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06/03/2017

Art poetique

 Si je fais couler du sable


                                                                

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                                                                   De ma main gauche à ma paume droite,

                                                                 C'est bien sûr pour le plaisir
                                                                  De toucher la pierre devenue poudre,

                                                                        Mais c'est aussi et davantage
                                                                      Pour donner du corps au temps,

                                                                   Pour ainsi sentir le temps
                                                                         Couler, s'écouler

                                                                             Et aussi le faire
                                                                       Revenir en arrière, se renier.

                                                                     En faisant glisser du sable,
                                                                   J'écris un poème contre le temps.

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Celui qui s'en va seul
Cherche pour beaucoup d'autres.
Celui qui s'en va seul


Porte avec lui les autres,
Désespère pour eux
D'espérer avec eux.


(« En cause », Sphère, Poésie/Gallimard)

 

 

 

 

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Guillevic ("Art Poétique" - poème 1985-1986,

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Imaginons

 

                                          Le temps que met l’eau à couler de ta main
                                          Le temps que met le coq à crier le soleil


                                          Le temps que l’araignée dévore un peu la mouche
                                           Le temps que la rafale arrache quelques tentes


                                            Le temps de ramener près de moi tes genoux
                                           Le temps pour nos regards de se dire d’amour
                                           Imaginons ce qu’on fera de tout ce temps.

(extrait de "Avec" - éditions Gallimard, 1966)

 

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 Une photo,Dorothea Lange, autres photos trouvées sur le net

 

02/03/2017

La mort se lève tôt

Retrouvé Heredia et son chat Simenon, philosophe, gardien et confident

mort se leve tot.jpgAujourd’hui'  " la mort se lève tôt

 

 

 

Quelques mots d'une interview de Ramon Diaz- Eterovic par Jean marc Laherrere

 

 

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Heredia est un détective privé qui vit dans un des plus vieux quartiers de Santiago.

C’est un endroit plein de vie et de couleur le jour, dangereux la nuit, empli de marchés, boutiques, bars et restaurants.

Dans les années 20 et 30, c’était le point de rendez-vous de la bohème littéraire, et Pablo Neruda, Juvencio Valle et Diego Muñoz, entre autres, faisaient partie des jeunes provinciaux récemment arrivés à la capitale qui s’y retrouvaient.Ramon.jpeg

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Heredia, est apparu en 1987, dans La ciudad está triste, (mot à mot : la ville est triste), dans lequel transparaît le portrait de Santiago sous la dictature.

Il aime cette ville, ses vieux quartiers, et les gens qui y habitent. C’est un grand amateur de lecture, et de citations littéraires, deux héritages de Don Quichotte. C’est un personnage sensible, mélancolique, témoin des blessures d’un pays maltraité par des années de dictature.ramon 3.jpeg

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Doté d’un esprit critique et d’un humour très noir, il aime déambuler dans les rues tristes et grises de Santiago. Sa principale compagnie est un gros chat blanc, appelé Simenon.

 

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Le chat Simenon est arrivé dans le deuxième roman, Solo en la oscuridad, publié à Buenos Aires en 1992.

Il doit son nom au fait qu’en arrivant dans le bureau d’Heredia, il est allé s’installer pour dormir sur les œuvres complètes de Simenon, qui sont une des lectures de mon personnage.

Au début, Heredia n’imagine pas que Simenon puisse parler, mais petit à petit, ils commencent à discuter, leurs dialogues prennent de l’importance, et deviennent un des moments d’humour et d’ironie que recherchent certains lecteurs. Ils permettent également de donner de la profondeur à la description psychologique d’Heredia.

 

la mort se leve tôtLa mort se lève tôt, je retrouve avec plaisir Heredia et Simenon, un bon polar....

 

"La vie est compliquée pour un détective privé à Santiago du Chili et Heredia a déjà perdu beaucoup d'illusions et d'amours, lorsqu'un assassinat l'empêche de retrouver son vieil amour.

Son enquête l'amène au coeur d'un réseau impénétrable de complicités secrètes mêlant anciens policiers de la dictature, trafiquants d'armes et juges vénaux. Dans le sillage de Heredia, nous découvrons la marginalité urbaine, les pouvoirs cachés et la violence qui couve dans la ville de Santiago.
Pourtant, c'est au cours de cette recherche désespérante que le destin va placer sur le chemin de ce solitaire un ange inattendu qui pourra peut-être venir à bout de son incurable solitude.( un extrait 4 eme de couverture )

Photos trouvées sur le net

 

 

 

27/02/2017

Je rangerai doucement les choses de la vie....

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 Je rangerai doucement les choses de la vie

Ma petite poésie faite d'adieux et de balles,

Mon tabac, mon tango, mon brin de spleen,

sur mes épaules, je mettrai pour manteau l'aube toute entière,

mon avant -dernier whisky restera dans mon verre.

 

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Quelques mots d'un poème Horacio Ferrer

Le poète du Tango

 

 

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je mourrai à Buenos- Aires au moment de l'aurore
c'est l'heure que préfèrent ceux qui savent mourir....

 

 

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Photos Cornel Pufan

24/02/2017

Marie curie prend un amant

marie curie et paul langevin.jpeg,

Marie Curie et  Paul Langevin

Bouleversante histoire d'amour et toute la haine ordinaire...beaucoup de haine...du fiel anonyme mais aussi les "torchons" de Henri Bourgeois et de Gustave TERRY , antisemite notoire , suppôt de l’Extrême droite

 


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Le 4 novembre 1911, un journal à grand tirage annonce une nouvelle extravagante : Marie Curie a un amant. La presse et l’opinion s’enflamment. Procès, duels, publication de lettres volées, l’ouragan médiatique est énorme. Marie manque d’y laisser la vie.

C’est vrai, elle a une liaison. Veuve depuis cinq ans de Pierre Curie — le chercheur avec qui elle avait découvert le radium et reçu son premier prix Nobel —, elle s’est éprise d’un homme marié, Paul Langevin, ami d’Einstein, et lui aussi savant d’exception.

Mais surtout elle dérange. Icône de la science mondiale, elle s’apprête à recevoir un second Nobel. Veuve, génie et amoureuse, c’en est trop. Comme le capitaine Dreyfus vingt ans plus tôt, on l’abrutit de calomnies. On va jusqu’à lapider sa maison.

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Au plus fort de la tourmente, elle reste fidèle à ses deux passions : Paul, l’amant, et Pierre, son mari tragiquement disparu.

marie curie.jpgQuel secret les unissait ?

marie curie prend un amant

 

Pour le comprendre, Irène Frain a interrogé des archives négligées, des photos méconnues, des lieux inexplorés. Et ressuscité, par-delà le thriller médiatique d’une modernité souvent glaçante, une femme-courage prête à tout risquer pour ceux qu’elle aime.(4ieme page de couverture)

 

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marie curie prend un amant

"On Voulu briser Marie,, on fracassa son histoire d'amour.Mais elle nargua l'adversité, déjoua la machine à broyer, rèussi à survivre.  Et  maintenant , de ses yeux transparents ,elle défie par- delà la tombe ceux qui lui refusèrent le droit au bonheur et leur signifie:"Vous avez perdu la partie. je suie toujours là"  P.146

Photos trouvées sur le net

 

 

marie curie prend un amant

 

 

 

 

 

On trouve aussi cette photo... et ce titre

 

Bien avant Hiroshima, l'élite des physiciens français se retrouvait sur la presqu'île de l'Arcouest. Edouard Launet raconte ces étés expérimentaux dans "Sorbonne plage". (Actualités > Bibliobs 


 

 

 

En août 1930, le magazine «Vu» a envoyé deux reporters voir la Bretagne, du côté de Paimpol. Ils n’ont pas fait le voyage pour rien.

Ils sont tombés sur Marie Curie, double lauréate du Nobel, «pieds nus sur les rochers», et sur une tribu de cerveaux surdimensionnés qui avaient pris l’habitude, depuis plusieurs années déjà, de passer leurs vacances sur la presqu’île de l’Arcouest.

Il y avait là Frédéric et Irène Joliot-Curie, qui décrocheront le Nobel de chimie en 1935; le ministre-mathématicien Emile Borel et sa femme Marguerite, prix Femina 1913; Jean Perrin, ce prix Nobel de physique 1926 qui fera bientôt partie du gouvernement Blum et fondera le CNRS; bien d’autres encore.

«A Fort-la-Science, la plage des savants», titrera «Vu» en publiant trois pages illustrées de photos.

La "plage des savants", où l'on croise Marie Curie, en 1921. ((Collection particulière))marie curie prend un amant

18/02/2017

Un an de plus....

Quatorze Février, ce blog a un an de plus...12 ans....

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Alors un petit poème...

 

                          Il prend dans ses mains des choses disparates – une pierre,

                   
                         une tuile brisée, deux allumettes brûlées,


                           le clou rouillé du mur d’en face,


                                la feuille qui est entrée par la fenêtre, les gouttes


                           qui tombent des pots de fleurs arrosés, les pailles


                           que le vent d’hier a déposées sur tes cheveux – il les prend


                            et là-bas, dans la cour, il édifie presque un arbre.


                                En ce presque réside la poésie. Tu la vois ?

 

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14 Février , pour moi aussi, un an de plus....quelques nouvelles....dernière IRM , tout est normal....le prochain contrôle, dans un an....

cet été, il y aura peut-être des petites randos....

Je vous embrasse

 

Juin juillet 2016 Luchon 813.JPG

 

Le poème , Yannis Ritsos, Aquarelles, Ansatu, la photo, cet été, plateau de Campsaure

13/02/2017

Paul et clemence

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Au détour d’un chemin, ce jour gris de 1970, le photographe Imsand aperçoit devant lui une étrange silhouette. L’homme est chargé. Dans la main droite: un bidon à lait. Et dans la gauche… un géranium! Marcel se porte à hauteur de l’inconnu. Ainsi commence la rencontre de Marcel Imsand et de Paul Leiser.
Trente-six années se sont écoulées… mais «Paul et Clémence» garde toute son actualité...

 

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© Marcel Imsand © Musée de l'Elysée, Lausanne

"Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux"...

.

Promeneur solitaire, réfractaire à toutes les modes, c’est l’homme d’un regard attentif aux choses et aux gens, qui saisit la poésie des paysages et la fulgurance des instants emprunts de beauté. ( Daniel Girardin)

 Marcel IMSAND  Paul et Clémence

Paul Leiser était un homme rebelle, philosophe et solitaire qui vivait avec sa servante Clémence aux limites de la misère dans une ferme isolée aux Dailles, près de La Sarraz, dans le canton de Vaud. Le reportage «Paul et Clémence» est né de l’amitié qui se noua pendant dix ans, jusqu’à la mort, entre le photographe et ces deux personnages. «Au yeux d’un observateur froid, raconte l’écrivain Bertil Galland, Leiser ne pouvait passer que pour un pauvre vieillard ratiocinant et vaticinant, un philosophe sans œuvre, un cultivateur sans fruits. Mais pour Marcel Imsand, Paul Leiser fut l’homme qui avait eu le courage de sa solitude, entre les anémones du printemps et les mélancoliques pluies d’automne.» 

La série «Paul et Clémence» appartient au Musée de l’Élysée, Lausanne.

 

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Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit


Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide

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Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent par la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant...."

 

Quelques mots de Brel, "les vieux"

Les photos , la tendresse de Marcel IMSAND

 

07/02/2017

Un homme, de René Guy Cadou

 

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Un homme
Un homme


Un seul un homme
Et rien que lui
Sans pipe sans rien


Un homme


Dans la nuit un homme sans rien
Quelque chose comme une âme sans son chien

un homme,de rené guy cadou


La pluie


La pluie et l’homme
La nuit un homme qui va


Et pas un chien
Pas une carriole
Une flaque


Une flaque de nuit
Un homme.

 

Photos ,Cornel Pufan, Saul Leiter

03/02/2017

Le procès de Viviane Amsalem

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Vu sur Arte

Une procédure de divorce filmée mois après mois par Ronit et Shlomi Elkabetz dans un tribunal

 
Les mois se succèdent, puis les années...
Peu de dialogue, mais des regards, et quels regards !
Un procès hors du temps, un face à face , un huit clos oppressant entre rire et larmes.
Passionnant, bouleversant.
 

 

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" En Israël, le courageux combat d'une femme en instance de divorce contre le pouvoir patriarcal et religieux... Après "Prendre femme" et "Les sept jours", ce film clôt avec force la trilogie réalisée par Ronit Elkabetz et son frère Shlomi autour de la condition de la femme en Israël. Il s'agit aussi de l’ultime rôle de la vibrante Ronit Elkabetz, disparue en avril dernier

 

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.

"Viviane, quadragénaire israélienne, veut divorcer d'Elisha, avec qui elle est mariée depuis plus de trois décennies. Elle a quitté le domicile conjugal mais n'est pas libre pour autant. Elisha refuse obstinément le divorce, et en Israël, seul le consentement des deux époux peut permettre à la séparation d'être prononcée. Très déterminée, Viviane doit se battre aussi contre les juges rabbiniques, seuls habilités à marier les Israéliens – et à les séparer. De reports d'audience en défections de son époux, les années passent et Viviane Amsalem ne parvient pas à se faire entendre. Elle est même obligée de réintégrer le foyer conjugal…

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Sous le contrôle de Dieu

 

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Viviane Amsalem devient l'archétype de l'épouse contrainte par les règles sociales et religieuses édictées par les hommes. Son désir de liberté mais aussi sa sensualité latente se heurtent inlassablement aux codes d'un pays patriarcal où les lois casher régulent jusqu'à l'intimité des femmes. Pour symboliser l'enfermement de leur héroïne, les deux réalisateurs composent, entre les murs de la salle d'audience, un huis-clos hypnotique, dont les personnages, filmés en caméra subjective, ne semblent pouvoir s'échapper. Le film marque la dernière apparition au cinéma de Ronit Elkabetz, disparue en avril dernier. Sa puissante composition d'une Viviane Amsalem en colère face à l'arbitraire des lois restera dans les mémoires." (Arte)

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 Quelques mots de  Ronit Elkabetz. "on est entré dans la tragédie et l’absurde, pas loin du surnaturel....

il y a un domaine qui demeure intouchable, ce sont les tribunaux rabbiniques qui gèrent les divorces. Dans mon pays, seul le mari a le droit de l’accorder à sa femme. Pour les rabbins, la pire chose au monde est de briser un ménage juif… Et ça fait quatre mille ans que ça dure ! Alors qui va faire bouger cette loi ?.."

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31/01/2017

" c'est une belle portée"

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C'est une belle portée,

Une envolée de croches

De notes noires

Battent des ailes

Les cris d'hirondelles

tournent là -haut

Dans le ciel de Sydney

courbes,angles aigus

Un peu de blues

Un Zeste de rock

Et de country....

Une mélodie

Aux couleurs du Sud

Le tempo jazz syncopé

De nos mémoires

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Un poème Hélène Savoie " Sydney Bridge"

Les photos," la portée" trouvé sur le net et le dessin de Vincent Fortemps

23/01/2017

Elena Ferrante

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Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est  le troisième tome de la formidable saga d'Elena Ferrante.

"Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila

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Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix."( quelques mots de Babelio )

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" chez Elena Ferrante, on vit à poings nus "

Le JDD

Celle qui fuit: Elena. Celle qui reste: Lila.

Deux gamines dans un quartier populaire de Naples , on les retrouve, femmes , dans une Italie aux agitations politiques, très violentes.

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Un roman passionnant,

Elena, m'a bouleversée

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11:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : elena ferrante