Ou nous avons été...ce sont ces sentiers, ces lacs, ces refuges....

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Lac d'Oô , Espingo

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Les lacs Booms,montée très dure ! mais toujours superbes !

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L'Hospice de France, un de nos premiers coup de cœur, avec son vieux  refuge,

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coup de coeur, c'est bien sûr la petite église de Benqué dessus !

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La petite cabane de Campsaure

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Arrivée au plateau....

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Au bout du sentier....le lac de Bareille

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                                                        " Il est un sentier creux dans la vallée étroite,
                                                         Qui ne sait trop s'il marche à gauche ou bien à droite.
—                                                                      C'est plaisir d'y passer..."

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                                                                 Ce sentier, tel qu'il est, moi je l'aime
                                                                  Plus que tous les sentiers où se trouvent de même
                                                                                   Une source, une haie et des fleurs ...."

            Et, le village de Oô, premier coup de coeur........

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Photos, des randos,   des étés dans les Pyrénées, et quelques mots de  Théophile Gautier 
         

 

17:40 Publié dans Nostalgie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : les pyrénées

01/10/2017

Les jours fragiles

A travers les yeux d'Isabelle

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"Mais ou se sont donc perdus les vers d'antan?

Comment ignoré tout à fait qu'Arthur ,a fait, un jour,de la poésie? il allait sur des routes incertaines, sur des chemins boueux, dans le froid et la faim au ventre,mais il voyait le soleil.

Il allait crotté et misérable, ses poches étaient crevées mais il se prétendait le plus riche des hommes.Il allait,insouciant et léger, au hasard,il cherchait l'extase dans la fugue et,dans le même temps,portait des deuils écrasants,éblouissants.Il, allait guidé par des fulgurances ,ou nul autre n'était allé avant lui,et il flottait au dessus des abîmes.Les mots lui venaient sans qu'il les commande.

C'est lui qui l'assure, et moi, je le crois.Que reste-t-il de tout cela? Des cendres froides.( un extrait, p.70)

 

 

arthur-isabelle-rimbaud-L-4.jpgSur les traces d'Arthur Rimbaud , à la fin de sa vie

 

"« Je recopie ces mots en tremblant. »

Émouvante Isabelle, et son journal intime

Philippe Besson, tout en douceur , nous raconte les derniers jours bouleversants d'Arthur Rimbaud

 

 

 

 

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"Dans notre famille, les hommes ne restent pas.
Vrai, quand on y songe, ils n'ont jamais rien fait d'autre que s'éloigner, prendre le large, et s'affranchir de nous, les femmes, condamnées à demeurer au pays, reliées à la terre. Je n'ai cessé de me demander d'où ils tenaient cette attirance pour d'autres ciels, alors que le ciel est le même partout."

 

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 pilippe besson,les jours fragiles

" Elle a grandi dans l'ombre de son frère aîné, surdoué scandaleux.

Lorsqu'il a choisi de s'enfuir, elle a appris l'absence et le manque.

Aujourd'hui, l'exilé volontaire est de retour de ses lointains  voyages et il la réclame.

 

Il ne lui propose que des jours fragiles,fébriles.Elle accepte sans réfléchir.

 

Empêtrée  dans ses frayeurs , guidée par un infatigable espoir, Isabelle

Rimbaud est enfin prête , à trente ans ,à cheminer aux côté d'Arthur vers 

l'irréparable.( 4ème de couverture)

 

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                                                                         Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
                                                           Mon paletot aussi devenait idéal ;
                                                             J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
                                                            Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

                                                           Mon unique culotte avait un large trou.
-                                                          Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
                                                            Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
-                                                           Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

                                                           Et je les écoutais, assis au bord des routes,
                                                           Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
                                                            De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

                                                              Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
                                                                Comme des lyres, je tirais les élastiques
                                                               De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

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peintures de jean-Paul Surin, photos trouvées sur le net