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01/09/2007

Mille personnes contrôlées au bac du Verdon

IMMIGRATION CLANDESTINE. -- La gendarmerie de Lesparre a mené hier une opération de contrôle des flux migratoires
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Une trentaine de gendarmes de la compagnie de Lesparre-Médoc ont contrôlé, hier. Les véhicules et les piétons embarquant sur le bac au départ du Verdon-sur-mer et se rendant à Royan. But de la manoeuvre : contrôler les flux de population dans le cadre de la lutte contre l'immigration irrégulière. Au cas où des clandestins profiteraient des flux de vacanciers pour se fondre dans la masse. Une hypothèse que ne veulent pas exclure les forces de l'ordre, même si rien dans le passé ancien ou récent ne la fonde. Deux gendarmes bordelais, spécialistes des procédures à suivre en cas d'immigration irrégulière, sont d'ailleurs venus prêter main forte aux équipes médocaines. 700 véhicules et 1 000 personnes ont ainsi fait l'objet de vérifications de 9 h 30 à 13 h 30. Les gendarmes ont demandé les papiers des conducteurs et de leurs passagers ainsi que des piétons embarquant pour Royan. Quatre douaniers du Verdon également présents ont fouillé les véhicules jugés suspects afin d'y dénicher d'éventuels trafics de marchandises.

 Pour avoir les chiffres de reconduite à la frontière, le Ministre de l’immigration n’hésite pas à utiliser des méthodes qui laissent à nos concitoyens un triste souvenir !



 

 



 

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28/08/2007

Zapatero ne regrette pas d'avoir régularisé des sans-papiers

cea562ddde5e06094b549a38741314fb.jpgC'est un sérieux couac diplomatique entre Paris et Madrid. François Fillon et Rodriguez Zapatero, le Premier ministre espagnol, se contredisent sur la question de la régularisation des sans-papiers en Espagne. Le chef de gouvernement français affirmait dimanche soir sur TF1 que son homologue espagnol lui avait confié, en juillet, qu'il regrettait la régularisation de 600 000 sans-papiers à laquelle son gouvernement avait procédé en 2005, et s'était engagé "à ne plus le refaire".

Le démenti ne s'est pas fait attendre: contrairement à ce qu'affirme François Fillon, Zapatero ne "regrette" pas "amèrement" ce choix de régularisation. Le premier ministre espagnol a affirmé mardi à la presse qu'il ne regrettait en aucune façon cette décision, qui était "nécessaire, commode et positive". Il a expliqué que son gouvernement et lui même considèrent que "personne ne peut travailler dans l'illégalité". Il a rajouté qu'il "ne permettrait pas" que 600 000 personnes travaillent sans-papiers.

Son ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a ajouté pour sa part que cette politique avait été "un succès", et qu'elle est aujourd'hui "un modèle pour de nombreux pays".

Zapatero a voulu couper court à la polémique naissante en Espagne en précisant que "le gouvernement français émettra une note pour éclaircir ce qui a pu être une mauvaise interprétation".

L'entourage de François Fillon a affirmé à l'agence de presse espagnole EFE que le Premier ministre avait compris que son homologue espagnol "n'avait pas eu d'autre choix" que celui de régulariser les immigrés.

Tout au long de la campagne électorale, Nicolas Sarkozy et l'UMP avaient utilisé le spectre de la régularisation, à l'espagnole ou à l'italienne, pour défendre leur politique de durcissement de l'immigration en France.

Un tel "aveu" de Zapatero aurait été du pain béni pour le gouvernement français, alors que le Parlement s'apprête à voter, en septembre, une nouvelle loi sur l'immigration, serrant un peu plus la vis à l'entrée en France.

Sur TF1 dimanche, François Fillon a défendu la politique d'expulsions que promeut son gouvernement en affirmant que celle-ci était "la seule solution" possible pour la France comme pour les autres pays européens".

Les regrets de Zapatero étaient la cerise sur le gâteau de la démonstration, mais le Premier ministre a visiblement été trop gourmand.

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24/08/2007

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L'augmentation du nombre d'expulsions sur les vols d'Air France émeut les passagers et inquiète le personnela187d0e9e350b29a348a33aadab7632c.jpg

De l'effroi, de la colère ou une certaine gêne. Chacun d'entre nous a pu ressentir l'un de ces sentiments en lisant la réaction d'une passagère du vol Air France 848, Paris-Lomé. Et moi, qu'aurais-je fait à leur place? Question citoyenne, philosophique mais aussi juridique, car le simple fait de manifester son opposition à une expulsion peut désormais vous mener tout droit à la barre d'un tribunal correctionnel.

Les cas se multiplient de poursuites judiciaires pour "obstruction à une reconduite à la frontière" ou "entrave à la circulation d'un aéronef". Comme le racontait récemment Le Monde, le tribunal correctionnel de Bobigny rendra son jugement le 4 septembre dans l'affaire de ces deux passagers ayant protesté contre une expulsion sur un Paris-Bamako. Sur le Paris-Lomé du jeudi 16 août, quatre passagers ont été débarqués de l'appareil. Pour l'heure, le parquet de Bobigny n'a pas indiqué s'ils seraient poursuivis.

Le malaise grandissant des hôtesses et stewards

Depuis 2003, le malaise grandit chez les navigants d'Air France, en raison des objectifs chaque année plus ambitieux affichés par le ministère de l'Intérieur. Lundi 20 août, Brice Hortefeux s'inquiétait de ne pas atteindre les 25000 reconduites prévues pour 2007. La direction d'Air France se refuse à révéler le nombre d'incidents, qu'elle comptabilise pourtant scrupuleusement. Pour Bruno Sinatti, vice-président du syndicat de pilotes Alter, ces heurts entre passagers et policiers augmentent.

la nouvelle politique Sarkozy, initiée place Beauvau à partir de 2003, a fait voler en éclats ces bonnes résolutions. Alors qu'en 1998 le PDG d'Air France estimait entre "10 et 15" le nombre de reconduites quotidiennes sur les vols de sa compagnie, elles seraient aujourd'hui deux à trois fois plus nombreuses. Obligeant Air France à accepter des reconduites collectives, toujours plus risquées. Là encore, motus sur les chiffres.6eda7c5bae5689cf7892de7ca6027df0.jpg

Vers le retour des charters Pasqua?

Le mot fait peur. Et c'est le service de presse de la compagnie qui le lâche en premier: "Qu'est-ce qui vaut mieux: qu'ils voyagent sur Air France ou dans un charter à la Pasqua?" En réalité, la profession a gardé un très mauvais souvenir des charters d'expulsés. Surtout depuis le 27 février 1997, où un Airbus d'Air Charter (filiale d'Air France), ramenant un groupe de 77 Maliens, fut complètement dépouillé à son arrivée à Bamako par la mutinerie des passagers reconduits. Alors même que 42 fonctionnaires de police constituaient l'escorte du vol!

Chez les navigants, on ne cache plus vraiment le ras-le-bol d'avoir à subir d'un côté la violence des expulsés, de l'autre les vexations, voire les insultes, des clients. Julie Corbeau parle même du rôle "d'auxiliaires de police" joué par les hôtesses et stewards.

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11/08/2007

Des actes pour le droit d’asile

Protéger les réfugiés est un effort international.

Le soir de son élection, ­Nicolas Sarkozy lançait un appel «à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et les dictatures, à tous les enfants et les femmes martyrisés dans le monde, pour leur dire que la France sera à leur côté, qu’ils peuvent compter sur elle». Ces déclarations trouveront-elles leur traduction dans les faits ? Pour le moment la réponse est incertaine. Dans la lettre de mission du président de la République à monsieur Hortefeux, aucune indication sur les mesures à prendre pour mieux protéger les réfugiés. Rien non plus dans le projet de loi sur l’asile et l’immigration qui sera présenté à l’Assemblée nationale à la rentrée.
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Pourtant, les déclarations présidentielles imposeraient des réformes ambitieuses. La première réforme que le gouvernement doit engager sur l’asile est celle du discours. Il ne peut d’un côté s’engager à aider ceux qui fuient la tyrannie, et de l’autre, soupçonner les personnes qui souhaitent ­demander l’asile en France d’être des «faux réfugiés». Il ne peut se féliciter que la demande d’asile ait baissé de plus de 40 % en deux ans en France comme s’il s’agissait d’une victoire sur l’immigration irrégulière. Ce satisfecit est d’autant plus surprenant que selon le HCR le nombre de réfugiés dans le monde augmente et a récemment atteint 10 millions.
Dans ce contexte, s’il veut être à la hauteur de ses engagements internationaux, le gouvernement doit redéfinir ses modes d’action pour protéger les réfugiés. Si la France est aux côtés des persécutés, elle doit créer des voies d’entrée légale pour ceux qui se heurtent aujourd’hui aux barrières érigées contre l’immigration irrégulière. Elle doit dire qu’il est inacceptable que des patrouilles de l’Union européenne interceptent des bateaux en mer et leur fassent faire demi-tour sans s’être assuré qu’il n’y avait pas de réfugiés à leur bord. Elle doit s’opposer à la collaboration de l’UE dans le domaine du contrôle de l’immigration avec la Libye qui n’a pas ratifié la convention de Genève de 1951, qui emprisonne les réfugiés et les renvoie vers les régimes les plus répressifs d’Afrique.
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Protéger les «persécutés», implique aussi de prendre en compte le fait que 70 % d’entre eux sont bloqués depuis des années dans des pays du Sud, sans perspective d’intégration ni de retour dans leur pays d’origine comme les Afghans au Pakistan, les Congolais en Angola et en Tanzanie, ou les Birmans en Thaïlande. Aujourd’hui, ce sont les Irakiens qui risquent de se retrouver bloqués dans les pays frontaliers.
Par Olivier Brachet, de Forum Réfugiés.

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10/08/2007

RESF dénonce une accélération des interpellations de sans-papiers

Un enfant russe de 12 ans de parents sans papiers a été hospitalisé dans un état grave après une chute accidentelle du quatrième étage d'un immeuble à Amiens, jeudi 9 août. Il voulait fuir avec son père la police qui s'apprêtait à les interpeller. L'enfant est dans le coma, et son pronostic vital "est engagé", selon le procureur d'Amiens, Patrick Beau.
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Selon M. Beau, le garçon a tenté de descendre derrière son père le long des balcons de l'immeuble pour échapper à la police venue demander à la famille de répondre à une "convocation pour audition". Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), car pour le procureur, "les conditions de l'accident restaient incertaines".

Cet accident survient alors que le Réseau éducation sans frontières dit observer une accélération des interpellations de sans-papiers. A l'initiative du réseau associatif qui regroupe cent quatre-vingt-cinq organisations, une centaine de personnes ont manifesté sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, aux cris de "Arrêts des rafles, arrêt des expulsions".

UN "PARTICULARISME DU MOIS D'AOÛT" ?

Pour RESF, le mois d'août est une période propice à la multiplication des contrôles. Le réseau, qui tient un compte journalier des sans-papiers poursuivis, relève qu'à Paris, au moins six parents d'enfants scolarisés ont été placés en rétention mardi.

La Ligue des droits de l'homme (LDH) a dénoncé jeudi la politique mené par le gouvernement qui "ne cesse de provoquer des drames humains sans pour autant résoudre ce contre quoi elle prétend lutter".

Le Parti socialiste a "exigé que toute la lumière soit faite immédiatement". Dans un communiqué à l'AFP, le PS a souligné "sa très grande inquiétude face aux nombreuses poursuites de parents étrangers et de leurs enfants scolarisés".

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09/08/2007

CONTRATS LIBYIENS

Jean de Quengo de Tonquedec détaille pour Rue89 les règles et coutumes du commerce international des armes.

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Nicolas Sarkozy l'a dit dimanche aux Etats-Unis en abordant la vente, pour 168 millions d'euros, de missiles anti-char à la Libye: "Ce contrat, ça fait dix-huit mois qu'on en discute, la transparence, elle était totale." Totale? Pas vraiment, si l'on en croit les confidences d'un ancien du milieu des armes.

Jean de Quengo de Tonquedec a l'apparence d'un vieil Africain blanc. La jovialité, la rudesse et la dose de cynisme qui sied à celui qui a vu et fait beaucoup de choses –pas toujours avouables– dans une vie de baroud. Ancien commandant d'une harka pendant la guerre d'Algérie, puis membre actif de l'Organisation de l'armée secrète (OAS), il a ensuite passé trente ans à négocier la vente de véhicules blindés et de bateaux de guerre. D'abord pour le compte d'une filiale de Renault, la Société des matériels spéciaux, puis pour les Constructions mécaniques de Normandie, aujourd'hui propriété du Franco-Libanais Iskandar Safa. Retraité depuis peu, il détaille volontiers les grandes règles et petits arrangements du système français. Selon lui, l'un des "plus contrôlés au monde".

 

 

Les dictatures, ce négociateur connaît. Notamment la Libye du colonel Kadhafi, qu'il a fréquenté à plusieurs reprises dans les années 80 et 90. "La particularité de la Libye, dit-il, c'est qu'elle achète tout et qu'elle a du cash." Riche en pétrole et en gaz, ce pays a les moyens de payer grassement les marchands d'armes. Sans oublier de gros besoins militaires dans une zone agitée par les tensions nées du conflit du Darfour depuis quatre ans. Ce n'est donc pas un hasard si, depuis la levée de l'embargo sur les ventes d'armes en 2004, les grands acteurs du marché (dont la France) frappent à la porte du "guide" Kadhafi.

En janvier 2006, les Italiens furent les premiers à conclure un marché pour dix hélicoptères Agusta, officiellement pour la surveillance des frontières du pays. Anglais et Français proposent aussi leurs avions et leurs navires. Mais c'est finalement l'équipementier européen EADS (co-propriété du groupe Lagardère) qui va le premier fournir à Tripoli des missiles antichar Milan pour un montant global de 168 millions. Un joli contrat qui s'est certainement accompagné du versement de commissions, même si officiellement c'est une pratique interdite par la Convention de l'OCDE ratifiée par la France en 2000. Et même si, selon Jean de Tonquedec, la Libye n'a pas la réputation d'être "un pays très corrompu".


Dernière interrogation: quelles sont les clauses de l'accord de coopération militaire franco-libyen signé le 25 juillet à Tripoli, le lendemain de la libération des infirmières bulgares? Pour le moment, l'Elysée se refuse à en livrer le moindre détail, arguant d'un accord nécessaire de Tripoli pour dévoiler le texte. D'après l'entretien accordé par Saïf Al-Islam, fils du colonel Kadhafi, au journal Le Monde, il serait question "d'exercices militaires" et de la fourniture d'une "manufacture d'armes". Sans plus de précisions. Un beau terrain de recherche pour les futurs membres de la commission d'enquête parlementaire proposée par le Parti socialiste et dont le principe a été accepté par Nicolas Sarkozy.

"La transparence était totale", les discussions  duraient depuis 18 mois mais secrètes........

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06/08/2007

FIN D'ARRET SUR IMAGE

Etouffer la voix qui dérange42f618d6c12bde8259e10a2f7e2d0d8d.jpg

L’émission Arrêt sur Images, de Daniel Schneidermann, est arrêtée sans explications. La France et ses quelques éléments qui se permettent de donner des leçons de liberté d’expression mais qui d’un autre côté n’hésitent pas à voter des lois liberticides et communautaristes ou qui mettent fin à des émissions télé qui dérangent viennent à nouveau de signer attaque contre la liberté de la presse. Arrêt sur images est probablement la seule émission télé de service public critique des médias. Il est évident que le décryptage de l’actualité et la mise en évidence des cas de désinformation effectués par cette émission gênaient : De l’information à la propagande, il n’y a qu’un pas...

L’émission Arrêt sur Image est la seule émission du PAF (paysage audiovisuel français) à dénoncer les cas de désinformation peu évidents que l’on trouve quotidiennement dans la presse écrite et télévisuelle.

Pour préserver la diversité du paysage audiovisuel français  

184859 signatures en 1 mois ( pétition fermée )

La pétition est close. La direction de France 5 me reçoit début août pour le dépot de la pétition . ( DanieL Schneidermann 29157a29c3afea5f1908616a66b632a2.jpg)

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04/06/2007

Rapport Amnesty: les Palestiniens dans la pauvreté et Israël sans sécurité

cd5583bf0761fcfa326a467f6b15b122.jpgQuarante ans après de l'occupation de leurs terres, les Palestiniens sont plongés dans le désespoir et la pauvreté et Israël a échoué à assurer la sécurité de sa population, a affirmé lundi Amnesty International à la veille de l'anniversaire de la guerre des Six jours, en 1967.

"Depuis quarante ans, la communauté internationale a échoué à répondre de manière adéquate au problème israélo-palestinien: elle ne peut pas, ne doit pas attendre quarante nouvelles années pour le faire", a affirmé Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient d'Amnesty.

"Les dures restrictions israéliennes ont provoqué l'effondrement virtuel de l'économie palestinienne et aggravent les conditions de plus en plus fragiles dans lesquelles les Palestiniens vivent et travaillent, avec pour résultat des niveaux de désespoir, de pauvreté et d'insécurité alimentaire jamais observés jusque-là dans les Territoires palestiniens occupés", a-t-il poursuivi.

Dans un rapport publié à l'occasion de cet anniversaire, l'organisation internationale de défense des droits de l'homme basée à Londres "appelle les autorités israéliennes à mettre fin aux saisies de terres, au blocus et aux autres violations des lois internationales effectuées sous l'occupation" dans les Territoires palestiniens.

Ces actions "ont eu pour conséquences des violations massives des droits de l'homme et ont aussi échoué à rétablir la sécurité des populations israéliennes et palestiniennes", poursuit l'ONG.

Les "légitimes préoccupations d'Israël en matière de sécurité et l'obligation du gouvernement à respecter la population à l'intérieur de ses frontières (...) ne justifie(nt) pas les violations flagrantes des lois internationales, comme la construction du mur/clôture en Cisjordanie sur des terres palestiniennes", estime Amnesty.

Elle appelle au démantèlement de la barrière de séparation érigée en Cisjordanie. Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", celle-ci doit à terme s'étendre sur plus de 650 km.

"Si l'intention était simplement d'empêcher les kamikazes palestiniens d'entrer en Israël, la barrière se situerait sur la ligne verte, la frontière entre Israël et la Cisjordanie. La réalité est que sa plus grande partie est construite sur des terres palestiniennes, au mépris de la Cour internationale de Justice (CIJ)", estime Malcolm Smart.

Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la CIJ a jugé illégale la construction de cette barrière et exigé son démantèlement.

 

Amnesty appelle à la mise en place d'urgence d'un mécanisme international de surveillance des droits de l'homme pour vérifier que les deux parties, israéliennes et palestiniennes, respectent leurs obligations en vertu des lois internationales.

Ce mécanisme doit être appuyé par un engagement à enquêter et à poursuivre en justice "ceux qui commettent des crimes de guerre et d'autres crimes aux yeux des lois internationales", précise l'ONG, dans ce rapport intitulé "Une occupation persistante: les Palestiniens de Cisjordanie en état de siège". LONDRES (AFP

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25/05/2007

L'arrivée d'un proche de Nicolas Sarkozy à TF1 provoque des remous

 

 

77fbf2f25ab614ccf39ca7f8d0570a59.jpgL'arrivée annoncée de Laurent Solly, 36 ans, ex-directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, à la direction de TF1 (groupe Bouygues), soulève un tollé à gauche et chez plusieurs syndicats de journalistes, qui dénoncent une "berlusconisation" du régime.

Le groupe Bouygues a annoncé mardi que Laurent Solly, chef de cabinet de M. Sarkozy jusqu'à son départ du ministère de Intérieur en mars, intégrerait "en temps voulu" la direction générale de TF1. Selon une source proche du dossier, il prendra les fonctions de directeur général adjoint de TF1 dans la deuxième quinzaine de juin aux côtés de Nonce Paolini, nouveau patron de la chaîne.

 

Cette annonce, précédée par une déclaration en ce sens au quotidien Libération du responsable de la communication de l'Elysée Franck Louvrier, a provoqué de vives réactions du PS et du PCF.

 

 

Les deux partis avaient déjà dénoncé pendant la campagne la "collusion" entre le candidat de l'UMP et les groupes de médias Bouygues et Lagardère, dirigés par des proches de M. Sarkozy.

"On est vraiment dans la méthode Berlusconi et cette collusion des grands médias et du pouvoir politique est complètement indécente", a estimé mercredi Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'Egalité du Parti socialiste.

Benoît Hamon, porte-parole du PS, affirme pour sa part que "la parole des socialistes est difficilement audible" car "ce que beaucoup craignaient, la collusion entre certains médias et le pouvoir politique, se révèle une réalité".

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartignolles, a fustigé une "présidence totalement décomplexée au fort relent berlusconien" qui "se fixe comme objectif (...) d'anesthésier l'opinion publique en contrôlant les grands moyens d'information".

Plusieurs syndicats sont montés au créneau.

Le syndicat national des médias SNM-CFDT craint une "nouvelle ère étouffante pour l'information", évoquant la nomination de M. Solly à TF1 et "le choix de plusieurs éditorialistes de passer du côté des cabinets".

Trois journalistes, Catherine Pégard (Le Point), Myriam Lévy (Le Figaro), et Georges-Marc Benamou (La Provence et Nice Matin) ont été nommés la semaine dernière conseillers de presse à Matignon et à l'Elysée.

"Concentrée, noyautée, la presse court aujourd'hui le danger de devenir bâillonnée", selon la CFDT, qui "souhaite qu'une intersyndicale puisse se former afin d'exercer une vigilance qui apparaît désormais indispensable".

La CFDT critique également la perquisition au Canard Enchaîné dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Clearstream, les liens entre le président Sarkozy et l'homme d'affaire Vincent Bolloré, ainsi que le retrait d'un article du Journal du Dimanche, propriété de Lagardère, sur l'abstention de Cécilia Sarkozy.

Le JDD avait renoncé, le 13 mai, à publier un article révélant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté le 6 mai. Dans une lettre ouverte à Arnaud Lagardère, les journalistes avaient dénoncé une "censure inacceptable".

Pour le SNJ-CGT, la nomination "choquante" de Laurent Solly va "accroître les soupçons de mise au pas de l'information dans une chaîne déjà largement suspecte d'avoir fait la promotion du candidat de la droite ultralibérale".

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) a estimé lui aussi "extrêmement choquante" la nomination à la direction de TF1 de Laurent Solly, estimant qu'elle "va mettre un peu plus à mal le lien de confiance entre les citoyens et cette chaîne de télévision".

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18/05/2007

"IDENTITE NATIONALE" NE PASSE PAS AUPRES DES CHERCHEURS

Première vague suscitée par la création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale: huit chercheurs associés depuis 2003 au projet de Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) ont démissionné avec fracas vendredi. A leurs yeux, la création de ce ministère remet en cause l'objectif de cette cité qui avait été décidée "au lendemain des élections présidentielles de 2002, à l’occasion desquelles les Français avaient signifié leur refus de la tentation xénophobe".

"Les mots sont pour le politique des symboles et des armes", soulignent les signataires dans leur communiqué de démission. "Or il n’est pas dans le rôle d’un Etat démocratique de définir l'identité. Associer "immigration" et "identité nationale" dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans notre République: c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme "problème" pour la France et les Français dans leur être même".

Pour les signataires, parmi lesquels l'historien Patrick Weil, spécialiste de l'immigration au CNRS, Gérard Noiriel, de l'EHESS, ou Patrick Simon, démographe de l'INED, "ce rapprochement s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise. Là où le pari de la CNHI était celui du rassemblement tourné vers l’avenir, autour d’une histoire commune que tous étaient susceptibles de s’approprier, ce ministère menace au contraire d’installer la division et une polarisation dont l’histoire a montré les ravages". La Cité, présidée par l'ancien ministre Jacques Toubon auquel les chercheurs rendent hommage, doit ouvrir ses portes courant 2007.

Pierre haski rue 89

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