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06/01/2017

Une photo , un poème...

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Ce n’était pas
Une aile d’oiseau.
C’était une feuille
Qui battait au vent.
Seulement
Il n’y avait pas de vent.
(Exécutoire, 1947)

Poème de Eugène Guillevic

 

  la feuille , trouvée sur le net

 

16:52 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : eugene guillevic

29/12/2016

Une petite source

Elle  est là, sur le sentier qui grimpe au plateau de Campsaure....

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                              " Entre deux pierres, dans un coin
                                   Allègrement l'eau prend sa course

                                  Comme pour s'en aller bien loin

Juin juillet 2016 Luchon 456.JPG

 

                                               elle murmure:Oh quelle joie

                                                 Sous la terre il faisait si noir !

                                               Maintenant ma rive verdoie,

                                                Le ciel se mire à mon miroir


Juin juillet 2016 Luchon 457.JPG

J'aime cette petite source , encore un ou deux sentiers...et... le plateau de Campsaure ! Superbe !



 

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                                         A ma coupe l 'oiseau s'abreuve,

                                             Qui sait? Après quelques détours

                                           Peut-être deviendrai-je un fleuve

                                            Baignant vallons, rochers et tours....."


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  La Source, poème de Théophile Gautier, quelques mots....les photos, été 2016, les Pyrénées

une rando,un poème

Campsaure c'est aussi la petite cabane....

15:50 Publié dans randonnees | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : une rando, un poème

23/12/2016

Merci Louis-Paul

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Le beau billet de Louis- Paul

Pas facile de souhaiter "de bonnes fêtes" quand le monde et son monde ne se porte pas très bien. Il y a de la fatigue dans l’air quand une année se termine et qu’elle ne fut pas toujours facile à vivre au quotidien; que certains jours furent douloureux, dans son chez nous, celui de nos proches, dans sa ville voisine, dans son pays et ceux si près, sur Terre aussi. Des maux avec des mots qui se nomment maladie, souffrance, victimes, intolérance, haine, rejet… pour n’en nommer que quelques uns.
Pas facile mais nécessaire. Pourquoi ? Parce qu’il y a aussi ces bons moments qu’il serait si facile d’oublier pour entrer dans "le pauvre de nous"; parce que la colère et le ressentiment ne mène à rien sinon au mieux à perdre son temps, au pire au malheur. Parce que l’acceptation n’est surtout pas négation de l’action et que la gratitude est un exercice qui se cultive et qu’elle nourrit le corps, l’âme et l’esprit.
Cette période de l’année n’est pas que guirlandes et cotillons ! C’est aussi celle de l’inventaire de l’an et qu’il sera plus facile d’ordonner si on le pratique un peu au quotidien. Prenons cet inventaire comme un cadeau à se faire. S’il se fait toujours à deux colonnes, ne surchargeons pas celle du négatif; en le pratiquant avec honnêteté, nous serons sans doute surpris du positif qui nous fera peut-être apparaître - telle une photo argentique - une image mieux composée que celle ancrée dans notre système mental.
Voilà. Le simple fait de prendre ce moment et d’écrire ces quelques lignes m’a fait du bien. C’est l’une des raisons pour lesquelles je poursuis ce blogue, dix ans après avoir éprouvé le besoin de le créer. Il se sous-titrait "carnet, vivre ici et maintenant", un peu comme une piste tracée sur un chemin de randonnée. Il m’a apporté de belles choses, de belles découvertes, de vraies amitiés et beaucoup de partages de peines comme de joie.
Mon billet ne serait pas complet sans l’ajout d’une photographie. Pas pour faire beau mais parce que cela aussi me fait du bien et que je n’oublie pas que l’Art est pour moi un formidable outil de résilience. Je nous souhaite de belles fêtes.

 

Photo Cornel Pufan

Je nous souhaite de belles fêtes !

 

20/12/2016

Joyeuses fêtes !

Joyeuses fêtes a vous tous et toutes qui passaient par là....

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merci pour tous vos petits mots,

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merci à dasola , Eva , penelope,

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Cathy, Solange,noel 2016 5.jpg Mamita, Alezandro, annart' Françoise, Rosa, Doumme

 

,Pascale , Xavier ,  Rony...

 

 

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Agnus Dei

                                             L’agneau cherche l’amère bruyère,
                                               C’est le sel et non le sucre qu’il préfère,
                                              Son pas fait le bruit d’une averse sur la poussière.

                                                  Quand il veut un but, rien ne l’arrête,
                                                   Brusque, il fonce avec de grands coups de sa tête,
                                                   Puis il bêle vers sa mère accourue inquiète…

                                                Agneau de Dieu, qui sauves les hommes,
                                                Agneau de Dieu, qui nous comptes et nous nommes,
                                                   Agneau de Dieu, vois, prends pitié de ce que nous sommes.

                                                Donne-nous la paix et non la guerre,
                                                     Ô l’agneau terrible en ta juste colère.
                                                   Ô toi, seul Agneau, Dieu le seul fils de Dieu le Père.

 

 

                                                            Paul Verlaine, Liturgies intimes

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Photos trouvées sur le net

10/12/2016

Elena Ferrante Le nouveau nom

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J'ai retrouvé Lila et Elena

 

Le nouveau nom est la suite de L’amie prodigieuse, qui évoque l’enfance et l’adolescence de Lila et Elena. Avec force et justesse, Elena Ferrante y poursuit sa reconstitution d’un monde, Naples et l’Italie, et d’une époque, des années cinquante à nos jours, donnant naissance à une saga romanesque au souffle unique.

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C’est l’histoire d’une amitié hors du commun qui s’épanouit dès le terreau de l’enfance. Elena et Lila grandissent dans le même quartier de Naples, à la fin des années cinquante. La pauvreté, la violence, la débrouillardise sont leur quotidien. L’école, une chance, où briller pourrait élargir leur horizon - ici symbolisé par la mer, si proche et pourtant invisible. Lila est d’une rare intelligence, mais parfois méchante, terrible ou fulgurante. Fascinée par ce singulier tempérament, Elena cherche sans relâche sa compagnie. Aussi se plie-t-elle à ses téméraires défis, à ses folles exigences, non sans crainte et malgré les vexations. Elena ne peut se passer de Lila. Et elle espère que c’est réciproque.

C’est sur cette riche dynamique qu’Elena Ferrante a construit "L’amie prodigieuse", son quatrième roman à être traduit de l’italien en français. Si ensemble les deux adolescentes connaissent quelques moments de réelle complicité, leur évolution va bientôt suivre un effet de balancier. Ces deux-là ne vont bientôt cesser de se perdre et de se retrouver. Elena semble progresser grâce à sa scolarité, qu’elle poursuit malgré la désapprobation de ses parents mais avec l’appui de ses profs. Quand Lila, qui a abandonné ses études pour travailler dans la cordonnerie familiale, se fiance dès l’âge de quinze ans. Où est la vraie vie ? interroge Elena Ferrante. Dans le mariage ou l’éducation ? Cette dernière n’est-elle pas un leurre, une différence qui exclut ? Que valent les sacrifices d’Elena qui, raillée par ses proches, dort peu et s’enferme dans les toilettes pour étudier sans risquer de déranger le reste de sa famille ?

A travers ce tableau hautement humain d’une relation déséquilibrée et addictive, c’est à Naples en ses quartiers populaires que l’auteur de "Poupée volée" rend un vif hommage. Le dialecte (présent sans apparaître textuellement), la gouaille des habitants, le savoir-faire des artisans, l’argent qui exaspère les envieux, les combines que l’on devine mafieuses, les ragots qui prolifèrent, un arrière-fond politique qui divise, la mort et la brutalité omniprésentes, tout est là pour recréer un microcosme unique. Où de nouvelles perspectives économiques vont bousculer les lignes de partage. Par cette intense évocation, Elena Ferrante s’interroge sur la nature de la vie de l’esprit et sur ses liens avec ce qu’elle nomme la plèbe. Ce, à travers deux personnalités inoubliables. Dont l’une, Elena, signe en narratrice et écrivain ces pages...(La Libre.be )

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 "Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle est pleine de violence.C'était la vie, un point c'est tout: et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile"

 

 

 

15:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : le nouveau nom

06/12/2016

Vieilli, fourbu...

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Vieilli, fourbu,
il cherche encore à s’appuyer
sur l’épaule d’une rose.

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Les mots, Yannis Ritsos ,la photo.Cornel Pufan....la rose, merci à Penelope

13:52 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : une photo, un poème

29/11/2016

Des Linaigrettes

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Il y a les randos...et les coins repos...cet été, c'était là, au milieu des linaigrettes, petites fleurs sauvages , toutes fragiles, petits pompons blanc de neige...

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Nous sommes sur le sentier du lac vert, dans la vallée du Lys....

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Le Lac vert

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J'ai découvert ces petites touffes de coton, un été, à l'étang de la Frêche, j'ai adoré

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l'étang de la Frêche,

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Photos, des randos...2011, 2015, 2016...Les Pyrenées

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22/11/2016

C'était mon grand frère

Deux jours avant d'être opérée, mon frère nous quittait...une délivrance pour lui

j'aime beaucoup ce poème, je l'avais choisi pour la messe, il a été lu, je n'étais pas là....

La mort n'est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
 
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
 
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
 
Priez, souriez,
pensez à moi,
priez pour moi.
 
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans une trace d'ombre.
 
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
 
Canon Henry Scott-Holland (1847-1918), traduction d'un extrait de "The King of Terrors", sermon sur la mort 1910
Quelquefois attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin

noelle claude 55.jpg avec mon grand frère , un jour de permission, je devais avoir 10 12 ans, nous partions à la piscine....

03/11/2016

Aujourd'hui , c'est moi....

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Petite info , petite pause

Hospitalisation et opération

Il y a deux mois, après les vacances, un contrôle IRM pour un problème d'acouphènes et " Mise en évidence fortuite d'un méningiome pariétal droit....syndrome de masse intracrânien......"

Voilà, je rentre à l' hôpital le 13 novembre, je serais opérée le 14 novembre au matin.

A bientôt ! je vous embrasse

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Photos, été 2016, les Pyrénées

13:26 Publié dans Maladie | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : hospitalisation

08/10/2016

Tout l'amour de nos pères

livre.jpg           " tout l'amour de nos pères

             ne nous consolera jamais

             de les avoir perdu"

 

 Je viens de quitter Pierre, Albine, Aurélien, Ludivine

 

Des hommes, des  femmes, des paysages

Christian Signol raconte avec toujours beaucoup d'amour et de tendresse l'histoire de ces hommes, ces femmes qui souffrent, broyés par l'histoire.

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"Depuis le début du XIXe siècle, les Marsac se partagent entre l'exercice de la médecine et l'exploitation de leurs terres du Grand Castel au bord de la Dordogne. Pierre, le fondateur de la dynastie, enfant trouvé entré dans les armées de la République, puis de l'Empire, a transmis ses passions à ses héritiers. Chacun prendra la plume pour raconter son histoire, témoigner à son tour de son combat pour préserver le domaine et venir en aide à une population accablée par la famine et les maladies, les guerres, l'ignorance et les superstitions. "

À travers les récits successifs de Pierre, Albine, Aurélien et Ludivine Marsac, Christian Signol trace un portrait émouvant de ces hommes et femmes vivant à l'écart des grandes villes, pris dans les tourmentes et les métamorphoses de l'Histoire. Tout à la fois fresque historique et grande saga, ce beau roman nous parle aussi des saisons, des liens étroits tissés entre les générations, et d'une famille habitée par une véritable force tellurique qui la lie inexorablement à ce Grand Castel, havre de paix et paradis perdu."( 4eme de couverture)

Rencontre( l'actu Litteraire)

tout l'amour de nos peres,christian signol

 

"Dans votre roman, la guerre emporte les fils de chacune des générations des Marsac : n'y a-t-il pas là une sorte de pessimisme ?Je voulais au contraire exprimer mon idéal pacifique. Ce qui arrive aux Marsac n'est pas particulier à ces gens. Toutes les familles ont eu un mort ou un blessé dans les guerres du XIXe et du XXe siècles, un enfant, un frère, un père... Toutes sauf celle qui vient après la seconde guerre mondiale. Et encore, nous avons eu la guerre d'Algérie ! Avec cette grande fresque, je voulais en faire prendre conscience : tout le monde a été touché, alors que les guerres ne sont voulues que par une poignée d'hommes. L'individu est le jouet des gouvernements ou d'intérêts industriels. Vous savez, près de chez moi, en Dordogne, il y a un château inhabité, dont toutes les fenêtres sont toujours fermées. Cela m'a donné l'idée du Grand Castel (la demeure des Marsac). Je me suis renseigné et j'ai appris qu'il était jadis occupé par une famille qui s'est éteinte. A l'inverse, dans le roman, j'ai voulu mettre un peu d'espoir...

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Photos , la Dordogne, 2005, 2008