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07/02/2017

Un homme, de René Guy Cadou

 

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Un homme
Un homme


Un seul un homme
Et rien que lui
Sans pipe sans rien


Un homme


Dans la nuit un homme sans rien
Quelque chose comme une âme sans son chien

un homme,de rené guy cadou


La pluie


La pluie et l’homme
La nuit un homme qui va


Et pas un chien
Pas une carriole
Une flaque


Une flaque de nuit
Un homme.

 

Photos ,Cornel Pufan, Saul Leiter

03/02/2017

Le procès de Viviane Amsalem

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Vu sur Arte

Une procédure de divorce filmée mois après mois par Ronit et Shlomi Elkabetz dans un tribunal

 
Les mois se succèdent, puis les années...
Peu de dialogue, mais des regards, et quels regards !
Un procès hors du temps, un face à face , un huit clos oppressant entre rire et larmes.
Passionnant, bouleversant.
 

 

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" En Israël, le courageux combat d'une femme en instance de divorce contre le pouvoir patriarcal et religieux... Après "Prendre femme" et "Les sept jours", ce film clôt avec force la trilogie réalisée par Ronit Elkabetz et son frère Shlomi autour de la condition de la femme en Israël. Il s'agit aussi de l’ultime rôle de la vibrante Ronit Elkabetz, disparue en avril dernier

 

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.

"Viviane, quadragénaire israélienne, veut divorcer d'Elisha, avec qui elle est mariée depuis plus de trois décennies. Elle a quitté le domicile conjugal mais n'est pas libre pour autant. Elisha refuse obstinément le divorce, et en Israël, seul le consentement des deux époux peut permettre à la séparation d'être prononcée. Très déterminée, Viviane doit se battre aussi contre les juges rabbiniques, seuls habilités à marier les Israéliens – et à les séparer. De reports d'audience en défections de son époux, les années passent et Viviane Amsalem ne parvient pas à se faire entendre. Elle est même obligée de réintégrer le foyer conjugal…

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Sous le contrôle de Dieu

 

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Viviane Amsalem devient l'archétype de l'épouse contrainte par les règles sociales et religieuses édictées par les hommes. Son désir de liberté mais aussi sa sensualité latente se heurtent inlassablement aux codes d'un pays patriarcal où les lois casher régulent jusqu'à l'intimité des femmes. Pour symboliser l'enfermement de leur héroïne, les deux réalisateurs composent, entre les murs de la salle d'audience, un huis-clos hypnotique, dont les personnages, filmés en caméra subjective, ne semblent pouvoir s'échapper. Le film marque la dernière apparition au cinéma de Ronit Elkabetz, disparue en avril dernier. Sa puissante composition d'une Viviane Amsalem en colère face à l'arbitraire des lois restera dans les mémoires." (Arte)

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 Quelques mots de  Ronit Elkabetz. "on est entré dans la tragédie et l’absurde, pas loin du surnaturel....

il y a un domaine qui demeure intouchable, ce sont les tribunaux rabbiniques qui gèrent les divorces. Dans mon pays, seul le mari a le droit de l’accorder à sa femme. Pour les rabbins, la pire chose au monde est de briser un ménage juif… Et ça fait quatre mille ans que ça dure ! Alors qui va faire bouger cette loi ?.."

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31/01/2017

" c'est une belle portée"

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C'est une belle portée,

Une envolée de croches

De notes noires

Battent des ailes

Les cris d'hirondelles

tournent là -haut

Dans le ciel de Sydney

courbes,angles aigus

Un peu de blues

Un Zeste de rock

Et de country....

Une mélodie

Aux couleurs du Sud

Le tempo jazz syncopé

De nos mémoires

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Un poème Hélène Savoie " Sydney Bridge"

Les photos," la portée" trouvé sur le net et le dessin de Vincent Fortemps

23/01/2017

Elena Ferrante

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Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est  le troisième tome de la formidable saga d'Elena Ferrante.

"Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila

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Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix."( quelques mots de Babelio )

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" chez Elena Ferrante, on vit à poings nus "

Le JDD

Celle qui fuit: Elena. Celle qui reste: Lila.

Deux gamines dans un quartier populaire de Naples , on les retrouve, femmes , dans une Italie aux agitations politiques, très violentes.

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Un roman passionnant,

Elena, m'a bouleversée

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11:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : elena ferrante

13/01/2017

Image

 

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                                                                Sous les herbes, ça se cajole,
                                                                  Ca s’ébouriffe et se tripote,


                                                                 Ca s’étripe et se désélytre,
                                                                   Ca s’entregrouille et s’entrefouille,


                                                                 Ca s’écrabouille et se barbouille,
                                                                    Ca se chatouille et se dépouille,


                                                                   Ca se mouille et se déverrouille,


                                                                  Ca se dérouille et se farfouille,
                                                                   Ca s’épouille et se tripatouille

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                                                               Et du calme le pré
                                                               Est la classique image.

 

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Photos, été 2016, les Pyrénées, randos...et les mots de E. Guillevic

16:19 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (10)

12/01/2017

l'océan

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L'océan lui aussi


                                                                    Ecrit et ne cesse d'écrire.

                                                                    A chaque marée
                                                                   Il écrit sur le sable.

                                                                    Il écrit tous les jours,
                                                                    Toujours la même chose.

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                                                                    C'est sans doute
                                                                   Ce qu'il doit se dire,

                                                                  La même chose et pourtant
                                                                  Qui s'en fatigue ?

                                                                     Ne le jalouse pas :
                                                                       C'est l'océan

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Eugène Guillevic, balade, le Pyla

17:02 Publié dans Ballade | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : eugène guillevic

10/01/2017

Le chemin

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J'irai jusqu'au bout du chemin

Si j'ai l'espoir
Que je la trouverai

La feuille
Que je ne connais pas,
Dont j'ai besoin.

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Une rando à Val d'Isère, les mots, Eugène Guillevic

19:50 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : une photo un poème

06/01/2017

Une photo , un poème...

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Ce n’était pas
Une aile d’oiseau.
C’était une feuille
Qui battait au vent.
Seulement
Il n’y avait pas de vent.
(Exécutoire, 1947)

Poème de Eugène Guillevic

 

  la feuille , trouvée sur le net

 

16:52 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : eugene guillevic

29/12/2016

Une petite source

Elle  est là, sur le sentier qui grimpe au plateau de Campsaure....

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                              " Entre deux pierres, dans un coin
                                   Allègrement l'eau prend sa course

                                  Comme pour s'en aller bien loin

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                                               elle murmure:Oh quelle joie

                                                 Sous la terre il faisait si noir !

                                               Maintenant ma rive verdoie,

                                                Le ciel se mire à mon miroir


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J'aime cette petite source , encore un ou deux sentiers...et... le plateau de Campsaure ! Superbe !



 

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                                         A ma coupe l 'oiseau s'abreuve,

                                             Qui sait? Après quelques détours

                                           Peut-être deviendrai-je un fleuve

                                            Baignant vallons, rochers et tours....."


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  La Source, poème de Théophile Gautier, quelques mots....les photos, été 2016, les Pyrénées

une rando,un poème

Campsaure c'est aussi la petite cabane....

15:50 Publié dans randonnees | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : une rando, un poème

23/12/2016

Merci Louis-Paul

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Le beau billet de Louis- Paul

Pas facile de souhaiter "de bonnes fêtes" quand le monde et son monde ne se porte pas très bien. Il y a de la fatigue dans l’air quand une année se termine et qu’elle ne fut pas toujours facile à vivre au quotidien; que certains jours furent douloureux, dans son chez nous, celui de nos proches, dans sa ville voisine, dans son pays et ceux si près, sur Terre aussi. Des maux avec des mots qui se nomment maladie, souffrance, victimes, intolérance, haine, rejet… pour n’en nommer que quelques uns.
Pas facile mais nécessaire. Pourquoi ? Parce qu’il y a aussi ces bons moments qu’il serait si facile d’oublier pour entrer dans "le pauvre de nous"; parce que la colère et le ressentiment ne mène à rien sinon au mieux à perdre son temps, au pire au malheur. Parce que l’acceptation n’est surtout pas négation de l’action et que la gratitude est un exercice qui se cultive et qu’elle nourrit le corps, l’âme et l’esprit.
Cette période de l’année n’est pas que guirlandes et cotillons ! C’est aussi celle de l’inventaire de l’an et qu’il sera plus facile d’ordonner si on le pratique un peu au quotidien. Prenons cet inventaire comme un cadeau à se faire. S’il se fait toujours à deux colonnes, ne surchargeons pas celle du négatif; en le pratiquant avec honnêteté, nous serons sans doute surpris du positif qui nous fera peut-être apparaître - telle une photo argentique - une image mieux composée que celle ancrée dans notre système mental.
Voilà. Le simple fait de prendre ce moment et d’écrire ces quelques lignes m’a fait du bien. C’est l’une des raisons pour lesquelles je poursuis ce blogue, dix ans après avoir éprouvé le besoin de le créer. Il se sous-titrait "carnet, vivre ici et maintenant", un peu comme une piste tracée sur un chemin de randonnée. Il m’a apporté de belles choses, de belles découvertes, de vraies amitiés et beaucoup de partages de peines comme de joie.
Mon billet ne serait pas complet sans l’ajout d’une photographie. Pas pour faire beau mais parce que cela aussi me fait du bien et que je n’oublie pas que l’Art est pour moi un formidable outil de résilience. Je nous souhaite de belles fêtes.

 

Photo Cornel Pufan

Je nous souhaite de belles fêtes !